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       ESPACE BERLINE       

Prix : 27650 €

Puissance fiscale : 9 CV

OPEL Insignia 2.0 CDTI 160 EcoFLEX Edition 4 portes


OPEL Insignia



OPEL Insignia


POUR

Design moderne

Confort et sécurité

Qualité de fabrication

CONTRE

Rapports de boîte très longs

Visibilité

Encombrement

OPEL Insignia


Fiche Technique

Moteur

Type

4 cylindres 16 soupapes Turbo diesel injection directe par rampe commune

Cylindrée

1956 cm3

Puissance maxi

160 ch à 4000 tr/min

Couple maxi

36.3 mkg à 1750 tr/min

Dimensions

Longueur

4.83m

Largeur

1.85m

Hauteur

1.5m

Poids

Total

1538

Capacités

Coffre

de 500 à 0 dm3

Réservoir

70 L

Nb places

5

Performances

Vitesse maxi

221 km/h

0 à 100 km/h

9.5 s

Environnement

Emission C02

136 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine

4.2

Urbaine

6.8

Mixte

5.2

Essai

7.1


OPEL Insignia


OPEL Insignia


OPEL Insignia


Elle mérite bien son titre

En 2008, OPEL a profondément remanié son offre dans le segment des familiales. Pour bien marquer la rupture avec le modèle précédent, le nom de Vectra, utilisé depuis les années 80, a été remplacé par Insignia. Le changement a été apprécié par les journalistes européens qui ont sacré l'Insignia "Voiture de l'année 2009". Nous avons essayé la version 2.0 CDTI 160 EcoFLEX qui tente de concilier performances élevées et faibles consommations.

Ligne valorisante

Par rapport à la Vectra qu'elle remplace, l'Insignia paraît être de la catégorie supérieure. Il est vrai que la nouvelle est plus longue de 23 centimètres que celle qui l'a précédée. Le grand capot, la ligne de toit fuyante, la ceinture de caisse haute, les étroites vitres de portes, l'arrière court évoquent, en silhouette, la nouvelle tendance des berlines basses ou coupés quatre portes telles la VOLKSWAGEN Passat CC ou même la prestigieuse MERCEDES CLS. Cette nouvelle esthétique ne présente pas que des avantages. La garde au toit pour les grands est un peu juste et l'habitabilité, satisfaisante dans l'absolue, ne se démarque pas vraiment de celle de concurrentes plus courtes. On appréciera, en revanche, la capacité du coffre (500 litres) que l'on peut agrandir en basculant les dossiers de la banquette arrière. Par contre, la visibilité n'est pas ce qui se fait de mieux. Les vitres latérales sont petites et la lunette arrière est très inclinée et sans essuie-glace sur la quatre portes. Par ailleurs, les rétroviseurs extérieurs ont une forme sympathique mais manquent de surface et celui côté conducteur est dans le champ de vision lors des virages serrés à gauche. L'Insignia est proposée avec trois carrosseries, la berline quatre portes (essayée), la berline cinq portes avec hayon et le break "Sport Tourer". La berline cinq portes a exactement les mêmes dimensions que la quatre portes, la différence la plus notable étant l'absence de rupture de ligne au niveau du coffre. Ce coffre gagne 30 litres de capacité et une bien meilleure accessibilité par rapport à celui de la quatre portes et est équipé d'un essuie-glace de vitre arrière qui fait défaut sur la berline classique. Ces deux versions étant vendues au même prix, on peut s'interroger sur l'intérêt de la quatre portes, si ce n'est un aspect un peu plus statutaire. Quant au break, il est immense avec ses 4,90 mètres de long et son coffre de 540 litres extensible jusqu'à 1.530 litres.

Belle finition

L'intérieur est agréablement présenté et bien construit mais les tons sombres des matériaux de la voiture essayée accentuent encore le manque de luminosité de l'habitable. Le style de la planche de bord habillée d'un beau revêtement moussé est plaisant et l'instrumentation avec des cadrans circulaires est agréable à regarder. L'ergonomie est bien pensée, avec de multiples réglages du siège conducteur, électriquement pour la hauteur, et du volant permettant une bonne position de conduite. Les systèmes audio, avec un son de bonne qualité, et navigation (option) se manipulent aisément et assez intuitivement. L'OPEL Insignia est disponible avec trois niveaux d'équipement, "Edition", "Cosmo" et "Cosmo pack" plus "OPC", réservé à la version 2.8 V6 Turbo OPC 325 chevaux. L’équipement de série de la version de base "Edition" essayée est déjà très intéressant que ce soit pour les équipements de confort ou ceux de sécurité et évidemment s'enrichit au fur et mesure que l'on monte en gamme. L'Insignia 2.0 CDTI 160 EcoFlex "Cosmo pack" est ainsi très complète mais, affichée 31.750 €, elle passe la barre symbolique des 30.000 €.

Encombrante en ville

Cette belle OPEL est l'une des plus grandes de la catégorie des familiales et ce n'est pas un atout partout. En ville, par exemple, l'Insignia n'est pas un modèle de maniabilité malgré la direction agréablement assistée et trouver une place pour se garer est parfois ardu. Si l'on déniche enfin un emplacement suffisant, la visibilité médiocre n'aide pas le conducteur et sur cette version de base, il faut avoir recours à l'option "Aide au stationnement" si l'on désire une assistance. La circulation urbaine n'est également pas le terrain idéal pour mettre en valeur les aménagements spécifiques "EcoFlex" visant à la réduction de la consommation et des émissions polluantes. OPEL a appliqué les solutions devenues maintenant classiques pour grappiller les décilitres : allongement des rapports de la boîte de vitesses afin de réduire les régimes de rotation du moteur, aérodynamique optimisée par carénage du dessous de caisse, obturation partielle de la calandre et abaissement de l'assiette de dix millimètres, utilisation de pneumatiques à faible résistance au roulement et programmation affinée de l'injection. Il est certain qu'à 50 kilomètres heure, ces dispositifs ne sont guère efficaces et, dans ces conditions, l'Insignia croque presque 8 litres aux cent kilomètres, valeur normale pour sa masse et sa cylindrée.

Une cinquième vitesse longue et une sixième très longue

La dépense énergique diminue nettement lorsque l'on circule sur un itinéraire routier et autoroutier dégagé. En respectant les vitesses légales en France, la consommation routière s'établit autour de 6 litres aux cent kilomètres, ce qui est intéressant. Malheureusement, l'agrément de conduite est un peu entaché par la transmission vraiment très longue. A 130 sur autoroute le moteur tourne à peine à 1.900 tours par minute en sixième et à 90 sur route on obtient seulement 1.300 tours en sixième et 1.500 tours en cinquième. Moralité, malgré un couple conséquent de 350 Nm à 1.750 tours par minute, la sixième est difficilement utilisable sur une route un peu accidentée ou encombrée et le conducteur est obligé de changer souvent de vitesse pour se trouver dans une plage correcte d'utilisation du moteur. Ceci dit, si on oublie la conduite économique et que l'on pousse les intermédiaires, l'Insignia fait preuve d'une belle vitalité. On profitera alors des performances sans appréhension, la tenue de route et le freinage étant au-dessus de tout soupçon.

Confortable

L'évolution par rapport à la Vectra est également notable en ce qui concerne le confort. La suspension est bien calibrée et absorbe efficacement les défauts de la chaussée, mais quelques trépidations subsistent quand même à basse vitesse. Par ailleurs les sièges maintiennent bien le corps et leur assise est judicieusement rembourrée. Autre point satisfaisant, l'insonorisation. Avec les très faibles régimes de rotation, le moteur se fait discret dans l'habitacle et permet l'écoute de la radio dans d'excellentes conditions. En se risquant un peu au-delà des fatidiques 130 kilomètres à l'heure, on note toutefois l'apparition de sifflements d'origine aérodynamique.

L'OPEL Insignia est une belle voiture, confortable, sûre et bien construite. La version 2.0 CDTI 160 EcoFlex maîtrise la consommation, toutefois sans établir de records, tout en conservant des performances intéressantes, mais la longueur de la transmission pénalise quand même un peu l'agrément de conduite. Bien armée avec son titre de voiture de l'année 2009, l'Insignia devrait trouver sa place dans ce secteur, actuellement moins prisé, des grandes berlines familiales.

 

Daniel DECHENE

Liste des fiches

L'essai en PDF Non disponible !!!!

Essai réalisé en Février 2010

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