FORD Focus SW 1.6 TDCi 95 ch Trend

ESPACE BREAK
  • Prix/équipements
  • Confort
  • Moteur vivace
  • Planche de bord
  • Consommations
  • Sixième longue

Prix : 21 850 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 8 soupapes Turbo Diesel injection directe rampe commune
Cylindrée 1560 cm³
Puissance maxi 95 ch à 3600 tr/min
Couple maxi 23.00 mkg à 1500.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.56 m
Largeur 1.82 m
Hauteur 1.51 m

Poids

Total 1362 kg

Capacités

Coffre de 476 à 1502 dm³
Réservoir 55 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 180 km/h
0 à 100 km/h 12.70 s

Environnement

Emission CO2 109 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 3.70
Urbaine 5.10
Mixte 4.20
Essai 0.00

BÊTE DE COURSES

La troisième génération de FORD Focus est arrivée avec une gamme complète d’arguments pour grignoter des places et si possible ravir le trône de la VW Golf. C’est entendu, la version à quatre portes sera discrète sur nos routes, la trois portes n’existe pas encore et le break, un temps appelé Clipper par FORD, prend la rassurante désignation SW en France. Alors roulons en Focus SW, un intéressant challenger aux Estate et autres SW français (et européens). La plupart des ventes étant prévue sur les petites motorisations Diesel, intéressons nous au moins puissant des TDCi…

Profil "Kinetic"

En guise de tour de la voiture, le style de la Focus III tranche plus avec ses deux devancières. C’est l’effet du "Kinetic design" qui se distingue de façon évidente par la forme trapézoïdale de la calandre et les lignes tendues de la silhouette. Pour marquer le côté massif sécurisant de la voiture, celle là repose sur des larges ouïes de bas de bouclier séparées par deux solides montants verticaux aux couleurs de la carrosserie. Ce style va d’ailleurs se généraliser sur les autres modèles comme sur le futur Kuga 2. On peut s’attendre aussi à un air de famille tout aussi marqué lors des prochains remodelages des Fiesta et des C-MAX. Autre signe de style, la Focus berline n’a pas été allongée mais en revanche rabaissée, les touches aérodynamiques ne se limitent d’ailleurs pas à ces millimètres gagnés. Le SW est le plus long de la famille, avec vingt centimètres de plus que la berline cinq portes. Le profil général est souligné par les arches de roue plus proéminentes et le dessin des surfaces vitrées assez semblable aux Focus précédentes (gardons l’air de famille). Comme sur la berline, les feux arrière sont passés de longs verticaux et fins à des blocs horizontaux, larges et débordant amplement sur les ailes. Le style, de ce point de vue, s’est notablement assagi, dommage…

Dociles techniques

La principale raison d’achat d’un break a des chances d’être son volume de chargement. Pour cela, le plus simple est d’ouvrir l’imposant hayon. L’ouverture est large et on sent qu’on va y mettre toutes ses courses et même un peu plus. Le volume est important (476 litres) mais en retrait par rapport à la génération précédente (503 litres). Certes, le remplacement de la roue galette par un kit anti crevaison peut grappiller quelques litres supplémentaires. Les rangements sont nombreux et vastes. Mais où sont passés les huit centimètres supplémentaires en longueur de la III ? Les places arrière ne sont pas des plus vastes, il reste donc les places avant qui ont été soignées.

La position de conduite est tout à fait satisfaisante grâce aux nombreux réglages des sièges et du volant. Et finalement, être bien calé va reposer le conducteur face à cette planche de bord un peu déconcertante. C’est sûr, la Focus ne gagnera pas le prix de la sobriété avec cette ribambelle de boutons alignés en épi sur la console centrale. Pour compléter, le volant dispose lui aussi de deux rangées de boutons par côté. Heureusement, on finit par avoir raison des commandes, aidé par les logos et un peu d’habitude. La touche de gaieté est donnée par les aiguilles bleues des compteurs. Ceux-ci sont lisibles entourant un premier écran (le second étant situé en haut de console). Contrairement aux autres et c’est bienvenu, on peut afficher simultanément plusieurs informations dont l’autonomie et la consommation moyenne.

Habile aérodynamique

Restons dans ce chapitre cher au porte-monnaie. Le TDCi de 1,6 litre que FORD partage avec PSA est décliné en deux puissances 115 et 95 chevaux, représentant la majorité des ventes attendues par le constructeur sur le marché français. C’est dans sa déclinaison la moins puissante de 95 chevaux et donc la moins chère que l’on teste ce SW. Le taux de CO2 permet encore de bénéficier cette année de 400 € et la consommation moyenne est donnée à 4,2 litres aux cent kilomètres (alléchant). La recette pour atteindre ces chiffres est connue : l’utilisation d’une boîte à six rapports dont une sixième "over drive" très très longue et un système "Stop & Start" malencontreusement nommé "Auto-Start-Stop" (voyez les initiales si vous pratiquez l’anglais)… L’aérodynamique de la voiture a été travaillée, ainsi un volet de calandre actif placé en arrière de la calandre ouvre ou ferme le flux d’air selon le besoin afin de réduire la traînée.

A vide et en ayant une conduite la plus sobre possible, il m’a été impossible d’afficher une aussi bonne valeur de consommation, celle-ci dépassant largement cinq litres. La contrepartie est que ce moteur reste vivace et "assure le job". A part l’agrément, le TDCi 115 ne se justifie pas complètement même si la différence de prix (1.000 €) n’est pas gigantesque. La voiture est confortable, bien campée sur ses roues (la suspension a été revue) gardant un multi bras à l’arrière.

Mobile économique

La FORD affiche un prix qui se situe facilement en dessous de celui des stars tricolores. La correction doit se faire en tenant compte de la dotation de série. De ce point de vue, la finition "Trend" de la voiture d’essai correspondant au deuxième niveau, dispose des éléments de survie automobile tels que la climatisation, le régulateur et le volant cuir. En passant au catalogue des options ou des packs, les aides à la sécurité, nombreuses et plutôt réservés aux segments supérieurs, sont accessibles à la gamme Focus. La FORD peut recevoir un système d’alerte de franchissement involontaire de ligne, de la surveillance de la vigilance du conducteur et même de la reconnaissance des panneaux de signalisation. Dans le même ordre, les feux de route intelligents peuvent faire partie de la panoplie. Pour mémoire, la voiture gère seule le passage feux de route / codes selon le trafic. On trouve encore le signal de détection de l’angle mort par un témoin proche du rétroviseur concerné, l’aide au stationnement (radars, caméra et système semi auto de parcage). Point agréable, le déverrouillage à distance du hayon allume les feux pour éclairer l’ouverture du coffre. Cette même attention est appliquée aux portières avant grâce à une lumière efficacement placée sous les rétroviseurs.

Il faut toujours compter sur et avec la Focus. On peut compter son budget, car le prix est serré et la dotation non sacrifiée. On peut compter sur les économies de carburant, mais sur ce point, la donnée du constructeur n’a pas été atteinte. On peut compter sur la vivacité du TDCi et on peut enfin compter sur le volume intérieur de la voiture, élément indispensable d’un break qui se respecte…

Ph. NIOLLET

2011-11-30