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La voiture qui a fait l'Amérique
CHEVROLET a fixé la norme qui a rendu célèbres les voitures américaines : espace, confort, adaptabilité et sécurité. Dès 1940, 25 millions de CHEVROLET étaient fabriquées et vendues aux fermiers de l'Iowa, aux pétroliers du Texas ou aux sénateurs de Washington. A tous ceux qui souhaitaient allier confort, élégance et fiabilité. CHEVROLET a joué le rôle de pionnier en matière de sécurité avec l'ABS ou le coussin de sécurité. On dit que les CHEVROLET sont aussi américaines que le hot dog ou bien le base-ball. La dernière génération ne saurait renier des origines si flatteuses. Lancée en janvier 1998, aux US, sous le label OLDSMOBILE, l'Alero débarque en Europe avec le logo CHEVROLET. Le groupe GENERAL MOTORS a en effet décidé de ne plus distribuer en Europe que deux de ses marques : CHEVROLET et CADILLAC. CHEVROLET complète sa gamme avec ce modèle de milieu de gamme, au cachet assez sportif et très élégant.
Des normes européennes avec un look "japanisé"
Fière berline quatre portes de 4,74 m de long pour 1,78 m de large, elle reste dans la norme EU, puisqu'elle mesure seulement cinq centimètres de moins que la RENAULT Safrane qui fait partie des grandes en Europe. A n'en pas douter, son aspect extérieur fait très "made in Japan". L'ergonomie est bien étudiée, l'intérieur est spacieux et très confortable et le cuir est de belle facture. De nombreux équipements sont montés de série tels que l'air conditionné, le combiné C.D. radio d'excellente qualité, les vitres électriques, le régulateur de vitesse, l'ouverture électrique du coffre arrière, l'antivol "pass-lock", le volant réglable, le siège chauffeur réglable six axes... Le véhicule possède même un système de d'allumage automatique des feux à la tombée de la nuit. Dommage qu'il réagisse avec un peu en retard : gare aux entrées de tunnel.
Deux moteurs seulement
Le compartiment avant peut recevoir deux motorisations l'une plutôt européenne, le 2,4 l de 4 cylindres développant 141 ch qui permet à l'Alero de franchir le 0 à 100 km/h en 10,6 s ; l'autre beaucoup plus US un V6 de 3,4 l développant 200 ch qui, pour le même challenge, descend à 9 s. Les deux moteurs sont accouplés à une transmission automatique "d'intelligence" très moyenne, l'électronique n'étant là que pour la douceur des changements de rapport (tradition US). La consommation est, elle aussi, bien américaine. Les 14 l réalisés en essai avec le "petit" 2,4 l semblent quand même un peu excessifs.
Un comportement correct
Le comportement tant en ligne droite qu'en virage reste à peu près sain grâce en particulier au système antipatinage qui réussi fort bien à contenir les débordements du train avant en accélération. Toutefois la réactivité du système ne permet pas de se sentir très à l'aise en conduite "sportive", d'autant plus que châssis et suspensions n'ont pas encore la rigueur des meilleures européennes de cette catégorie. Dans le même ordre d'idées, on pourra reprocher la mollesse de la boîte qui, en conduite rapide, manque de réactivité. Elle est, par contre, parfaite sur autoroute.
Sécurité optimum
L'Alero possède un excellent degré de sécurité passive, avec un compartiment passagers très rigide et deux airbags frontaux de deuxième génération (gonflage moins puissant). Le pack sécurité de série comprend aussi des barres de renfort dans les portières, des charnières et des serrures renforcées, des ceintures de sécurité réglables à l'avant et des barres anti sous-marinage. Le châssis est découplé, il filtre les chocs en absorbant la majeure dose d'énergie délivrée lors du choc. L'Alero possède aussi un ABS, un système d'antipatinage et une alarme avertissant de la perte de pression dans les pneus.
" Value for money "
Les tarifs ne sont pas excessifs comme on aurait pu le craindre. Le prix d'appel du modèle, pour une version Transport 2,4 l, est de 139.900 FF. La version haut de gamme, en LTD pack cuir motorisée avec le V6 3,4 l, vous coûtera 185.000 FF. Alors, pourquoi pas !
Guy NICOLAS
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