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Nouveau duo
Le groupe VAG poursuit son développement en matière de couplage moteur et boîte DSG. Aujourd’hui, c’est la SEAT Ibiza de nouvelle génération qui adopte la boîte de vitesses robotisée à sept rapports et double embrayage avec une motorisation essence 1,6 litre de 105 chevaux. C’est la première fois que cette boîte DSG est associée à un moteur atmosphérique. On peut s’interroger sur l’intérêt d’un tel mariage, la boite DSG faisant merveille aujourd’hui avec les moteurs turbo à fort couple obtenu à bas régime. Ici, il n’en est rien, le couple est moyen avec 15,6 mkg et obtenu au régime de 3.800 tours par minute, ce qui n’a rien de bas.
La robe de l’ibère
En premier lieu, l’apparence de l’Ibiza de cinquième génération affiche une forte personnalité. Les lignes qui marquent son capot avant et ses flancs vont dans ce sens et lui confèrent un dynamisme certain. Ici, pas d’autres fioritures ni de protections, la belle peinture "Cytrus" est fortement exposée aux agressions en tous genres. En revanche, les dessous de caisse offrent un paysage inverse. En effet, on notera le carénage sous moteur, les protections latérales sous l’habitacle et le pare-chocs arrière enveloppant qui revient loin sous la voiture. Tout cela n’est pas nouveau, l’aménagement de la plate forme et des trains étant très proches de la précédente génération. Mais il est peu souvent fait état de ces éléments, autant profiter de ces lignes pour le préciser.
Revenons à la partie visible de notre nouvelle Ibiza. Au niveau de la proue, les deux entrées d’air sont larges et assurent un bon refroidissement de la mécanique. Les blocs trapézoïdaux sont à double optiques et intègrent chacun deux feux de position. La finition Gran Via annonce des feux d’angle, mais rien de visible à ce niveau. En réalité, ce sont les feux de brouillard avant qui jouent ce rôle et le feu du côté concerné par le braquage du volant s’allume lorsque le véhicule est à basse vitesse et les phares allumés. Latéralement, l’Ibiza propose quatre vitres, dont deux sont hors des portières et de très petite taille, ceci pour affermir le design, car leur utilité est contestable. La poupe, quant à elle, se pare d’une lunette de bonne dimension et d’un pare chocs assez massif. Ce dernier de couleur noire en partie basse, intègre les capteurs de proximité, bien pensé pour une meilleure efficacité. Les assemblages de carrosserie sont d’un niveau correct et l’ensemble a plutôt fière allure. Malgré sa longueur d’un peu plus de quatre mètres, l’Ibiza n’est pas classée parmi les compactes mais appartient à la catégorie des citadines, ce qui en fait l’une des plus spacieuses du segment. Pour agrémenter l’ordinaire, il est possible de compléter son choix avec un toit ouvrant semi panoramique sur-teinté, entre-ouvrable, avec velum, qui apporte un peu plus de luminosité à bord. Afin de protéger nos chérubins du soleil, l’option vitres sur-teintées arrière et coffre est également disponible. Enfin pourquoi ne pas apporter une touche sportive avec les superbes jantes "Saga" de 17 pouces ? Cette dernière option, sportive à souhait, présente malgré tout l’inconvénient de chausser des pneus à flancs très bas, donc plus raides, ce qui nuit au confort de la voiture.
Au chapitre mécanique, plusieurs points sont à mentionner. Tout d’abord, la présence d’une vraie roue de secours en tôle, chaussée d’un pneu de 175/70 R 14, apte à une utilisation standard de la voiture. Ensuite, le compartiment moteur recèle certaines bonnes informations. L’accessibilité mécanique y est généreuse (batterie, niveaux, filtres à air et à huile, ampoules de phare) et la distribution moteur est à chaîne. L’Ibiza cinquième édition, équipée de ce moteur, semble être l’une des dernières voitures permettant à un propriétaire averti de se faire un petit plaisir en réalisant une partie non négligeable de l’entretien par lui-même.
La parure de l’ibère
Au niveau de la vie à bord et des équipements, notre nouvelle Ibiza est relativement bien armée. Au chapitre des manques, on notera les ceintures de sécurité avant non réglables en hauteur, l’absence de thermomètre de température du liquide de refroidissement, des rangements de petite contenance à l’avant et l'absence de bacs dans les portières arrière. Ceci relègue la pochette de documentation de la voiture dans le bac de porte avant ou dans la poche aumônière de dossier de siège… Pour autant, les rangements ne manquent pas (avec appel aux options), soit une boîte à gants, des bacs de porte avant pouvant accueillir des bouteilles semi-couchées, un logement sur la console, un autre sous l’accoudoir central, deux coffrets sous les sièges, deux poches aumônières. Au niveau ergonomie, les sièges avant sont réglables en hauteur et le volant cuir en hauteur et profondeur. Ce dernier ne reprend ni commande radio, ni régulateur de vitesse. Ces fonctions sont disponibles via des commodos, spécifiques ou couplés avec l’éclairage.
Du côté gauche, la place entre les deux commodos est comptée et les doigts accrochent parfois au passage. Les rétroviseurs extérieurs sont électriques et dégivrants, ils se rabattent manuellement. Le rétroviseur intérieur est électrochrome. Les quatre vitres sont électriques et séquentielles. Le combiné de cadrans reprend l’indication du rapport engagé, ainsi que le mode auto ou manuel, l’affichage numérique de la vitesse, la valeur sélectionnée au régulateur, la température extérieure, l’heure etc… Tout cela via la commande d’ordinateur de bord. Petit bémol, l’affichage de toutes ces informations est hors de vue du passager avant, peu judicieux pour l’horloge ou la température extérieure.
La radio est mono CD et chaque porte contient un haut parleur. La climatisation automatique est régulée avec affichage digital. Un petit bandeau sur la console centrale reprend diverses fonctions, dont la condamnation des portes, l’ESP et l’alerte de chute de pression des pneus en options. En général, les plastiques utilisés sont durs et peu agréables au toucher.
La route en Ibère
Il n’en reste pas moins que le plus intéressant est l’utilisation de l’Ibiza 1.6 16V 105 DSG sur la route. Avant de partir à son volant pour le week-end, il faut mettre les bagages dans le coffre. A ce niveau, aucun souci, le coffre de la SEAT est très spacieux avec une excellente hauteur sous tablette. Une glacière haute prend place sans aucun problème. Pour l’installation des passagers arrière, tout dépend du nombre et de la taille des occupants des sièges avant. En effet, l’espace aux jambes à l’arrière sera limité si le conducteur dépasse un mètre quatre-vingts. La largeur est mesurée et la banquette accueille correctement trois enfants, car assez plate, et seulement deux adultes pour un meilleur confort. A noter un bon angle d’ouverture des portes.
La ventilation interne ne soigne pas vraiment les passagers arrière qui, cependant, bénéficient de vitres qui peuvent descendre presque totalement. Le conducteur et son passager ont la chance de trouver facilement une position adéquate. Le manque de réglage en hauteur des ceintures gène peu au final. Au démarrage, le bruit rauque fait penser à la mise en route d’un moteur essence à injection directe or SEAT précise qu’il n’en est rien. Le bon vieux 1,6 litre de la Golf n'a donc pas évolué sur ce point. La prise en main est rapide et l’absence de couple à bas régime change peu de choses. Les rapports s’égrènent toujours au plus bas régime possible, sans à-coup si on conduit tranquillement. En revanche, la tendance au rétrogradage est plus prononcée, la différence est là et la gestion électronique y est adaptée. En conduite plus nerveuse, les régimes montent plus haut avant d’engager le rapport supérieur toujours sans à-coup. Alors, en l’absence de palettes, proposer un mode sport paraît inutile. En situation de dépassement sur un créneau court, l’Ibiza DSG fait merveille et donne l’impression que les 105 chevaux ont fait des petits en route pour venir les épauler. La boîte mécanique est laissée sur place dans ce cas de figure. Notre essai nous a en outre réservé un bon point au niveau du bruit qui, malgré l’absence de protection sous le capot, reste contenu dans l’habitacle. Le comportement routier est bon, avec un filtrage avouant ses limites sur sol dégradé. Notre option jantes 17 pouces avec pneus de 215/40 R 17 montre un très bon grip mais le confort en pâtit largement. Si vous conduisez sans excès, préférez la monte origine en 15 pouces. Les quatre disques sont de petit diamètre et assurent un bon freinage. Au final, entre les deux pleins réalisés, notre essai en condition mixte avec différents types de conduite nous a gratifié d’une consommation moyenne calculée de 6,3 litres pour cent kilomètres, score très honorable pour un moteur essence d’ancienne génération. La boîte DSG 7 y est sûrement pour quelque chose.
Au final
Globalement, cet assemblage d’une mécanique essence atmosphérique avec la boîte à double embrayage et 7 rapports est donc concluant. Le groupe VAG démontre que ce type de boîte, s’il a été accouplé dès sa création à des moteurs suralimentés, avec un couple important à bas régime, s’accommode fort bien d’un mariage avec une mécanique plus standard. Le tarif proposé, même avec un choix important d’options, reste en deçà de 20.000 €. Cette SEAT Ibiza 1.6 16V 105 DSG peut donc s’avérer un très bon choix pour une petite famille, avec son coffre généreux.
Jacques FORGE
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