KIA Optima 1.7 CRDi 136 ch BVA Premium Navi

ESPACE BERLINE
  • Ligne
  • Garantie 7 ans
  • Equipement / Prix
  • Boîte auto pénalisante
  • Offre plus puissante manquante

Prix : 33 490 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres – 16 soupapes turbo Diesel injection indirecte à rampe commune, turbo à géométrie variable
Cylindrée 1685 cm³
Puissance maxi 136 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 32.90 mkg à 2000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.85 m
Largeur 1.83 m
Hauteur 1.46 m

Poids

Total 1581 kg

Capacités

Coffre de 505 à 0 dm³
Réservoir 70 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 190 km/h
0 à 100 km/h 12.00 s

Environnement

Emission CO2 158 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.90
Urbaine 7.90
Mixte 6.00
Essai 7.20

LIGNE D’ATTAQUE

Qui a dit que KIA somnolait se trompe vigoureusement. Bien au contraire, le quatrième constructeur mondial tire tous azimuts en veillant à n’oublier aucun segment. Avant la Cee’d 2 découverte au dernier Salon de Genève et après les Picanto 2 et Rio 3, le difficile segment D (grandes berlines) est attaqué précautionneusement par le dynamique coréen. L’objet du "délit" se nomme Optima, marquant probablement pour le marketing l’optimisme porté à la voiture et à la politique d’équipements optimum offert avec la nouvelle grande KIA…

Lignes tendues

L’Optima n’est pas la plus grande des KIA qui dispose dans sa gamme la plus grande et plus classique Cadenza non diffusée en France. Le plus efficace, et le constructeur l’a parfaitement compris à tel point qu’il a fait école chez son cousin HYUNDAI, est de présenter une ligne dynamique et surtout pas fade et consensuelle. La prise de risque stylistique s’est toujours avérée payante et il n’y a vraiment pas de raison pour que cela cesse (voyez la Cee’d 2). Exit les traditionnelles Magentis et Opirus, l’Optima se présente comme une très longue berline, très effilée. Là encore, le coup de crayon de l’équipe de Peter Schreyer a bien ciblé les attentes européennes et américaines. D’ailleurs, la voiture est également produite en Géorgie.

Le style de l’Optima est bien apparenté à la marque, ne serait-ce que par la forme de la calandre ou le creux de bas de portières, signature constante de KIA. Les diodes jouant le rôle de feux diurnes, placées dans le bouclier, probablement additionnées de la couleur blanche de ma voiture d’essai ont fait détourner quelques regards interrogatifs. La KIA est nouvelle et non encore "assimilée" par le commun des mortels qui n’a pas forcément à l’esprit la fameuse calandre. En tout cas, la KIA attire l’œil du quidam, ce qui est déjà bon signe. Il faut dire que le style agressif de la face marqué par des optiques effilées et terminées par les feux de côté (light corner), la mini grille placée sur les ailes avant ou encore les immenses jantes en alliage peu discrètes ne peuvent pas laisser indifférents. La ligne, on l’a dit, est effilée : l’Optima mesure 4,85 mètres de longueur pour seulement 1,45 mètre de hauteur ; on surfe dans le gabarit d’une PEUGEOT 508 ou encore d’une MERCEDES Classe E. La voiture est tout aussi réussie à mon goût vue de trois quarts arrière avec une belle ligne de pavillon bordée d’une baguette inox, des feux très biseautés et une découpe en coin des portes arrière.

Ligne d’échappement

KIA a bien compris qu’on n’entrait pas facilement et immédiatement dans le segment des hauts de gamme. Cette approche qui peut d’ailleurs être un handicap, se matérialise par un moteur modeste au regard des prestations attendues de la voiture. Le constructeur ne manque pas de moteurs essence à six cylindres, mais c’est le turbo Diesel (quatre cylindres) de 1,7 litre qu’il a retenu pour notre marché. Et il n’y a qu’à regarder le bouclier arrière qui ne laisse apparaître qu’une seule sortie d’échappement (dommage). La proposition est unique : à prendre ou à laisser. Le moteur affiche une puissance de 136 chevaux, précisément celle du 2.0 litres qui équipe le Sportage. La réduction de taille ou, si vous préférez, le "down sizing" de la cylindrée, a été compensée par un turbo à géométrie variable. Le couple a lui aussi conservé une honorable valeur de 325 Nm à 2.000 tr/mn qui finalement en donne autant que le deux litres. On pourra toujours reprocher le manque de chevaux qui pourrait compléter l’offre avec le 2.2 CRDi de 197 chevaux du Sorento, mais ce serait contre productif en économie et en rejet.

La version testée était équipée d’une boîte automatique à six rapports, certes reposante avec ses commandes au volant si nécessaire, mais pénalisant la consommation (7,2 litres en moyenne donnée par l’ordinateur de bord), le taux de CO2 et la carte grise avec un cheval fiscal de plus. Malheureusement, la touche Eco au tableau de bord, activée sur l’essentiel de l’essai n’a guère amélioré le rendement pour se rapprocher des données constructeur. A défaut, l’Optima adopte une boîte mécanique à six rapports également et qui affiche un bon litre de moins en consommation.

Lignée

La grande KIA traite ses occupants avec attention. L’habitacle est très orienté Premium avec, pour la finition d’essai, une sellerie intégralement habillée de cuir, un volant revêtu du même matériau avec la partie supérieure en (faux) bois comme sur la console et le levier de vitesses. Pour accentuer la touche chic, le pédalier est en alu et les plastiques sont plutôt valorisants. Le confort est à la hauteur avec des réglages électriques précis, une console centrale orientée vers le conducteur et un grand écran tactile. Le volant regroupe toutes les commandes, déroutant au début mais qui est assez intuitif et sans aucun mystère pour qui a l’habitude de conduire une KIA.

L’Optima est proposée en deux finitions dont la première nommée "Active" débute à 27.990 € soit environ 2.000 € de moins qu’une 508 HDi 140 mais avec une dotation d’équipements de série très fournie. KIA offre en effet le détecteur de pluie, l’allumage automatique des feux, un régulateur / limiteur de vitesse, des jantes en alliage, une vraie roue de secours et une sellerie cuir et tissu. Pour le confort, le double toit vitré ouvrant à l’avant, le radar de recul, les sièges chauffants ou encore une assistance au stationnement sont également inclus dans le prix. Ajoutez 4.000 € pour acquérir la finition haute "Premium Navi", celle de ma voiture d’essai, pour passer à un cran supérieur. En gros, la seule option (étonnant) est la peinture métallisée à 500 €. Comme son nom l’indique, la voiture est dotée d’un pack navigation avec caméra de recul. On renforce la tranquillité en se dispensant de la clé et en ajoutant une alerte (dans le volant) de franchissement de ligne (sans correction). Dans tous les cas, il va sans dire que les Optima bénéficient de la garantie de sept ans (ou 150.000 kilomètres).

L’entrée de KIA dans le segment haut de gamme se fait en douceur, modestement mais sûrement. L’Optima enterre ses devancières aussi discrètes que surannées, affichant un dynamisme, un prix, une ligne qui ne peut laisser indifférent. La modestie vient plutôt du moteur qui défend vaillamment ses 136 chevaux, mais vu les flambées successives du prix des carburant, n’est-ce pas la bonne stratégie ? Nul doute que le constructeur Coréen n’en restera pas là, l’intéressante Optima pourrait ne pas rester seule et même ouvrir la voie à la future "KH", nom de code de la première limousine KIA prévue sur le marché Coréen (pour commencer ?) avant cet été.

Philippe NIOLLET

2012-03-21