AUDI A3 Sportback (2.0 TDI 184 Ambition Luxe)

ESPACE COMPACTE
  • Look
  • Moteurs
  • Confort
  • Présence sonore du TDI 105
  • Tarifs élevés

Prix : de 24 000 € à 37 000 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16 soupapes turbo Diesel injection directe rampe commune
Cylindrée 1968 cm³
Puissance maxi 184 ch à 3500 tr/min
Couple maxi 38.50 mkg à 1750.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.31 m
Largeur 1.79 m
Hauteur 1.43 m

Poids

Total 1350 kg

Capacités

Coffre de 380 à 380 dm³
Réservoir 50 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 232 km/h
0 à 100 km/h 7.40 s

Environnement

Emission CO2 114 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 0.00
Urbaine 0.00
Mixte 4.40
Essai 0.00

L’A3 EN AVANT

Les constructeurs n’ayant aucun modèle boudé par les acheteurs sont extrêmement peu nombreux. AUDI fait bien entendu partie de ce tout petit groupe d’autant plus que sa gamme est vaste et variée. Parmi ce panorama radieux, les meilleures ventes sont assurées par la gamme A3, dont la troisième génération a tout récemment été présentée. Il était alors évidemment de présenter la version Sportback dont la carrosserie à cinq portes devrait séduire encore plus les amateurs et prendre la tête des ventes d’AUDI...

La tête

Cela fait déjà douze ans que la famille existe d’abord en simple déclinaison cinq portes de la première A3. La première Sportback est arrivée avec la deuxième génération en 2004 avec sa fameuse version sportive RS3. Cette nouvelle AUDI, découverte au dernier Mondial de Paris, reprend le principe de sa devancière avec une carrosserie spécifique, certes très proche de l’A3. Rappelons que l’appellation Sportback désigne une architecture située entre une (banale) berline cinq portes et un break nommé Avant chez AUDI.

L’A3 Sportback reprend bon nombre d’éléments de l’A3 comme la mécanique, les moteurs, les technologies et extérieurement la face avant. Celle-ci est indéniablement typée AUDI par sa calandre single frame aux bords supérieurs biseautés. Le même coup de biseau a travaillé le profil des optiques, à la manière de l’A5 Sportback, caractérisées par les LED à géométrie enveloppante, signature là aussi d’AUDI. La partie arrière est évidemment différente de l’A3 du profil latéral au hayon et aux feux plus effilés pour l’occasion.

Les jambes

La Sportback mesure sept centimètres de plus que l’A3 classique, ce qui profite à l’empattement et au volume arrière. Le coffre est plus grand et les places arrière sont mieux loties. L’habitacle respire l’humeur AUDI avec une planche de bord aussi sobre que sérieuse, soulignée par une baguette et des aérateurs ronds (qui n’ont rien à voir avec les simples bouches qu’on trouve dans les voitures low cost). Cet apparent dépouillement donne une belle élégance à l’ensemble. Le MMI (MultiMedia Information), quand la voiture en est dotée, explique la simplification des commandes qui peut se résumer à la molette placée juste derrière le levier de vitesses. Cette console centrale, elle-même sobre et "design", contient le frein à main électrique et le bouton de démarrage sans clé si la voiture en est dotée. Les passagers sont confortablement installés, les sièges assurent le maintien et, selon l’option, disposent de la possibilité de rallonger l’assise.

Les muscles

MQB, ces trois lettres désignent la nouvelle arme du groupe VW qui est en fait la plateforme modulaire de la voiture qu’elle partage notamment avec la Golf VII. L’architecture permet d’avancer le train avant et donc de réduire les porte-à-faux, et de gagner quelques précieux kilogrammes (jusqu’à 90 kg). Le gain de masse est également dû au choix d’aciers plus résistants et plus fins à la fois et à l’utilisation d’aluminium (capot et ailes avant). Tous les éléments jusqu’aux sièges ont été passés à la loupe pour traquer tous grammes superflus, permettant de revenir à des valeurs de masse (1,2 tonne) semblables à celles des premières générations en dépit des nombreuses technologies embarquées supplémentaires. La consommation et les rejets sont bien sûr visés par le constructeur.

Pour assurer le bon rendement, il faut aussi des bons moteurs, sous entendu sobres et performants. La banque AUDI n’en manque pas. Difficile d’éviter les TDI, c’est pourquoi mon premier essai s’est orienté vers le plus petit TDI (1,6 litre) mais pas des moindres avec 105 chevaux dans les cylindres. Il est le plus sobre avec une consommation moyenne donnée à 3,8 litres (et 99 grammes de CO2). Je ne serai pas original en disant que le moteur est plus vite à la peine quand on escalade des routes escarpées de l’arrière pays niçois. Mais pour la plupart des automobilistes, il est suffisant, efficace et plutôt discret quoique de ce point de vue, ce ne soit pas son fort. L’autre TDI est le deux litres décliné en deux puissances : 150 et 184 chevaux. Le premier pourrait donner l’essentiel des ventes françaises. Le plus puissant assure l’attente vers les versions encore plus puissantes S3 et RS3. Cela dit, associé à la boîte S tronic, la nouvelle AUDI envoie du lourd comme on pourrait le dire de façon triviale.

Et si on passait à l’essence ? Les quatre moteurs TFSI sont tout aussi performants et sobres. Du coup, il faut bien calculer son budget avant de foncer tête baissée vers les TDI. Le petit 1,2 litre pourtant fort de ses 105 chevaux ne sera probablement pas le plus prisé. Le 1,4 litre passe mieux en version 122 chevaux et surtout 140 chevaux, puissance qui bénéficie du système COD (Cyljnder On Demand). La fonction du dispositif est de désactiver dès que possible les deux cylindres centraux du moteur. Au sommet de la gamme essence trône le 1,8 litre donnant 180 chevaux. Comme le plus puissant des TDI, la transmission Quattro est accessible (2.150€).

Et si on passait au gaz ? Il faudra attendre courant 2013 pour découvrir l’A3 Sportback TCNG. Ce nouveau sigle désigne le carburant de la voiture à savoir le gaz naturel. Le moteur est le 1,4 TFSI de 110 chevaux qui combinera l’alimentation en essence ou en gaz naturel. Et si on passait à l’électricité ? Il faudra attendre une année supplémentaire pour faire connaissance avec l’A3 e-tron, dont on a vu un concept au Mondial en septembre dernier.

Le cerveau

La gamme Sportback est déjà bien pourvue avec un ticket d’entrée (Attraction) à 24.400 € en essence et 25.950 € en Diesel, les deux donnant 105 chevaux. Les deux niveaux supérieurs Ambiente et Ambition sont au même prix avec une couleur Sport pour la seconde. Les deux finitions hautes sont nommées S line et Ambition Luxe. Il faut compter un peu plus de 30.000 € pour une TDI 150 Ambition. La dotation de série donne des jantes en alliage de seize pouces, la climatisation, les détecteurs de pluie et luminosité, un ordinateur de bord et le volant cuir. Le MMI est disponible en niveau 2, bénéficiant des dernières évolutions du système comme le "MMI touch" directement placé sur la molette. Avec la fonction GPS, la navigation se fait avec les images de Google Earth et Maps Street View, impossible de trouver mieux pour se diriger… Il faut augmenter la facture de 2.070 € pour passer en transmission S tronic (la boîte à double embrayage) et autant en transmission Quattro (pour les puissances supérieures à 150 chevaux).

La nouvelle A3 accède aux dispositifs de sécurité que l’on a déjà testés sur les gammes supérieures. On trouve ainsi la possibilité d’opter pour l’Audi pre sense qui prépare la voiture à la collision, ou pour l’Audi adaptative cruise control qui désigne le régulateur de vitesse intelligent ou encore l’Audi active lane assist qui prévient en cas de déviation de la trajectoire. Au-delà de ces systèmes, la voiture sait reconnaître les panneaux, sait se garer toute seule ou sait détecter tout véhicule caché dans l’angle mort. Tout est finalement une question de budget sachant qu’on retiendra que la nouvelle Sportback se trouve mieux placée d’un point de vue prix/équipement que l’ancienne.

L’A3 Sportback arrivera début février en concessions mais on peut d’ores et déjà la commander. Nul doute que la voiture plaira étant donné qu’au-delà d’être une AUDI, ce qui signifie déjà beaucoup, elle offre des performances et un confort de conduite indéniables. Les TDI seront certainement préférés, il ne faut en revanche pas négliger les TFSI qui sont sobres et méritent qu’on s’y intéresse. Alors, il reste quelques dizaines de milliers d’Euros à investir ce qui paraîtra toujours un peu salé, mais on sait que cette mise sera rentable avec les années…

Philippe NIOLLET

2012-12-15