LANCIA Thema 3.0 Multijet II 239 Executive

ESPACE ROUTIERE
  • Dotation de série ultra complète
  • Confort
  • Consommations
  • Handicap d’image

Prix : 50 750 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 6 cylindres en V - 32 soupapes turbo Diesel injection directe rampe commune turbo à géométrie variabl
Cylindrée 2987 cm³
Puissance maxi 239 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 56.00 mkg à 1800.00 tr/min

Dimensions

Longueur 5.07 m
Largeur 1.90 m
Hauteur 1.49 m

Poids

Total 2042 kg

Capacités

Coffre de 0 à 462 dm³
Réservoir 72 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 230 km/h
0 à 100 km/h 7.80 s

Environnement

Emission CO2 191 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 5.90
Urbaine 9.60
Mixte 7.20
Essai 7.90

DECLINAISON LATINE

On pensait bien qu’il n’y aurait pas de grande routière de sitôt chez LANCIA après l’infortunée Thesis qui n’a malheureusement pas trouvé son public. Et puis, il y eut la reprise du groupe CHRYSLER par le groupe FIAT et en guise de rationalisation, comme on dit chez les économistes, la gamme LANCIA a profité de cette union pour renflouer sa gamme. L’un des enfants de ce mariage est arrivé dans les concessions italiennes sous le patronyme Thema, mais à y regarder de plus près, ses lignes très carrées nous rappellent un autre modèle plus américain…

Thème

Effectivement, on va évacuer tout de suite l’origine de notre LANCIA car on sait que la Thema est en fait la nouvelle CHRYSLER 300C cuisinée à l’italienne. Finalement, ressortir le patronyme Thema n’est pas une mauvaise idée quand on sait que la première génération partageait déjà sa carrosserie avec d’autres voitures du groupe FIAT ainsi qu’avec SAAB. La cuisine italienne est délicieuse et prisée, souhaitons qu’il en soit de même pour cette nouvelle grande berline. Les lignes anguleuses ne sont pas nouvelles chez LANCIA, PININFARINA avait déjà dessiné de telle sorte la Flaminia ou le coupé Gamma. Mais dans notre cas, ce sont plus les dimensions imposantes, les immenses jantes ou la faible surface vitrée qui trahissent l’origine outre-Atlantique de la voiture.

Oubliées les courbes délicates de la défunte Thesis, la Thema est imposante à tous points de vue. Elle dépasse cinq mètres de long. La calandre immense, chromée, symbole d’union entre les deux marques, ouvre le bal aux côtés des optiques renfermant les diodes diurnes. Les passages de roue bodybuildés, la haute ceinture de caisse terminant sur une malle massive dessinent bien le style de la génération précédente (de CHRYSLER) qui avait plu. A quand un Touring ou plus exactement un Station Wagon (comme avec la première Thema) ? Les boucliers sont à l’unisson du dessin de la voiture, renfermant à l’arrière deux immenses sorties d’échappement.

Conjugaison

Deux échappements signifient, sauf triche stylistique, des moteurs de cylindrée ad-hoc. Et bien entendu, aucuns modestes quatre cylindres ne viendront ternir le panorama de la LANCIA : du six cylindres sinon rien. Deux V6 motorisent la voiture, le 3,6 litres essence de 286 chevaux vient naturellement de la banque américaine alors que le turbo Diesel, bien qu’identifié CRD sur le filtre à air, vient d’Italie et plus précisément de chez VM. Il a été développé en collaboration avec FIAT (un retour aux sources si on se souvient du VM Diesel de 2,5 litres utilisé dans le passé). C’est donc cet inédit V6 Multijet II turbo Diesel qui remplit l’espace sous le capot de ma voiture et plus précisément dans sa déclinaison de 239 chevaux (la plus puissante). Ce même moteur est également proposé dans une version plus "modeste" de 190 chevaux. Notre Thema d’essai est associée, c’est une évidence, à une boîte automatique, le tandem devant libérer le conducteur de tous stress à déplacer sans traîner les deux tonnes (à vide) de la voiture. Et pour garder de l’énergie, quelque peu au détriment de la consommation, la boîte ne compte que cinq rapports. Sur ce sujet, la LANCIA s’est avérée malgré tout peu gourmande, compte tenu des performances offertes et à condition de garder une conduite raisonnable. Si on insiste, le couple maxi, 56 mkg tout de même, est atteint à partir de 1.800 tr/mn, ce qui permet à cette propulsion (eh oui !) de donner le change.

Le confort est vraiment digne d’une grande routière qui accueille avec aisance quatre passagers, et même cinq. Pour satisfaire idéalement le conducteur, les réglages du siège et du volant sont nombreux et dans toutes les directions. Si cela ne suffit pas, un bouton placé sur la colonne de direction permet d’avancer à souhait électriquement le pédalier. La visibilité est bonne tout comme l’accessibilité des commandes. Le volant multifonctions et l’écran tactile facilitent la conduite de la voiture. La version super équipée Executive est livrée avec un toit panoramique ouvrant. L’espace aux places arrière permet d’accueillir aisément des adultes tout en conservant un grand coffre de 462 litres. A titre anecdotique ou simplement pratique, le couvercle de malle s’ouvre s’il détecte les clés à l’intérieur, si elles y étaient tombées malencontreusement.

Version

Quant à viser le Premium, autant le faire avec un maximum d’équipements. La finition Executive, inaugurée avec la Delta, a cette mission. Elle est quasiment unique si on excepte le niveau Platinum réservé au seul Multijet de 190 chevaux qui permet à LANCIA d’afficher un prix d’attaque de 43.550 €. L’habitacle de la LANCIA est évidemment la touche la plus italienne de la voiture. On y trouve le raffinement LANCIA marqué par les sièges tout cuir Nappa et la planche de bord recouverte du même matériau surpiqué mais en Poltrona Frau. Du vrai bois recouvre la console centrale et les inserts du tableau de bord et des portes, en harmonie avec les différentes touches chromées. Le constructeur a particulièrement soigné la présentation en retenant également des plastiques de bonne qualité. L’immense écran tactile multifonctions trône au milieu de la planche au sommet duquel une montre à aiguilles estampillée LANCIA renforce le raffinement de la voiture. Les compteurs, également gradués en miles (évidemment), sont eux aussi particulièrement beaux, agrémentés d’un rétro éclairage bleuté d’un très bel effet.

Se placer dans le segment Premium impose un niveau de qualité très élevé mais aussi une riche dotation de série. Je fais bien entendu exception des marques déjà établies dont l’interminable catalogue des options fait partie de la possibilité d’avoir une voiture exclusive. L’impétrante n’en est pas encore là, c’est pourquoi la finition Executive n’a rien négligé laissant en gros deux options : les peintures métallisées et les jantes alu de 20 pouces (dont était équipée ma voiture). Par déduction, la caméra de recul toujours utile compte tenu du gabarit de la LANCIA, le cuir, les sièges chauffants avant et arrière, ventilés à l’avant, le volant chauffant, un GPS, le démarrage sans clé, le désembuage automatique, le détecteur de pluie ou encore les feux automatiques sont quelques exemples du confort procuré. Pour la sécurité, la Thema n’est pas en reste avec sept airbags, un ESP "intelligent" qui s’adapte aux routes accidentées, un régulateur tout aussi doué dans la détection des voitures qui précèdent la votre, l’éclairage anti adaptatif, j’en oublie…

LANCIA, ancien constructeur de hauts de gamme jusque dans les années 60, passé avec succès par une carrière sportive (années 70/80) puis dans une recherche de légitimité dans le Premium, a peut être trouvé la voiture idoine. La Thema propose incontestablement de hautes prestations de confort, de luxe, d’équipements dignes d’une grande routière de segment supérieur. Il ne lui restera donc plus (ce n’est pas le plus simple) que de faire taire les esprits grincheux qui lui reprocheront ses origines "non tranchées", probablement encore perturbées par une marque qui est encore malheureusement en quête de notoriété…

Philippe NIOLLET

2012-04-10