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Un ovni dans la place
Tous le monde connaît les 4x4 Pajero et pick-up L200 du constructeur nippon MITSUBISHI. Il n'en est pas de même concernant la gamme des berlines, comprenant la petite Colt et les Lancer, épaulées par le monospace Grandis. Seule exception à cette méconnaissance, la Lancer Evolution, véritable monstre de la route, outrageusement orientée sport, que ce soit visuellement ou dynamiquement. Sous nos contrées, la Lancer, en plus de la berline quatre portes, se décline aussi en une cinq portes sous l'appellation Sportback. Atypique et surprenante, la Lancer Sportback ne se laisse pas facilement dompter visuellement. Mais avec l'habitude, on en vient à aimer cette auto qui ne manque ni de race, ni d'arguments en sa faveur.
Une race venue d'ailleurs
La MITSUBISHI Lancer Sportback présente donc une silhouette singulière, à mi chemin entre le break et le coupé. L'arrière surprend, d'autant qu'il est surmonté d'un aileron aérodynamique, accessoire relativement rare de nos jours. L'aspect tendu est intensifié par une ligne de caisse partant du haut du passage de roue avant pour aller "mourir" sur le haut du retour des feux arrière. La vue arrière est la plus banale et ne vaut en rien le traitement de la face avant : on y découvre une énorme bouche, façon Jet-fighter, laquelle dévore littéralement l'espace frontal et ce de belle manière. Si le look extérieur est ravageur, l'intérieur fait plus commun. La présentation y est sage, mais l'électronique est bien présente car seuls les compteurs et compte-tours sont analogiques. Le reste est disponible dans un écran disposé entre les deux cadrans en faisant défiler les informations. On retrouve la radio et le GPS intégrés à l'écran central mais l'ensemble n'est pas d'une grande simplicité.
L'espace à bord est correct et l'on se sent immédiatement à l'aise. La finition est exemplaire et les équipements de confort pléthoriques, tels que la climatisation automatique, les sièges en cuir et chauffants. L'accès au coffre est bon malgré un seuil assez haut, porte de hayon oblige, et la capacité du coffre est largement suffisante. De plus, on dispose d'un espace sous le plancher du coffre, lequel est amovible si le besoin s'en fait sentir car il limite la hauteur totale au profit d'un plancher plat lorsque l'on rabat les sièges arrière. Curieusement, la Lancer Sportback se voit dotée d'un énorme boomer dans le coffre, collé au passage de roue gauche… Est-ce pour attirer à elle une clientèle de jeunes, alléchés par les watts dégagés ?
Nerfs d'acier dans écrin ciselé
Notre Lancer n'usurpera sûrement pas son nom, Sportback, car la sportivité est omniprésente. Déjà, les grandes roues de 18 pouces excitent le profil mais participent aussi à l'équilibre "sportif" de l'auto. Le guidage des roues est parfait mais le ressenti de la route aussi, avec les inconvénients qui vont avec : on est loin d'un Pullman. De toute façon, le moteur diesel de deux litres développe pas moins de 140 chevaux ce qui propulse vaillamment la bête lorsqu'on la cravache, mais en utilisation normal, on déplore quand même un manque de couple. La boîte est à six vitesses, plus pour contenir l'appétit de la belle que pour compenser la paresse à bas régimes. Comme déjà évoqué, les suspensions font très bien leur travail, tout dans la fermeté, tout comme les freins qui sont dotés de l'EBD, l'ASTC et bien sûr de l'ABS. Au chapitre sécurité, on remarquera les phares avec éclairage directionnels.
En version haut de gamme Instyle, cette MITUBISHI Lancer Sportback est intéressante car elle est dotée de nombreux équipements améliorant le quotidien et d'une belle finition intérieure. La motorisation et le comportement dynamique s'accommodent plus d'une utilisation virile que d'une utilisation tranquille, ce qui la destine assurément à une clientèle exigeante d'elle-même et de la voiture. C'est une auto qui demande que l'on s'occupe d'elle… Sûrement pas amenée à battre des records de ventes, elle n'en tient pas moins là son intérêt, puisqu'originalité, qualité et rareté sont au rendez-vous. Et cerise sur le gâteau, seule la peinture métallisée à 450 € figure en option : le reste est de série…
Stéphane BERGER
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