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RENAULT Laguna 2.0 dCi 130 FAP GT 4Control 2011

RENAULT Laguna 1.8 16V Pack 1999

Prix : 29 600 €

  • Grand agrément de conduite
  • Sécurité active et passive
  • Qualité de fabrication
  • Reprises à bas régime
  • Esthétique de l'arrière fade
  • Confort ferme
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FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres 16 soupapes Turbo Diesel injection directe par rampe commune
Cylindrée 1995 cm³
Puissance maxi 130 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 32.00 mkg à 2000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.70 m
Largeur 1.81 m
Hauteur 1.44 m

Poids

Total 1492 kg

Capacités

Coffre de 450 à 1377 dm³
Réservoir 66 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 206 km/h
0 à 100 km/h 10.60 s

Environnement

Emission CO2 136 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.40
Urbaine 6.80
Mixte 5.20
Essai 6.70

ESPACE COMPARAISON

QUINZE ANS D'EVOLUTION

L'essai de la RENAULT Laguna 2.0 dCi 130 que je viens de réaliser m'a permis de voir l'évolution de la familiale de la marque au losange en la comparant à ma Laguna première du nom sortie de chaîne en 1999.

Un peu d'histoire

La première Laguna a été commercialisée au début de 1994. Elle faisait suite à la RENAULT 21 dont elle reprenait plusieurs éléments mécaniques, notamment les suspensions et le moteur transversal de 1.700 cm3 de 90 chevaux, décliné en deux versions, un 1.800 cm3 de 95 chevaux et un deux litres de 115 chevaux. Un V6 trois litres était également proposé. La version Diesel est apparue quelques mois plus tard et la turbo Diesel deux ans après. Maintenant, la tendance est plutôt inverse, car sans Diesel une voiture de cette catégorie a très peu de chance de percer en France tout au moins.

La RENAULT Laguna s’est fait offrir un léger "lifting " en avril 98 accompagné d’une refonte profonde des motorisations. En effet, s’il fallait bien observer pour voir les différences de présentation avec la version précédente, essentiellement les phares, les feux arrière et les roues de 15 pouces, les mécaniques, par contre, ont bénéficié de nouveaux moteurs à culasse 16 soupapes et le turbo-Diesel à injection directe de la Mégane a remplacé le Diesel atmosphérique. La gamme proposait alors deux carrosseries (berline cinq portes et break), cinq moteurs essence (1.6 16V de 110 ch - 1.8 16V de 118 ch - 2.0 de 115 ch - 2.0 16V de 140 ch - 3.0 V6 24V de 194 ch), deux Diesel (1.9 DTi de 100 ch - 2.2 DT de 115 ch) et un moteur essence/G.P.L. (1.8 l de 95 ch). Une boîte de vitesses automatique "proactive" était proposée avec le moteur 2.0 litres à huit soupapes, généreux en couple et le V6 était disponible avec une boîte automatique traditionnelle à quatre rapports.

Evolution du style

C'est en photographiant ma fidèle berline à côté de la version 2011 que je me suis vraiment rendu compte qu'elle avait pris "un coup de vieux". On a tellement vu, et on voit encore beaucoup, de Laguna I, presque 2.500.000 exemplaires produits de 1994 à 2000, que sa silhouette fait partie du paysage et on ne fait plus attention à son style tout en courbes, très en vogue dans les années 90. La nouvelle, avec ses lignes tendues et épurées, sa ceinture de caisse haute, ses grandes roues et ses dimensions supérieures (vingt centimètres en longueur, six en largeur) la font paraître d'une catégorie supérieure. Toutefois, bien qu'actuel, son style ne fait pas l'unanimité, notamment l'arrière guère esthétique avec ses petits feux hauts perchés. A cet égard le break Estate me paraît plus réussi.

Qualité de fabrication : avantage Laguna III

En 1994, la finition de la Laguna I était considérée comme plutôt satisfaisante. Certes, lorsque l'on passe directement de la "I" à la "III", on se rend compte que les exigences des clients ont beaucoup évolué et les garnitures intérieures de la "I" font désormais un peu "cheap". Toutefois, à bientôt douze ans et 100.000 kilomètres, l'aspect de ma voiture est encore très correct, sans "rossignol", et avec des sièges qui ne se sont pas affaissés et qui assurent toujours un bon maintien. Après les incidents ayant émaillé le début de carrière de la Laguna II, RENAULT a très sérieusement revu sa copie et a sorti une troisième mouture, garantie trois ans, très au point au niveau présentation et fiabilité. A ce sujet, je n'ai pas trop à me plaindre de mon véhicule. J'ai quand même eu à déplorer deux incidents, vitres arrière électriques bloquées ouvertes et ventilateur de chauffage grillé. Sa simplicité mécanique permet de réaliser les entretiens périodiques par soi-même, vidange, changement de filtres tous les 15.000 kilomètres, ce qui est moins évident avec la nouvelle car sa mécanique est plus difficile d'accès et bardée d'électronique… Les pièces d'usure ont une durée de vie normale, plaquettes et pneus avant changés tous les 40.000 km, disques à 80.000 km, et l'embrayage et les amortisseurs ne donnent pas encore de signes de faiblesse. Par contre, le silencieux d'échappement n'a tenu que 60.000 km et les caoutchoucs des biellettes de direction 80.000 km. Le bilan qualité et fiabilité est acceptable et l'entretien peu onéreux, d'autant plus que les pièces détachées ne sont pas trop chères et nombreuses dans les "casses" pour les bricoleurs.

Equipements : avantage Laguna III

En 1999 peu de voitures avaient un système électrique multiplexé autorisant le pilotage de plusieurs fonctions électroniques en parallèle sur un même bus. De ce fait, l'allumage automatique des phares, les essuie-glaces avec détecteur de pluie, le contrôle de la pression des pneus, la navigation par GPS, l'ordinateur de bord, autant d'éléments disponibles sur la Laguna III, n'étaient pas proposés à ce niveau de gamme, en tous les cas, pas sur la Laguna "Pack" qui ne disposait comme équipements de confort que de la climatisation manuelle, d'une radio CD avec commandes derrière le volant et de quatre vitres électriques et pour la sécurité de quatre airbags et de l'ABS..  

Habitabilité : avantage Laguna III - Coffre : avantage Laguna I

Plus longue et plus large la Laguna III offre logiquement un peu plus d'espace en largeur et en longueur pour les genoux à l'arrière. Cependant la différence n'est pas énorme et quatre adultes disposent d'une place suffisante dans l'une comme dans l'autre. L'ancienne prend sa revanche au niveau du coffre. Toutes les deux affichent 450 litres banquette arrière en place, bien que la surface du plancher de la "I" soit plus grande (112 cm x 100 cm contre 100 cm x 100 cm pour la III) pour une même hauteur sous tablette (46 centimètres). La méthode de calcul en 1999 devait être plus sévère que celle de 2011… En contrepartie, la transformation en "break" est plus aisée sur la nouvelle, il suffit d'appuyer sur un bouton pour basculer les dossiers, alors qu'il faut lever les assises et basculer les dossiers après avoir retiré les appuie-têtes sur l'ancienne, mais la hauteur sous plafond est supérieure dans la Laguna I. Si vous changez votre ancienne Laguna pour une neuve, il faudra choisir le break Estate pour avoir le même volume de chargement.

Performances : "mamie" court encore vite

Bien que plus puissante de 10 chevaux et disposant d'un couple quasiment deux fois plus élevé obtenu à un régime bien plus bas, la Laguna 2.0 dCi 130 n'arrive pas à prendre le dessus sur sa "grand-mère". Elles passent au coude à coude le 0 à 100 km/h en 10,6 secondes, elles sont toujours côte à côte aux 400 mètres (17,5 s) et aux mille mètres "mamie" en 31,8 secondes prend un dixième de seconde à la "jeunette". Si la puissance de l'ancienne est moindre, son poids l'est également et pas d'une broutille : presque 250 kilos ! Une autre composante des performances est l'étagement des rapports de transmission. La Laguna III "tire" plutôt long, 60 km/h à 1.000 tr/mn en sixième et encore 50 km/h en cinquième. A 90 km/h sur route, la sixième est un peu juste, alors que la Laguna I avec ses cinq vitesses courtes, la cinquième ne développe que 34 km/h à 1.000 tr/mn, s'autorise des remises en vitesse très efficaces. 

Consommation : "mamie" boit un peu

Si comme on vient de le voir, l'ancienne se défend plutôt bien en performances, elle doit s'incliner face à sa jeune descendante en matière de consommation. Il est vrai qu'un moteur essence de douze ans face à un Diesel récent part avec un handicap certain. Lors de l'essai de la 2.0 dCi 130, réalisé sur des trajets divers avec un style de conduite dynamique, la consommation de gazole s'est élevée à 6,7 litres aux cent kilomètres. Dans les mêmes conditions la 1.8 16V brûle un bon litre de SP95 en plus, environ 8,0 l/100 km, ce qui est encore raisonnable, mais il faut éviter la conduite urbaine, où elle atteint facilement les 10 litres.

Confort : la Laguna I est souple

La notion de confort est personnelle et varie d'un individu à l'autre. Certains préfèrent le confort douillet de sièges et suspensions souples, d'autres se sentent mieux avec plus de fermeté. La Laguna I correspond à la première définition. Ses sièges souples sont très confortables et assurent néanmoins un maintien efficace, quant aux suspensions, elles absorbent remarquablement les défauts de la chaussée. Un long trajet à bord d'une Laguna I se déroule dans d'excellentes conditions de confort. Un petit bémol toutefois : sur autoroute, le moteur 1.8 16V tourne à près de 4.000 tr/mn à 130 km/h générant un ronronnement lancinant, ce qui n'est pas le cas avec la Laguna III, l'insonorisation soignée étouffant efficacement le moteur 2.0 dCi 130 qui tourne à peine à 2.200 tours à la même vitesse. Mais en quittant l'autoroute, les passagers de la "III" seront plus secoués…

Sécurité : la Laguna III au top

La Laguna III a volontairement été réglée plus "ferme" que les versions précédentes, afin de lui donner un comportement plus dynamique. Le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est réussi ! La "III", surtout avec le système 4Control (quatre roues directrices), vire à plat et avec une précision de trajectoire inédite que ce soit en virages serrés ou en courbes rapides. La Laguna I ne peut pas se prévaloir d'une telle agilité, néanmoins sa tenue de route est sans surprises désagréables avec une très bonne stabilité en ligne droite et un train arrière fidèle. Evidemment, la suspension souple cède un peu au roulis en virage, mais dans des limites encore très raisonnables. Par contre, il n'y a ni contrôleur de stabilité (ESP) ni antipatinage (ASR) et de même, si le freinage est régulé par un ABS, l'assistance au freinage d'urgence (AFU) n'existe pas. Au niveau de la sécurité passive, la Laguna actuelle a fait carton plein en 2007 (cinq étoiles), mais la Laguna I n'a réalisé que la moitié de son score dix ans plus tôt.

Au terme de l'essai de la Laguna 2.0 dCi 130 GT 4Control, j'étais très enthousiaste (voir l'essai complet à la rubrique "Essais"). J'ai beaucoup aimé ses qualités routières de très haut niveau qui procurent un grand agrément de conduite. Certes son esthétique un peu fade ne plaide pas en sa faveur et son habitabilité, son coffre et ses performances ont du mal à prendre de l'ascendant sur ma Laguna 1.8 16V de 1999 qui, vu son état actuel, nous emmènera en voyage, très confortablement, pendant encore quelques temps…

Daniel DECHENE

Prix : 3 000 €

  • Confort
  • Performances
  • Coffre
  • Consommation urbaine
  • Bourdonnante sur autoroute
  • Démodée
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FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres 16 soupapes Injection essence
Cylindrée 1783 cm³
Puissance maxi 118 ch à 5750 tr/min
Couple maxi 17.00 mkg à 3750.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.51 m
Largeur 1.75 m
Hauteur 1.43 m

Poids

Total 1256 kg

Capacités

Coffre de 452 à 0 dm³
Réservoir 66 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 201 km/h
0 à 100 km/h 10.60 s

Environnement

Emission CO2 184 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 6.20
Urbaine 10.50
Mixte 7.80
Essai 8.00