FIAT 500L 1.3 Multijet Easy

ESPACE Compacte
  • Habitabilité
  • Modularité
  • Personnalisation
  • Design en retrait
  • Agrément
  • Finition

Prix : 19 500 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16 soupapes Turbo Diesel Injection directe common rail
Cylindrée 1248 cm³
Puissance maxi 85 ch à 3500 tr/min
Couple maxi 20.39 mkg à 1500.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.15 m
Largeur 1.78 m
Hauteur 1.67 m

Poids

Total 1315 kg

Capacités

Coffre de 343 à 0 dm³
Réservoir 50 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 165 km/h
0 à 100 km/h 14.90 s

Environnement

Emission CO2 110 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 3.70
Urbaine 5.00
Mixte 4.20
Essai 6.10

PICASSO OU MICHEL ANGE ?

Le petit pot de yaourt italien trop design a, l'âge aidant, pris quelque peu d'embonpoint et s'affiche maintenant sans complexe dans la peau d'un pot de faisselle. Emboitant le pas, avec retard, de la MINI et les multiples versions de son "myth revival", FIAT se décide enfin à décliner son nouveau symbole dans un petit monospace urbain venant titiller les CITROËN C3 Picasso et autres FORD B-MAX. Nous avons pu le tester en version Diesel, en plein Paris. 

Maman, j'ai agrandi la 500 !

Admettons un instant que vous ayez le souffle de Superman : en soufflant dans le pot d'échappement vous ne serez pas loin d'obtenir le résultat de cette 500L. Mis à part en effet la calandre et les feux ronds similaires à ceux du best-seller original, la ligne de cette nouvelle venue semble moins inspirée. Ceci dit, cette comparaison ne vaut que par rapport à un modèle original déjà extrêmement bien dessiné. Il n'en reste pas moins qu'un C3 Picasso par exemple apparaitra stylistiquement plus homogène. Cette nouvelle venue est en effet très haute, avec un apparent "sac à dos" sur l'arrière, la faute sans doute à la convergence entre une ligne de pavillon rebiquant sur l'arrière et la ligne de vitres inclinée vers l'avant. Enfin, sur la vue de profil, les arches de roues carrées ne sont pas du plus bel effet.

Heureusement, cette 500 "Large" hérite de possibilités de personnalisation similaires à son inspiratrice, et se pare ainsi de livrées bicolores ou de jantes optionnelles du plus bel effet. On notera également les larges baguettes latérales à effet de chrome qui protègeront les côtés de l'auto dans son environnement urbain de prédilection.

Plus grande: oui, mais…

A l'intérieur, la sensation d'espace est immédiatement perçue. FIAT ayant réalisé une voiture intentionnellement haute, quitte à prendre un risque au niveau du design extérieur, l'espace à la tête disponible est important que ce soit aux places avant ou arrière. La luminosité intérieure et la visibilité ont également la part belle. Cette relativement petite voiture ne comporte en effet pas moins de dix surfaces vitrées, sans compter le toit vitré panoramique optionnel, puisque les faces latérales comportent des vitres de custode avant et arrière. La visibilité que peut avoir le conducteur de son environnement extérieur est donc logiquement de bon niveau, bien que le gain des vitres de custode avant se trouve un petit peu limité par l'épaisseur des garnitures intérieures.

La planche de bord donne l'impression d'un joyeux mélange, le constructeur turinois ayant puisé dans ses différents modèles existants et mélangé principalement les dessins de la Panda avec celui de la 500. L'habillage en couleur accordé à la carrosserie reste heureusement disponible mais sur notre modèle d'essai "Easy" nous avions droit à un noir laqué. La sellerie des sièges est en tissu bicolore gris clair/anthracite et s'orne de logos multicolores.

La gamme s'articule autour de trois niveaux de finition "Pop", "Easy" et "Lounge". La version concernée par cet essai correspond donc au milieu de gamme mais se trouvait enrichie d'un certain nombre d'options payantes. La dotation originale de ce niveau "Easy" comprend entre autres les maintenant indispensables éléments de sécurité comme les six airbags, l'aide au freinage d'urgence et le stabilisateur de trajectoire. Ce petit monospace vient d'ailleurs d'être noté cinq étoiles, soit la note maximale, au crash-test Euro-NCAP. Pour les autres éléments remarquables, on notera le système audio de bonne facture associé à un écran couleur tactile de cinq pouces de diagonale, capable de piloter des matériels nomades (iPod, iPhone ou autre..) par Bluetooth et USB. La voiture propose également une aide au démarrage en côte ajoutant au confort de conduite. A ce niveau de gamme, la climatisation est par contre manuelle et non régulée, les vitres arrière manuelles et les maintenant classiques capteurs de pluie et d'allumage des feux sont en option. La consolation pour l'italophile qui sommeille en nous viendra de la cafetière en option, signée Lavazza s'il vous plait ! L'honneur et la "dolce vita" sont saufs, bien que le dossier de presse ne mentionne pas de four à pizza dans le coffre.

L'aménagement intérieur s'avère assez pratique. La planche de bord propose de nombreux rangements pour y vider vos poches. On appréciera le "bac à portable" en haut de cette dernière, mais qui exposera votre précieux smartphone aux rayons du soleil en plein été, et ne permet pas de le maintenir de façon à voir son écran en conduisant et profiter ainsi de la navigation de plus en plus souvent proposée sur ces appareils. De même, on regrettera l'absence d'accoudoir central aux places avant. Enfin, l'espace disponible pour les pieds du conducteur s'avère étonnamment contraint, la partie inférieure de l'habillage du poste de conduite pouvant même "accrocher" les chaussures du conducteur à la descente.

Le coffre et sa modularité sont un des points forts de cette auto. Peu profond mais offrant un bon volume en hauteur, il peut être agrandi dans un premier temps grâce à la banquette arrière coulissante, en sacrifiant l'espace aux jambes aux places arrière. Il est ensuite sub-divisible grâce à un plancher se réglant à trois hauteurs différentes, permettant ainsi de créer deux volumes adaptables selon vos besoins. Ceci permet de reproduire un seuil de chargement plat comme dans un break en positionnant le plancher à la bonne hauteur. 

L'appétit d'une grande

Le modèle essayé était animé par le petit moteur diesel de 85 chevaux, ce qui constitue l'unique offre de ce type au lancement de cette voiture. A l'usage, s'il est vaillant en ville il manque singulièrement d'allonge et de reprise, car particulièrement creux à bas régime. Il s'avère de plus relativement sonore, n'étant pas aidé sur ce point par une caisse de grandes dimensions qui fait "caisse de résonnance". Au roulage, la voiture souffre logiquement d'un centre de gravité un peu haut et affiche une tendance à prendre du roulis. La direction s'avère de plus peu précise et sans grand ressenti. Vous l'aurez compris cette version a plus à offrir sur le plan de l'habitabilité et de la modularité que sur le plan dynamique. Un moteur de plus forte puissance 1,6 litre Multijet de 105 chevaux est d'ailleurs attendu pour redonner de l'allant à l'auto, en concurrence par exemple d'un C3 Picasso HDi 110.

La bonne nouvelle sur le plan dynamique vient cependant du chapitre des consommations, puisque ce petit moteur se veut un champion de l'émission de dioxyde de carbone avec seulement 112 grammes de CO2 par kilomètre. Malheureusement les nouveaux seuils de bonus/malus placent cette auto en zone neutre, sans bonus donc. A l'usage en essai notre consommation s'est établie au-delà des six litres aux cent kilomètres pour un parcours mixte, ce qui n'est pas étonnant en considérant l'aérodynamisme de ce type de petit monospace. Enfin, l'agrément du système Stop&start de série reste perfectible, en particulier sur son autonomie à l'arrêt.

Petit minispace acidulé cette nouvelle 500L va avoir fort à faire pour s'imposer face à des poids lourds tels que le C3 Picasso, le FORD B-MAX ou l'OPEL Meriva. Elle pourra cependant compter sur sa bouille sympathique, ses multiples personnalisations, son habitabilité et sa modularité intéressante. Le petit moteur Diesel Multijet 1,3 est un choix acceptable pour qui s'accomode des prestations dynamiques limitées.  

F. JOUSSET

2013-01-25