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Quoi ma gueule !
Avec son look baroque souligné par l’énorme calandre en "coupe-frites", la 300C présente un look imposant exacerbé. CHRYSLER n’a pas fait dans la dentelle avec ce break qui n’a de fin que ses meurtrières placées en guise de vitres latérales lui conférant une personnalité unique.
Présentation
Il n’est d’autre voiture aujourd’hui présentant ce type de ligne. La ceinture de caisse est très haute pour une voiture de tourisme, les vitres très effilées, les passages de roues volumineux, la face avant imposante. On en regrette presque le dessin sympathique de la poupe. De profil, on remarque les roues de grand diamètre, 18 pouces, qui peut être porté à 20 pouces en option. Les fines protections latérales passent inaperçues, mais sont bienvenues, eu égard à la largeur imposante de la voiture. Les vraies poignées chromées donnent la touche de finition qui convient à un tel véhicule. A l’avant, la 300C arbore des blocs optiques ronds de grand diamètre, regroupés de part et d’autre de la calandre pour les feux de croisement au xénon et les feux de route, et aux deux coins en bas de pare-chocs pour les antibrouillards entre les ouïes complémentaires de refroidissement. Celles-ci s’ajoutant à l’énorme calandre, elle ne manque pas d’air, cette 300C ! A l’arrière, l’ambiance est plus standard. La porte du hayon est large, avec un becquet en haut de vitre et une nervure en bas de porte, rien d’autre. Les blocs optiques assez volumineux sont relégués en angle, pourtant les feux de brouillard n’y ont pas trouvé place et viennent s’insérer dans le pare-choc, où ils sont exposés aux agressions ! Enfin, V6 oblige, deux sorties d’échappement chromées disposées à droite et à gauche du pare-chocs donnent la note statutaire à la 300C vue sous cet angle.
Ambiance
A l’intérieur, bien que CHRYSLER appartienne à un groupe germanique, la 300C offre un look très américain. Présentation et matériaux clairs, au touché un peu dur en certains endroits. Le poste de conduite vous accueille "à l’américaine" ; avec un siège reculé et un volant relevé qui se remettent en position dès la mise du contact. Avec deux mémoires possibles, vous vous retrouvez en un tour de clé dans votre position de confort pour donner vos ordres à la bête. A noter que le volant est réglable électriquement, ainsi que le pédalier ! Les sièges sont réglables en tous sens électriquement à l’avant et offrent tous un bon confort, quoiqu’un peu mou à l’arrière. Le maintien latéral est correct au niveau du dossier, mais peu efficace au niveau de l’assise. Devant les yeux du conducteur ont pris place quatre cadrans, très design, à fond blanc, de surcroît rétro éclairés de nuit. J’oubliais, la présence d’une fonction boussole au niveau de l’ordinateur de bord souligne la prédilection de la 300C pour les grands espaces. Par contre, on regrette l’absence de compartiment réfrigéré, que ce soit au niveau de la boîte à gants ou de la console centrale. L’ambiance intérieure claire de la voiture est tout à fait en harmonie avec la teinte des vitres, qui passent d’un faible indice à l’avant à une opacité prononcée vers l’arrière, sans nuire à la luminosité intérieure. Au niveau des équipements, on notera le frein de parking au pied déverrouillable manuellement, à gauche de la planche de bord. Les rétroviseurs extérieurs sont électriques et dégivrants, mais ne se rabattent que manuellement. A l’intérieur, on bénéficie d’un rétroviseur électrochrome. Le verrouillage des portes, depuis l’intérieur, peut être commandé depuis les deux places avant par un bouton situé sur chaque contre porte. Au niveau radio, CHRYSLER propose des installations allant de six à treize hauts parleurs, avec ampli et autre caisson de basse, de quoi transformer votre 300C en auditorium. Côté coffre, s’il est long et large, il reste de faible hauteur et la découpe pratiquée dans le pavillon pour agrandir l'accès aux objets encombrants est le bienvenu. Il s’intègre, en outre, parfaitement au design global. Ceci étant, si le plancher de coffre est placé assez haut, il recèle différents compartiments qui permettront de soustraire les objets utiles séjournant dans votre coffre aux regards indiscrets des passants qui se retourneront pour admirer votre belle automobile.
En route !
Moteur en route, la sonorité perçue à l’intérieur de l’habitacle, à chaud comme à froid, est agréable à l’oreille. Elle est moins bien filtrée vers l’extérieur. Le V6 de trois litres et 218 chevaux, qui peut paraître un peu juste sur le papier, en regard des 1.945 kg à mouvoir, s’acquitte très bien de sa charge. Le couple maximum disponible dès 1.600 tr/mn est bien là et le fait savoir. La boîte de vitesses, automatique avec commande séquentielle, est un peu lente dans les passages de rapports. L’automatisme reste prépondérant et, même en mode séquentiel, elle passe le rapport supérieur lorsqu’elle le souhaite, c’est un peu frustrant. Ceci étant, sur route, le confort des suspensions est très agréable, plus moelleux que nos standards et quelques mouvements de caisse lors d’évitements ou de freinage appuyé apportent un petit effet de balançoire dont on peut se lasser assez vite. Elle doit donc être conduite du bout des doigts, souplement, calmement, même si elle accepte d’être brusquée de temps à autres. La consommation reste contenue, pour une voiture de ce gabarit. Du côté des aides à la conduite, nous bénéficions d’un ESP, d’un antipatinage des roues, d’une aide au freinage d’urgence, de l’ABS bien sûr. Pour plus de sécurité, le contrôle dynamique de la pression des pneus s’affiche au tableau de bord. Pour l’environnement, la ligne d’échappement est enrichie d’un filtre à particule. Au chapitre équipement, la 300C est donc bien lotie. Un dernier point, si la 300C n’offre pas de clé "main libre", elle n’offre pas non plus de clé repliable. C’est un peu "cheap" à ce niveau de gamme.
Finalement
Même si elle présente quelques défauts, la 300C s’en sort très bien. Elle est bien équipée, agréable à vivre, a un appétit et un tarif contenus face à la concurrence. Et, de plus, elle arbore un design fou, qui ne laisse pas indifférent et attire l’œil des passants.
Jacques FORGE
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