MAZDA MX5 2.0 MZR Performance Roadster

ESPACE Cabriolet
  • Esprit roadster
  • Conduite
  • Capote souple
  • Plastiques
  • Bruit d’air capote fermée

Prix : 28 900 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16 soupapes - Essence injection indirecte multipoints
Cylindrée 1999 cm³
Puissance maxi 160 ch à 7000 tr/min
Couple maxi 19.00 mkg à 5000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.02 m
Largeur 1.72 m
Hauteur 1.25 m

Poids

Total 1090 kg

Capacités

Coffre de 150 à 0 dm³
Réservoir 50 L
Nb de places 2

Performances

Vitesse maxi 213 km/h
0 à 100 km/h 7.60 s

Environnement

Emission CO2 181 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 6.10
Urbaine 10.90
Mixte 7.80
Essai 7.80

MYTHIX 5

Il y a des mots qui sont très à la mode et qui sont dans toutes les bouches. Parmi ceux-ci, on trouve le mot mythique, rarement utilisé à bon escient. Et pourtant, la MX5 de MAZDA peut être qualifiée comme tel parce qu’elle existe depuis 24 ans sans avoir vraiment changé de carrosserie. C’est une prouesse. Elle a également ré-ouvert la voie des roadsters et autres midgets et redonné le goût de l’automobile plaisir à une époque où plaisir et automobile étaient proscrits. Quelques autres constructeurs ont suivi, puis abandonné. MAZDA poursuit l’aventure et cette génération de MX5 va encore durer une année en attendant une nouvelle mouture développée en collaboration avec ALFA ROMEO.

Esthétique

Notre MX5 est en fait la troisième génération du roadster MAZDA. Mais à part l’instigatrice de 1989 facilement reconnaissable à ses phares rétractables, les MX5 conservent une carrosserie extrêmement proche. Cette version a été présentée en 2005 et a surtout développé un an après, un concept unique à ce jour. On peut en effet choisir la configuration de la voiture : roadster classique avec capote conforme à l’originale ou roadster coupé (c’est son nom) avec toit dur rétractable. Dans ce cas, le toit se replie électriquement en 12 secondes et ajoute 37 kg sur la balance et des Euros à la facture. La différence de style extérieur est insignifiante. Cependant, les puristes restent fidèles à la capote traditionnelle, élément indispensable et indissociable d’un roadster, même si le hard top était déjà une possibilité à la grande époque des années soixante.

Le MX5 numéro 3 a été remodelé en 2009 pour célébrer les 20 ans de la voiture. On reconnaît la nouvelle calandre de forme pentagonale, signe distinctif de MAZDA. Les boucliers ont changé eux aussi, encadrant des antibrouillards à l’avant redessinés. Les feux arrière ont été retouchés mais que l’on se rassure, le principe des deux cercles est conservé.

Eclectique

La MAZDA d’essai était bien entendu en configuration roadster, nouveauté associée au plus puissant des moteurs jusque là réservé au roadster coupé. Après tout, c’est toujours 37 kg et 2.000 € économisés, et comme je le disais l’esprit d’un vrai roadster est intact. Le moteur est le deux litres de 160 chevaux donnant de belles performances comme le 0 à 100 km/h en 7,6 secondes (0,3 de moins qu’avec le toit dur). Contrairement à ce que l’esthétique double sortie d’échappement pourrait laisser prévoir, le moteur est un quatre cylindres à injection indirecte. Dans notre cas, il est associé à une boîte mécanique à six rapports. Une boîte auto existe mais non vendue en France.

Le maniement de la boîte est un régal de précision. Les passages sont fermes, sans flottement avec un sixième rapport plus orienté "overdrive" pour rester dans la tendance anglo-saxonne. MAZDA a donné une sonorité sportive, connotée six cylindres, dans les échappements. Les sensations sport sont audibles, et au volant, sont réelles ! Mais entendons nous bien, le plaisir de conduire la voiture se procure plus sur routes, et même petites routes où la vitesse laisse sa place au besoin de reprises en enchaînement. Sur autoroute, on peut vite souffrir d’ennui, un peu lassé par les bruits d’air (capote en place). C’est sûr, le MX5 n’est pas à ranger parmi les routières. En configuration décapotée, le plaisir de rouler les chevaux au vent est intact, MAZDA offre un saute-vent anti remous dès le premier niveau. Notre MX5 était équipé d’une version fixe en plexiglas plus évoluée. Le plaisir étant le maître mot de la voiture, qualité que l’on retrouve indéniablement en prenant le volant de la MAZDA, on n’est forcément moins regardant du côté des consommations, encore que celles-ci ne se sont pas envolées…

Cette configuration dispose d’une suspension sport avec amortisseurs Bilstein et d’un  différentiel à glissement limité. La voiture est légère (un peu plus d’une tonne), et sa configuration à ras la route en font un objet facile à manier en n’oubliant pas qu’on a affaire à une propulsion. On en a presque le plaisir de conduire un kart, toutes proportions gardées, c’est tout l’intérêt ! Ne cherchez pas de moteur Diesel sous le capot d’un MX5, la philosophie d’un roadster (et le marché américain) sont allergiques au gazole. Plus légère et moins puissante, la version 1,8 litre du MX5 permet d’accéder au petit MAZDA. Dans ce cas, on dispose de 126 chevaux et d’une boîte cinq, accessible à partir de 24.250 € en toit souple et en finition d’entrée "Elégance".

Egoïste

Le MX5 étant un roadster, le nombre de places est logiquement fixé à deux. On descend dans la voiture après avoir franchi le seuil inox estampillé (et qui s’éclaire en rouge, effet garanti la nuit). Notre voiture d’essai était en finition haut de gamme "Performance", réservée à la seule 160 chevaux. Elle disposait de l’option sièges Recaro recouverts de cuir et Alacantara (1.400 €). Sans connaître les sièges classiques pour pouvoir comparer, on apprécie le confort et surtout le maintien des Recaro, qui sont chauffants (une utilité pour rouler décapoté en ces temps peu chauds). On se cale derrière le volant (en cuir), maintenu dans son siège et coincé à côté de l’imposant tunnel de transmission sur lequel trônent le mini levier de vitesses (en cuir) et l’imposant frein à main (recouvert d’alu). C’est dans ce même matériau qu’est formé le pédalier. Eh bien, on arrive à trouver sa place quand on dépasse juste 1,85 mètre en jouant sur l’inclinaison du siège à condition de ne pas trop le reculer et en jouant sur la hauteur du volant. Quant à rouler décapoté, c’est quand même le but du jeu, il suffit simplement de garder les portes fermées et de déverrouiller la poignée au dessus du rétroviseur. Repousser l’ensemble (une main suffit) et la capote se replie dans le logement situé derrière les sièges, sans effort et en une seconde. Tout est manuel bien entendu. La contenance du coffre n’est en rien altérée par la présence de la capote et conserve son volume de 150 litres (pas si mal pour ce genre de voiture). La remise en place de la capote est tout aussi simple et peut pratiquement se faire aussi depuis le poste de conduite.

La planche de bord trahit son âge par ses plastiques durs (d’un autre âge) en dépit de la laque piano du bandeau central, tendance du moment, mais on retrouve tout l’esprit d’un roadster à commencer par les compteurs ronds regroupées sous une casquette, avec, ce n’est pas courant, une jauge de température d’huile. Pour la vie à bord, MAZDA a prévu des rangements sur le tunnel et derrière les sièges fermant à clé comme la boîte à gants.

La gamme MX5 est composée de quatre niveaux, les deux premiers pour la 1,8 litre et les deux supérieurs pour la 2,0 litres. MAZDA a bien doté sa voiture dès le niveau d’entrée avec un contrôle de stabilité (ESP), une climatisation manuelle, un ordinateur de bord, des jantes en alliage de seize pouces ou un système audio avec commandes au volant. La climatisation automatique, sièges chauffants et régulateur sont accessibles avec le niveau 2. Notre version haut de gamme dispose d’un système audio Bose avec sept haut parleurs et se reconnait à ses arceaux couleur alu et ses phares au xénon. 

Le MAZDA MX5 reste une valeur sûre, générant toujours une belle cote d’amour et ce n’est pas cet amateur, croisé au fil de la route, lui-même possesseur d’une version plus ancienne, qui me démentira. Quasiment unique sur le marché à ce prix, l’esprit roadster est intact dans une voiture moderne avec une capote souple (ou un toit rigide rétractable)…

Philippe NIOLLET

2013-07-04