FIAT Panda 1.2 69 ch Easy

ESPACE CITADINE
  • Look
  • Prix/équipement
  • Habitabilité et rangements
  • Suspensions
  • Volant fixe en profondeur

Prix : 10 790 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 8 soupapes injection multipoint
Cylindrée 1242 cm³
Puissance maxi 69 ch à 5500 tr/min
Couple maxi 10.50 mkg à 3000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 3.65 m
Largeur 1.64 m
Hauteur 1.55 m

Poids

Total 940 kg

Capacités

Coffre de 225 à 870 dm³
Réservoir 37 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 164 km/h
0 à 100 km/h 14.20 s

Environnement

Emission CO2 120 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.30
Urbaine 6.70
Mixte 5.20
Essai 5.20

ANIMAL FETICHE

Après trente deux ans de Panda déclinés en seulement deux générations, FIAT a présenté la troisième du nom au dernier Salon de Francfort en septembre 2011. La Panda avec sa gueule de "command car" selon la pub de l’époque, a eu une longue carrière de 23 ans et la numéro deux commençait à dater depuis ses premiers tours de roues en 2003. A l’image de ses homonymes à quatre pattes, la Panda est précieuse pour FIAT qui, il faut bien le dire, ne peut actuellement compter que sur ses petites voitures (et encore). Il est donc évident que la Panda est stratégiquement importante (6,5 millions produites jusqu’à présent) pour le constructeur turinois face à la concurrence qui, elle, n’a pas chômé. Voyez par exemple du côté de Wolfsburg ou plus près, vers Billancourt…

Rondeurs

C’est net, la Panda 3 ressemble beaucoup plus à la deux qu’à l’originale, ne serait-ce déjà par le nombre de portes. La nouvelle arbore une silhouette proche de la génération qu’elle remplace avec la découpe caractéristique de la troisième vitre. J’en profite d’ailleurs pour rappeler le bienfait de celle-ci quand il s’agit de regarder de trois quarts arrière. Au-delà de cette similitude que l’on retrouve dans l’architecture générale, découpe des portières, barres de toit, la nouvelle Panda a pris quelques rondeurs. La face a récupéré les inévitables feux diurnes allongés, les ronds étant réservés aux 500.

La bouille est sympathique, marquée par un capot nervuré s’alignant derrière le logo de la mini calandre. L’arrière a abandonné les longs feux verticaux pour des blocs (estampillés Panda) réduits en hauteur à l’encadrement des vitres de custode et de hayon. La nouvelle s’est allongée de 11,4 centimètres et a "pris" également en largeur (+ 6,5 centimètres). Sur ce point, on le retrouve dans l’habitacle. Bienvenues, les protections latérales (noires) ne seront pas de trop pour protéger la carrosserie. Bienvenus également, les bourrelets (noirs eux aussi) préservent les boucliers des assauts de la ville, lieu de prédilection de la voiture.

Carrés

Profitons-en pour découvrir l’intérieur de la FIAT. Dans le jeu des ressemblances avec les anciennes, le carré est partout peut être pour rappeler la première Panda, très anguleuse, dessinée, rappelons le, par Giugiaro. Comme elle, la "nuova" dispose d’un bac de rangement face au passager. Sans retrouver l’immense et pratique poche hamac de la première génération sur laquelle on faisait coulisser le cendrier, on peut tout de même ranger quelques objets. Voilà une excellente idée malmenée ces derniers temps par l’airbag passager. Une boîte à gants fermée est disposée sous la planche de bord. Les compteurs sont carrés comme le pommeau du levier de vitesses (toujours placé à mi hauteur), la forme des haut parleurs, le moyeu du volant, certaines commandes ou encore la forme des poignées de porte. Même le frein à main a pris de la largeur pour se rapprocher du leitmotiv carré.

Au-delà de sa praticité, la planche de bord (bicolore) est égayée par un entourage assorti aux sièges bicolores eux aussi. Le bloc compteur est inédit avec un joli graphisme, à noter qu’il contient un mini écran central donnant les informations de l’ordinateur ainsi que les jauges matérialisées par des diodes. Le bloc radio est placé dans un entourage noir laqué. On le voit, FIAT a fait l’effort de donner de la couleur et du sérieux. Sur ce point, la Panda ne souffre d’aucune critique sur la bonne tenue et les ajustements des matériaux. Le tissu est de bonne facture, coloré et pimpant lui aussi. Clin d’œil amusant, les plastiques des contre-portes sont estampillés de milliers des quatre lettres P, A, N et D disposées dans tous les sens…

La disposition des commandes de la Panda 2 a été intégralement reprise sur la "3". Ainsi, les boutons de lève-vitre sont posés sur la console centrale, les commandes de chauffage également. Malheureusement, le volant reste fixe en profondeur et le siège tout aussi fixe en hauteur (sauf de prendre, pour ce dernier cas, l’option à 75 €). La caractéristique d’une Panda est sa position de conduite en hauteur ; rassurez-vous, on s’y fait et un petit gabarit appréciera. Attention portée aux femmes (ou non), le pare-soleil côté conducteur est doté d’un miroir. Les millimètres gagnés en largeur sont bénéfiques. Contrairement à la Panda 2, siège reculé, on n’a plus l’épaule qui cogne contre le montant central. L’accès aux places arrière est bien évidemment facilité par les portes donnant sur une banquette rabattable. Le système de pack peut opter pour une banquette 50/50 coulissante (la configuration est donnée en quatre places) que l’on peut associer au rabat du dossier du siège avant passager. FIAT précise que l’augmentation de longueur de la Panda profite aux passagers avant qui bénéficient de deux centimètres supplémentaires aux genoux.

Cylindres

La Panda se conduit agréablement si on s’en tient à la position de conduite et à la grande surface vitrée. En revanche, la suspension, bien qu’améliorée, reste sautillante sur mauvais revêtements. Et pourtant, l’élargissement des voies est forcément bénéfique à la tenue de route, aidée par une barre antiroulis à l’avant. Les motorisations sont connues pour trois d’entre elles. Le 1,2 litre qui équipe ma Panda est l’inusable moteur "Fire" qui anime pas mal de FIAT depuis des années. Il constitue l’entrée de gamme et sera probablement le plus vendu. Globalement silencieux et discret, il sied bien à la voiture pour son utilisation majoritairement citadine. La consommation moyenne lors de l’essai s’est stabilisée à 5,4 litres aux cent kilomètres, ce qui n’est pas si mal. Les deux autres moteurs à essence sont déclinés du récent TwinAir c'est-à-dire le bicylindre de 900 cm3. Le plus puissant des deux (875 cm3 turbo de 95 chevaux) équipe déjà les 500 et la Punto 2012. Dans quelques temps, ce moteur sera "dégonflé" à 65 chevaux en supprimant le turbo et en augmentant la cylindrée (964 cm3) et signera peut être la fin du vieux Fire. Il faudra pour cela que les TwinAir soient plus discrets et surtout plus sobres. Le dernier moteur de la famille est également une vieille connaissance puisqu’il s’agit du turbo Diesel de 1,3 litre. Le Multijet II donne, dans notre cas, une puissance de 75 chevaux et comme ses cousins bicylindres, est équipé du système Start/Stop. Le Diesel est de moins en moins présent dans les petites citadines mais si le gazole vous tente, la première Panda Multijet est affichée à 13.140 €. On a également plus de chance de le retrouver sous le capot de la version 4x4, toujours prisée par les montagnards, prévue pour la rentrée 2012.

Cercle

Restons dans le budget pour préciser que le prix d’attaque de la famille Panda est de 9.990 €. Ce montant symbolique est limité à la finition Pop uniquement motorisée avec le 1,2 litre. Nul doute que la finition "Easy", celle de ma voiture d’essai, devrait remporter la majorité des ventes. On la reconnaît à ses barres de toit et son autoradio CD MP3 de série. Il est possible d’agrémenter la dotation de sa voiture en choisissant parmi les nombreuses options parmi lesquelles le radar anti collision. Comme la VW up!, la Panda peut (à partir de septembre prochain) disposer du freinage automatique d’urgence qui stoppe net la voiture en cas de détection d’un obstacle quand la voiture ne dépasse pas 30 km/h. A noter que l’ESP n’est pas fourni en série, mais on a au moins sur toutes les Panda l’activation des feux de détresse en cas de freinage d’urgence. Le dernier niveau "Lounge" désignant justement le haut de gamme donne, pour 1.200 € de plus, la climatisation (manuelle), le Blue&Me, les commandes radio au volant ou encore des jantes en alliage (14 pouces).

La Panda est évidemment attendue par FIAT qui ne peut guère compter que sur sa 500 pour maintenir ses ventes, la Punto ne sera remplacée qu’en mi 2013. Pour l’occasion, signe des temps, la production est relocalisée en Italie puisqu’assurée par l’usine de Pomigliano d’Arco près de Naples. Cette "Pandasud" se présente comme héritière de sa devancière et de son illustre ancêtre, la rusticité en moins. L’extérieur est agréable, bien dessiné et l’intérieur tout aussi avenant et sérieusement présenté, ce qui n’empêche pas la gaité des couleurs. Les rangements sont nombreux. La vocation majoritairement citadine de la FIAT est indiscutable. Le prix, enfin, reste un de ses arguments pour l’emporter face à ses nombreuses et agressives concurrentes…

Philippe NIOLLET

2012-03-15