RENAULT Twingo 1.2 LEV 16V 75 Authentique

ESPACE CITADINE
  • Habitabilité
  • Suspensions (confort/tenue de route)
  • Visibilité
  • Maniabilité, nervosité en ville
  • Reprises en cinquième
  • Consommation plus élevée que celle annoncée
  • Accès difficile aux places arrière
  • Quelques lacunes d'équipement et d'ergonomie

Prix : 10 800 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres 16 soupapes Injection essence
Cylindrée 1149 cm³
Puissance maxi 75 ch à 5500 tr/min
Couple maxi 10.90 mkg à 4250.00 tr/min

Dimensions

Longueur 3.69 m
Largeur 1.65 m
Hauteur 1.47 m

Poids

Total 950 kg

Capacités

Coffre de 230 à 951 dm³
Réservoir 40 L
Nb de places 4

Performances

Vitesse maxi 170 km/h
0 à 100 km/h 12.30 s

Environnement

Emission CO2 105 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 3.70
Urbaine 5.90
Mixte 4.50
Essai 6.50

JOVIALE ET COLOREE

Le design de la Twingo II a un peu déçu lors de sa présentation en juillet 2007, sa ligne n'ayant pas l'originalité de celle qui l'a précédée. C'est vrai qu'elle était moins typique que la précédente, devenue une véritable icône entre-temps. Malgré tout, la Twingo II a connu le succès et afin de continuer sur cette bonne lancée et anticiper les attaques de nouvelles rivales aux dents longues, notamment la nouvelle VOLKSWAGEN up! et ses dérivées SEAT et SKODA, sans oublier la FIAT Panda III ni le trio franco-japonais CITROËN C1, PEUGEOT 107, TOYOTA Aygo restylé, RENAULT a sérieusement modifié l'apparence de sa citadine, en lui offrant le nouvel air de famille de la marque, insufflé par le designer Laurens van den Acker et découvert sur le "concept car" DeZir.  

Plus voyante

Le style de la Twingo II est passé d'un extrême à l'autre. La version 2007 était un peu fade, celle de 2012 est presque exubérante avec une calandre remontée et ornée d'un losange XXL et deux grands antibrouillards, situés à mi-hauteur de la face avant (efficacité ?) et non plus en partie basse du bouclier. Par ailleurs, s'il est possible de choisir sa Twingo avec un classique blanc, noir ou gris, la palette propose quelques teintes moins conventionnelles et hautes en couleur. S'inspirant du succès de la personnalisation des FIAT 500 et CITROËN DS3, RENAULT propose également une liste impressionnante de "stickers" décoratifs, collés en usine, permettant de distinguer "sa" Twingo parmi les milliers d'autres. A l'arrière, le hayon, légèrement retouché, reçoit les feux de recul, effaçant ainsi l'aspect trop plat de la précédente mouture. Ces modifications font prendre neuf centimètres à la carrosserie qui atteint désormais presque 3,70 mètres soit à peu près la taille de la Clio I de 1991. 

Habitable, mais difficile d'accès à l'arrière

 

Les quelques centimètres pris à l'extérieur ne se retrouvent pas dans l'habitacle, malgré tout assez spacieux. Nous avons essayé la version Authentique, deuxième niveau sur six (Access, Authentique, Dynamique, Privilège, Initiale, Gordini), équipée d'une banquette rabattable d'un seul bloc. Cette banquette est située à peu près au milieu de l'étendue de réglage des sièges arrière coulissants des versions supérieures (à partir de Dynamique), ménageant ainsi un coffre suffisant (230 litres, de 165 à 285 litres avec les sièges arrière coulissants) et un espace pour les jambes à l'arrière très acceptable compte tenu de la taille de la voiture. Par contre, l'accès à ces places arrière est difficile, RENAULT n'ayant pas profité du restylage pour proposer des portes arrière. Pour une citadine, destinée à de petits trajets urbains avec des entrées et sorties fréquentes du véhicule, ce peut être rédhibitoire si vous avez souvent des passagers à l'arrière, notamment de jeunes enfants installés dans leur siège rehausseur. Encore un grief à ce sujet, le siège passager à l'avant n'a pas de mémoire de position, heureusement présente sur le siège conducteur, et doit être réglé à chaque fois qu'il est basculé et la poignée de basculement, située en bas du dossier n'est vraiment pas pratique.

Des équipements intéressants, mais quelques lacunes…

La présentation de l'habitacle a moins changé que celle de l'extérieur. On retrouve donc un intérieur avec des matériaux d'une qualité acceptable et plutôt bien assemblés. Afin d'égayer l'ensemble, quelques touches de couleur sont disposées ça et là (entourage des aérateurs et boutons du bloc climatisation bleus sur la voiture d'essai) et le haut des sièges est recouvert d'un tissu à rayures du meilleur effet. Par contre, l'instrumentation est sommaire, seuls la vitesse, le niveau de carburant et une seule de la dizaine d'informations de l'ordinateur de bord s'affichent au centre du tableau de bord. La montre a disparu, l'affichage de l'heure est maintenant noyé parmi les informations de l'ordinateur, le compte-tours également, seule la Gordini y a droit. C'est dommage, c'est un instrument utile pour évidemment surveiller les hauts régimes, mais c'est également une aide à la conduite économique en permettant de suivre le régime moteur pour un changement des vitesses à un moment optimal. Parmi les équipements intéressants, enfin pour ceux qui prendront l'autoroute avec leur Twingo, on notera le régulateur-limiteur de vitesse monté en série dès le deuxième niveau de finition. C'est bien, mais pourquoi l'interrupteur de mise en marche est-il invisible, caché sous la planche de bord ? On l'enclenche à tâtons, à 130 km/h ce n'est pas top, tout comme la radio aussi basique en présentation qu'en qualité sonore.

Du choix, des prix

Pas moins de six finitions, trois moteurs à essence 1.2 16V 75, 1.2 TCE 100, 1.6 16V 133 RS et deux Diesel 1.5 dCi 75 et 85 constituent l'offre en février 2012. On oublie la version Access, présente pour proposer un prix d'appel "canon" (7.990 €), tant elle est dépouillée, notamment sans direction assistée. La finition Authentique est la vraie première version homogène, affichée avec le 1.2 16V 75 à 10.800 € auxquels il faut ajouter 1.000 € si on désire la climatisation. Les deux finitions suivantes Dynamique et Privilège, toutes les deux à 12.900 € avec le 1.2 16V 75 apportent les sièges arrière indépendants et coulissants, la climatisation, une radio 80 W CD MP3 avec une présentation orientée "sport" pour la Dynamique et "confort" pour la Privilège. A 14.800 €, toujours avec le 1.2 16V 75, la luxueuse Initiale se pare de cuir et la Gordini reçoit le 1.2 TCE 100, ou mieux encore le 1.6 16V 133 (Twingo RS 16.900 € et RS Gordini 18.100 €). Ceux qui roulent beaucoup ont le choix entre deux Diesel, 1.5 dCi 75, à 12.900 € uniquement avec la finition Authentique et de 15.200 € (Dynamique et Privilège) à 17.200 € (Initiale) en passant par les 16.700 € de la Gordini avec le 1.5 dCi 85. 

Polyvalence ville-route

 

La Twingo est dans son élément dans la circulation urbaine. Maniable, nerveuse sur les trois premières vitesses, agréable à conduire avec sa direction assistée souple et ses vitesses faciles à passer, se garant aisément grâce à sa bonne visibilité, on ne peut que regretter l'absence d'un système "Start/Stop" qui permettrait de réduire un peu sa consommation urbaine (6,7 l/100 km), presqu'un litre supérieure à celle annoncée (5,9 litres). La position de conduite haute déroute un peu au début, d'autant plus que le siège n'est pas réglable en hauteur sur la finition Authentique, mais on finit par s'y habituer. 

Si l'on doit quitter la ville, pas de problème avec la Twingo, même motorisée par le "petit" 75 chevaux. Certes, il ne faut pas espérer de grandes performances, mais la puissance est suffisante pour atteindre avec facilité 130 km/h sur autoroute. Toutefois les côtes accentuées la ralentissent quand même sensiblement. Comme en ville, la consommation autoroutière tourne autour de 7 l/100 km. Sur route, il est préférable de prévoir large pour dépasser et ne pas rester en cinquième, très longue, mais rétrograder en quatrième offrant plus de ressources. Même en conduisant souplement la consommation descend difficilement en-dessous de 6 l/100 km, ce qui est quand même très éloigné des 3,7 litres revendiqués. 

Confortable

Les suspensions de la Twingo offrent un compromis entre le confort et la tenue de route très satisfaisant dans cette catégorie de petites citadines. Sauf à petite vitesse où elles se révèlent un peu fermes, les suspensions absorbent efficacement les défauts de la chaussée. Associées à des sièges confortables et à une insonorisation efficace (sauf avec l'option toit ouvrant en toile), on peut envisager sereinement de longs trajets, d'autant plus que la sécurité est assurée par une excellente tenue de route et un bon freinage. Malgré ces bonnes dispositions, on regrette toutefois que le correcteur électronique de trajectoire (ESP) soit indisponible sur les deux premiers niveaux Access et Authentique et en option groupée avec les airbags rideaux sur les autres versions alors qu'il est monté en série sur toute la gamme de la nouvelle VW up!. 

La nouvelle Twingo a retrouvé un air jovial et repris des couleurs. Elle garde ce qui caractérise la Twingo, maniabilité, habitabilité, confort, économie, agrément de conduite et ajoute un brin de gaieté à sa présentation. Par contre, la consommation réelle, si elle reste raisonnable, est plus élevée que celle annoncée, l'accès aux places arrière est difficile sans qu'une version cinq portes soit prévue et quelques détails d'équipement et d'ergonomie mériteraient d'être revus. Ainsi remise au goût du jour, elle reste donc une valeur sûre dans sa catégorie où elle attend de pied ferme ses concurrentes.

Daniel DECHENE

2012-02-15