AUDI Q5 & SQ5

ESPACE TOUT-TERRAIN
  • SQ5
  • Consommations quel que soit le modèle
  • Confort
  • Prix

Prix : 36 700 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 6 cylindres en V - 32 soupapes Turbo Diesel injection directe rampe commune - 2 turbos
Cylindrée 2967 cm³
Puissance maxi 313 ch à 0 tr/min
Couple maxi 66.00 mkg à 1450.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.63 m
Largeur 1.90 m
Hauteur 1.63 m

Poids

Total 0 kg

Capacités

Coffre de 540 à 1560 dm³
Réservoir 75 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 250 km/h
0 à 100 km/h 5.10 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 0.00
Urbaine 0.00
Mixte 7.20
Essai 0.00

L’S SUR LE Q

AUDI est sur tous les fronts et quand le constructeur ne sort pas une nouveauté comme l’A3 ou une évolution telle la RS4 (et quelle évolution…), il n’oublie pas de donner quelques coups d’actualisation à des "vieux" modèles. Ce qualificatif est bien entendu une ineptie pour AUDI qui peut se vanter d’avoir une gamme des plus récentes et encore moins pour le Q5, à peine âgé de quatre ans (déjà). Comme c’est souvent le cas, le remodelage n’est pas une simple retouche cosmétique, il s’accompagne aussi d’améliorations techniques. Le Q5 inaugure également une nouvelle famille déjà connue chez les berlines et les coupés : l’adoption d’une gamme S. L’association S avec Q est une première et même une double première car le SQ est animé par un TDI…

Carte

La famille Q5 de cette seconde partie de 2012 et même 2013 est quasiment identique à la gamme actuelle. Il vaut mieux prendre une loupe pour distinguer le nouveau de l’ancien, en concentrant celle-ci sur les feux, la calandre et les boucliers. Pour les premiers, l’éclairage diurne est modifié avec un entourage fin reconnaissable de loin, c’est le but. La grille de la calandre single frame ne garde que les barres verticales chromées. Les boucliers et les jantes ont été redessinés. On le voit, la notion de remodelage est presque abusive devant ces micro changements de style.

Les retouches extérieures sont plus que discrètes, il en est de même pour l’intérieur qui lui non plus n’a pas besoin d’être révolutionné. Il n’y a franchement pas à redire sur la qualité, la précision et l’ergonomie des commandes. Les touches 2013 sont matérialisées par des nouveaux matériaux telles les applications bois ou aluminium sur la console et les contre-portes. Les garnissages ont été revus ; le Q5 propose 35 combinaisons intérieures possibles. La manipulation du MMI Navigation ("Multi Media Interface") a été simplifiée en divisant par deux le nombre des touches (quatre désormais) qui permettent de commander la navigation bien sûr, le téléphone, la radio et les médias. On peut aussi opter pour le MMI Navigation plus, le bien nommé, qui en donne encore plus. La capacité de stockage permet une très précise résolution des cartes avec la possibilité de visualiser celles-ci via Google Earth ou Google Street View. Pour l’avoir testé, le système est extrêmement efficace. Les possibilités (gestion de l’itinéraire en direct selon les conditions de trafic) sont multiples. En plus de la navigation, le MMI offre une connexion Bluetooth, à Internet et contient une application pour Smartphone avec commande vocale.

Cachets

Côté motorisations, les nouveautés se trouvent situées à chaque bout de la gamme, et de la gamme Diesel. En entrée, le Q5 TDI de 143 chevaux trouve une place efficace avant le 177 chevaux qui représente le cœur de gamme. Pour l’instant associé à une boîte mécanique à six rapports, ce TDI est proposé en 4x2 ou traction si vous préférez. Le ticket d’entrée pour son SUV préféré descend à 36.700 € et, à coup sûr, va grignoter de nouvelles places. Les concurrents n’ont pas fini de souffrir… A l’essai, le TDI est silencieux et tout aussi discret du côté de la jauge d’essence. AUDI donne une consommation moyenne de 5,3 litres aux cent kilomètres, valeur (réaliste) qu’on a approchée lors de l’essai. Le Q5 TDI de 177 chevaux, comme ses frères, est associé à un Start/Stop de série et une direction électromécanique qui, à elle seule, fait gagner, selon AUDI, 0,2 litre de carburant. Le haut de gamme de la famille Q5 est couronné par un V6 de 245 chevaux. Donné avec une consommation de 6,5 litres, soit un peu plus d’un litre pour 100 chevaux de plus que le premier TDI, ce moteur, équipé de la boîte S tronic à sept rapports, procure le meilleur agrément juste avant le sportif SQ5. Le prix du bonheur du Q5 V6 TDI se situe autour de 50.000 € sans option…

La gamme essence a elle aussi bénéficié d’améliorations et même de nouveautés. Le 2.0 TFSI donne 225 chevaux et est proposé avec la boîte Tiptronic à huit rapports et transmission Quattro. L’innovation principale de ce moteur est l’injection directe supplémentaire. Le principe est de gérer le complément d’injection en fonction de la charge. Les deux arbres à cames sont réglés en association avec le système Valvelift qui gère la levée des soupapes côté échappement. A ses côtés, le V6 TFSI de 272 chevaux bénéficie des mêmes innovations et des mêmes transmissions, il remplace le 3,2 litres FSI. Il est donné avec une consommation moyenne de 8,5 litres (contre 7,9 litres pour le 2.0 TFSI). Pour conclure avec l’essence, rappelons que le Q5 hybrid Quattro est toujours au catalogue. Il est le seul à ne pas bénéficier des améliorations de ses confrères. Ce Q5 associe le 2.0 TFSI (211 chevaux) et un moteur électrique (40 chevaux) et donne une puissance cumulée de 245 chevaux et un joli couple de 480 Nm. Le principe est de rouler le plus possible en électrique ou en rechargement électrique de façon à rester dans la zone basse de consommation. La boîte Tiptronic à huit rapports permet de gérer au mieux le régime et ne pas s’éloigner de la valeur moyenne de 6,9 litres donnée par AUDI. Trois programmes sont logiquement proposés au conducteur qui peut ainsi choisir entre le mode prioritaire à l’électrique, le mode mixte qui a la mission d’optimiser le rendement des deux moteurs ou enfin le mode sportif qui privilégie évidemment la performance des 245 chevaux (au détriment de la consommation).

Timbre

Plutôt que de choisir le mode S de son Q5 hybrid, le V6 TFSI ou le V6 TDI pour assouvir sa passion sportive dans son SUV préféré, il est désormais possible de s’offrir le SQ5. Selon le même principe de gamme que les berlines et coupés de la marque, le SQ5 ouvre une nouvelle voie (royale ?) à la famille Q. Il est tout à fait probable qu’on découvre des SQ3 et des SQ7 dans quelques temps… Le SQ5 est unique et uniquement disponible avec une puissance de 313 chevaux délivrée par un TDI. C’est là, l’autre nouveauté qui associe la gamme S avec un turbo Diesel. AUDI a repris le 3.0 litres V6 TDI avec deux turbos montés en série. Le rendement de ce biTDI monte le couple maxi à 650 Nm et le 0 à 100 km/h est expédié en 5,1 secondes. Les dispositifs d’économie d’énergie des Q5 sont bien entendu repris dans le SQ5, qui permet à AUDI d’afficher une consommation moyenne plutôt surprenante par sa faiblesse de 7,2 litres. La transmission est assurée par la boîte Tiptronic et l’intégrale Quattro. Le nouvel AUDI est équipé du châssis sport qui raffermit les suspensions et abaisse la carrosserie de 30 millimètres. La monte pneumatique est au minimum de 20 pouces avec possibilité d’augmenter d’une taille moyennant option.

La chance d’essayer le SQ5 sur routes et autoroutes allemandes est de pouvoir sur ces dernières monter la vitesse et vérifier qu’au delà de 240 km/h, le SQ5 ne bronche pas, dans un silence, un confort et surtout une sécurité de conduite indéniables. Les reprises sont au rendez-vous, particulièrement en mode Sport. On peut effectivement choisir grâce au système "Audi drive select", le comportement et le mode de conduite parmi plusieurs préréglages dont un personnalisé. Le mode Sport sélectionne ce même mode pour le passage des rapports et, pour le côté plus expansif, une sonorité marquée (qui me rappelle par certains côtés, celle de la RS5) au niveau des échappements.

Le SQ5 se distingue des Q5 par sa calandre single frame spécifique gris titane avec des doubles ailettes alu. Selon le code S, les coques de rétroviseurs sont elles aussi teintées alu. Le look sportif implique un becquet de toit obligatoire tout comme des boucliers spécifiques et les quatre sorties d’échappement. L’intérieur est traité encore plus luxueusement avec du cuir Nappa, de l’Alcantara, de l’aluminium ou encore du carbone. Les instrumentations et le volant (avec méplat) sont estampillés du fameux S que l’on retrouve sur la calandre et le hayon (pas loin du logo TDI qu’AUDI n’a pas occulté). Le prix n’est pas encore fixé pour ce modèle qui sera commercialisé en janvier prochain.

Enveloppe

La gamme Q5 ne manque d’aucune technologie d’aide à la conduite et à la sécurité. Toutes les versions disposent du système de détection de la fatigue du conducteur qui surveille ses faits et gestes et alerte en cas de conduite jugée anormale. La sécurité est renforcée par les systèmes "Audi pre sense" qui prépare le véhicule au choc, "Audi adaptative cruise contrôle" qui régule la vitesse (jusqu’à l’arrêt) en fonction du véhicule qui précède son Q5, "Audi active lane assist" qui alerte et corrige en cas de franchissement involontaire de ligne ou encore "l’Audi side assist" corrigeant le danger de l’angle mort. Les quatre finitions ("Ambiente", "Ambition Luxe", "S line" et au sommet "Avus") sont reconduites…

AUDI profite d’un très léger remodelage de son Q5 pour proposer un modèle d’entrée en traction pure associé au TDI de 143 chevaux. Cette entrée de gamme permet l’accès de ce beau SUV à un panel plus large d’amateurs. L’autre nouveauté, la plus marquante, se situe à l’exact opposé du catalogue sous le premier SQ de la marque. Plus logiquement motorisé avec un TDI, le SQ5 offre des performances dignes d’une sportive avec 313 chevaux sous le capot. Entre les deux, les autres Q5 qu’ils soient équipés de moteurs TDI ou TFSI, gagnent de la puissance et des économies de carburant, de quoi aisément permettre de poursuivre une carrière profitable…

Philippe NIOLLET

2012-08-01