CITROEN DS4 HDi 135 So Chic

ESPACE Berline
  • Richesse d’équipements
  • Moteur vivant et sobre
  • Ligne originale
  • Faible différence de prix avec la version HDi 160
  • Angle mort important
  • Amortissement sur mauvais revêtement

Prix : 27 850 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres – 8 soupapes turbo Diesel injection indirecte haute pression
Cylindrée 1997 cm³
Puissance maxi 136 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 32.60 mkg à 2000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.28 m
Largeur 1.81 m
Hauteur 1.53 m

Poids

Total 1320 kg

Capacités

Coffre de 359 à 1021 dm³
Réservoir 60 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 204 km/h
0 à 100 km/h 9.40 s

Environnement

Emission CO2 134 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.30
Urbaine 6.60
Mixte 5.10
Essai 6.80

LE CHAINON MANQUANT

Depuis sa sortie en 2011, la DS4 ne dispose que de deux niveaux de puissance en motorisation Diesel. En proposant la version HDi 135, CITROËN comble le trou dans son offre.

La guerre des niveaux de puissance

 Positionnée sur le segment premium, la DS4 affronte des concurrentes toutes fraîchement renouvelées. Avec son look de coupé cinq portes légèrement surélevé, la DS4 dispose d’un élément différentiateur fort et lui permet de se démarquer. Les cibles les plus approchantes sont les trois stars allemandes de la catégorie. A savoir, la MERCEDES Classe A, l’AUDI A3 et la BMW Serie 1. Cependant il ne faut pas oublier la VOLVO V40 et l’ALFA ROMEO Giuletta, positionnées en embuscade.

 Sur le plan de la ligne, la palme de l’originalité revient à la française. Mais ses opposantes comme la MERCEDES ou l’ALFA ROMEO disposent aussi de sérieux atouts de séduction. Au sein de l’offre DS4 Diesel, la nouvelle déclinaison HDi 135 se positionne entre les HDi 115 et 160 développant respectivement 136, 112 et 163 chevaux comme leur nom ne l’indique pas, le marketing a dû passer par là. Toutes ses concurrentes sauf une sont disponibles en trois niveaux de puissance minimum. C’est le cas de la MERCEDES Classe A (109, 136 et 170 chevaux). La BMW Série 1 offre l’embarras du choix avec cinq niveaux en Diesel (95, 116, 143, 184, 204 et 218 chevaux). Seule l’AUDI A3 reste pour l’instant en retrait avec uniquement 105 et 150 chevaux, mais la gamme va s’étoffer avec un TDI 184. La suédoise et l’italienne ne sont pas en reste. La V40 est disponible en 115, 150, et 177 chevaux. La Giuletta propose également trois motorisations Diesel avec 105, 140 et 170 chevaux.

 

Habitabilité préservée

 Avant d’ouvrir la porte arrière, sa forme allongée et sa ligne de coupé laissent planer une certaine inquiétude quant à l’habitabilité. Une fois installé, la surprise est bonne. Même pour un grand gabarit les talents de contorsionniste ne sont pas requis pour s’asseoir à l’arrière. L’espace aux genoux et en hauteur sont suffisants pour un passager d’1,85 mètre. Seul le montant supérieur latéral est un peu proche de la tête. La DS4 s’avère un peu juste pour voyager à quatre adultes sur de longues distances, mais des trajets de 50 à 100 kilomètres peuvent s’envisager sans hésiter. Pour une utilisation familiale, la DS4 conviendra tout à fait à une petite troupe de deux enfants et leurs parents. A l’arrivée du troisième, il vous faudra investir dans la DS5.

 

Bienvenu à bord

 L’intérieur est accueillant. La première impression laisse paraître un sens du détail poussé. De l’harmonieuse double rainure de la casquette de tableau de bord au pommeau de vitesses court orné d’aluminium en passant par l’accoudoir coulissant, on sent que rien n’a été laissé au hasard. Les ingénieurs chevronnés ont bien travaillé. Les commandes tombent immédiatement sous la main, même celles de la navigation, pourtant réparties sur plusieurs boutons. L’écran 6,5 pouces est lisible et bien positionné. Cependant la concurrence n’est pas en reste dans ce domaine et procure une intégration plus audacieuse et moderne de l’écran. Les informations rappelées entre le compteur de vitesse et le compte-tours se pilotent facilement du bout de l’index droit. L’affichage est de qualité. Le tableau de bord est toutefois trop proche de sa cousine, la C4, un peu plus d’effort aurait été le bienvenu pour marquer la différence de gamme.

 A noter, une option peu coûteuse et bien utile, la prise 220 V. Pour un effort de 100 €, vous pourrez recharger vos petits appareils électroniques. La puissance supportée est de 120 W. Par comparaison, un ordinateur portable en a besoin en moyenne de la moitié seulement pour son alimentation. Plus de souci avec les prises USB ou allume-cigares pas assez puissantes pour la recharge des tablettes. Cette prise cachée dans l’accoudoir central vous dépannera bien souvent. Il fort probable que cela devienne un équipement standard dans les années à venir tant nous allons vers plus de mobilité.

 Le maintien des sièges est appréciable et les surpiqures blanches de l’intérieur cuir Mistral donnent un bel effet. Les sièges chauffants (en option) font partie des équipements pouvant paraître anodins mais deviennent incontournables dès que vous les essayez. Avec la fonction "massage" de série sur les sièges avant, vos lombaires demanderont de rallonger les trajets…

 Le volume du coffre est une autre bonne surprise pour une telle ligne. Sa forme bien "carrée" facilite le rangement. Seul le seuil de chargement est un peu haut. Un petit effort sur la ficelle disgracieuse permettant de relever le fond pour atteindre la roue galette et ce sera parfait.

 

Un bon compromis

 Le moteur est bien rond et sait se faire suffisamment discret. Le couple arrive tôt et la puissance est appréciable. Vous avez même droit à un petit effet "coup de pied" sur les deuxième et troisième rapports. A la clef, la consommation reste raisonnable ce qui ne gâche rien.

 La suspension est confortable et efficace sur bon revêtement. Le  freinage confère un bon mordant et l’auto vire à plat. A vitesse moyenne sur route bosselée, les imperfections du terrain se font un peu trop sentir. Ce point peut être amélioré mais reste tout à fait acceptable. Attention tout de même à la visibilité latérale arrière. L’option de surveillance de l’angle mort est réellement utile.

 

Le porte-monnaie préservé

La concurrence étant rude, regardons du côté du porte-monnaie. En version de base, la fourchette de prix est serrée entre les six compétitrices. Pour être plus précis sur l’analyse, prenons comme hypothèse qu’un modèle Premium doit aller de pair avec "se faire plaisir". Dans ce contexte, il conviendra d’ajouter le cuir, le système de navigation et les phares Xénon à la dotation, par exemple. C’est dans ce type de configuration que la DS4 devient très bien placée. Pour un niveau d’équipement équivalent, elle revient alors à environ 3.000 € moins cher que ses concurrentes.

Homogène et compétitive quand elle bien équipée, la DS4 HDi 135 dispose de sérieux atouts de séduction. Le dilemme du choix se situe au sein même de la gamme DS4 HDi. La version HDi 160 offre 27 chevaux de plus et une consommation équivalente pour surcoût de 900 € seulement. Dans ce cas, autant opter pour la version la plus puissante, à moins de vouloir privilégier les équipements.

Olivier JANIAUD

2013-03-30