FIAT Punto II 80 1,2l 16v HLX

ESPACE CITADINE

Prix : 12 074 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres 16 s
Cylindrée 1242 cm³
Puissance maxi 80 ch à 5000 tr/min
Couple maxi 11.60 mkg à 4000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 3.83 m
Largeur 1.66 m
Hauteur 1.48 m

Poids

Total 935 kg

Capacités

Coffre de 0 à 297 dm³
Réservoir 47 L
Nb de places 0

Performances

Vitesse maxi 172 km/h
0 à 100 km/h 11.40 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 5.00
Urbaine 7.60
Mixte 6.00
Essai 0.00

Une italienne sans tempérament

Après la sortie de la Clio 2 et la naissance de la 206, FIAT se devait d'innover pour rester dans la course du marché des compactes. Et bien, voici la Punto 2 ! Réussite ou fiasco ? Si on ne s'attache qu'au prix, on peut croire au succès, en revanche, côté "look" et performances...

Continuité anguleuse

Si on n'aimait pas la Punto "1", il y aura peu de chance d'aimer la "2" ! Le changement côté carrosserie consiste principalement à remplacer des arrondis par des angles. Cette transformation rend l'allure générale assez cassante et froide, surtout en version 3 portes. En ce qui concerne la plate forme, elle est pratiquement reprise telle quelle. Quelques centimètres ont cependant été ajoutés dans toutes les dimensions (longueur, largeur, hauteur) ce qui en fait une des plus grandes de sa catégorie. FIAT a remplacé son logo à 5 barres obliques par l'écusson rond des années 20, cerné de laurier, qui ornera bientôt tous les modèles de la marque. Bref, rien de révolutionnaire sous le soleil du "Centro Stile FIAT" ! Etant une des plus grandes de sa catégorie, il est logique que l'habitabilité de la Punto soit un de ses atouts majeurs. Et là, il faut bien l'avouer, c'est une réussite. L'habitacle est clair et lumineux et même les places arrière sont confortables ! Le conducteur peut régler son siège en hauteur, en profondeur (même les grands seront à l'aise), ainsi que l'appui des lombaires ; le volant est également réglable en hauteur. La position de conduite aurait été presque parfaite, si ce n'était un léger problème de place pour le pied gauche, gêné par un énorme passage de roue... impossible de déplier la jambe pendant les longs trajets ! Des rangements multiples sont facilement accessibles et le coffre offre un volume exceptionnel pour la catégorie (297 litres). Le niveau d'équipements proposé en série sur la Punto n'a rien à envier à ses concurrentes quant à leur quantité ; espérons que cela suffira à en racheter la qualité approximative. Le moteur sous le capot de Punto 80 16v n'est autre que le bien connu Fire de FIAT, revu et corrigé côté injection, arbres à cames... Il développe 80 ch et fournit un couple maximal de 114 Nm qu'il faut aller chercher à 4.000 tr/mn. Les performances sont loin d'être fulgurantes, d'autant plus que FIAT a choisi, par souci de basse consommation, des rapports supérieurs (4ème et 5ème) très longs. Le calcul est bon en vitesse stabilisée où la consommation flirte avec les 5 litres aux 100 km, mais cette logique se trouve vite mise en défaut car le manque de reprise oblige trop souvent à rétrograder pour aller chercher un peu de couple à plus haut régime. En ville, non plus, la Punto ne brille pas par sa vivacité mais il faut tout de même bien reconnaître qu'elle est très maniable. On prend vite goût à la touche "City" de la direction qui permet de faire un créneau parfait juste avec le petit doigt, sans se fatiguer. Un bémol pour les manœuvres : la lunette arrière est un peu petite et les montants latéraux sont trop imposants pour permettre une visibilité optimale. La difficulté n'est cependant pas insurmontable. Le train arrière a abandonné curieusement le principe des roues indépendantes (que l'on trouve chez presque toutes les concurrentes) et se présente maintenant sous la forme d'un simple essieu de torsion. La suspension avant, elle, n'a pas évolué avec la nouvelle version. D'une manière globale, le comportement de la Punto est sain et stable. Les amortisseurs sont un soupçon trop mous et rendent l'ensemble finalement légèrement flou. Il manque à cette voiture un peu de tranchant et de vivacité dans son comportement, ce qui aurait eu le mérite de dynamiser une conduite quelque peu terne. L'insonorisation est bonne à bas et moyen régimes, même si elle pèche un peu lorsque l'on monte dans les tours. Le bruit reste cependant tout à fait supportable.

Habitabilité maximum

Etant une des plus grandes de sa catégorie, il est logique que l'habitabilité de la Punto soit un de ses atouts majeurs. Et là, il faut bien l'avouer, c'est une réussite. L'habitacle est clair et lumineux et même les places arrière sont confortables ! Le conducteur peut régler son siège en hauteur, en profondeur (même les grands seront à l'aise), ainsi que l'appui des lombaires ; le volant est également réglable en hauteur. La position de conduite aurait été presque parfaite, si ce n'était un léger problème de place pour le pied gauche, gêné par un énorme passage de roue... impossible de déplier la jambe pendant les longs trajets ! Des rangements multiples sont facilement accessibles et le coffre offre un volume exceptionnel pour la catégorie (297 litres). Le niveau d'équipements proposé en série sur la Punto n'a rien à envier à ses concurrentes quant à leur quantité ; espérons que cela suffira à en racheter la qualité approximative.

Motorisation décevante

Le moteur sous le capot de Punto 80 16v n'est autre que le bien connu Fire de FIAT, revu et corrigé côté injection, arbres à cames... Il développe 80 ch et fournit un couple maximal de 114 Nm qu'il faut aller chercher à 4.000 tr/mn. Les performances sont loin d'être fulgurantes, d'autant plus que FIAT a choisi, par souci de basse consommation, des rapports supérieurs (4ème et 5ème) très longs. Le calcul est bon en vitesse stabilisée où la consommation flirte avec les 5 litres aux 100 km, mais cette logique se trouve vite mise en défaut car le manque de reprise oblige trop souvent à rétrograder pour aller chercher un peu de couple à plus haut régime. En ville, non plus, la Punto ne brille pas par sa vivacité mais il faut tout de même bien reconnaître qu'elle est très maniable. On prend vite goût à la touche "City" de la direction qui permet de faire un créneau parfait juste avec le petit doigt, sans se fatiguer. Un bémol pour les manœuvres : la lunette arrière est un peu petite et les montants latéraux sont trop imposants pour permettre une visibilité optimale. La difficulté n'est cependant pas insurmontable.

Conduite terne

Le train arrière a abandonné curieusement le principe des roues indépendantes (que l'on trouve chez presque toutes les concurrentes) et se présente maintenant sous la forme d'un simple essieu de torsion. La suspension avant, elle, n'a pas évolué avec la nouvelle version. D'une manière globale, le comportement de la Punto est sain et stable. Les amortisseurs sont un soupçon trop mous et rendent l'ensemble finalement légèrement flou. Il manque à cette voiture un peu de tranchant et de vivacité dans son comportement, ce qui aurait eu le mérite de dynamiser une conduite quelque peu terne. L'insonorisation est bonne à bas et moyen régimes, même si elle pèche un peu lorsque l'on monte dans les tours. Le bruit reste cependant tout à fait supportable.

Malgré un prix attractif, une bonne habitabilité et un nombre d'équipements de série au-dessus de la moyenne, la Punto 80 1,2 l 16v est décevante. Ses performances médiocres et son manque d'agrément de conduite, tant en ville que sur route, la laissent loin derrière ses concurrentes.

Isabelle DURET

2000-01-01