CITROEN C4 Picasso e-HDi 115 Intensive

ESPACE Monospace
  • Ligne innovante
  • Ambiance à bord
  • Equipements disponibles
  • Consommation
  • Motorisation un peu juste

Prix : 28 950 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres en ligne – 16 soupapes - Turbo Diesel à rampe commune
Cylindrée 1560 cm³
Puissance maxi 110 ch à 3600 tr/min
Couple maxi 27.53 mkg à 1750.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.43 m
Largeur 1.83 m
Hauteur 1.61 m

Poids

Total 1298 kg

Capacités

Coffre de 537 à 630 dm³
Réservoir 55 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 189 km/h
0 à 100 km/h 11.80 s

Environnement

Emission CO2 105 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 3.80
Urbaine 4.50
Mixte 4.00
Essai 6.50

COMME LE BON VIN

Après sept ans de bons et loyaux services illustrés par plus d’un million d’exemplaires vendus, le C4 Picasso deuxième du nom fait son apparition sur le marché. C’est même une troisième génération si l’on compte la version Picasso de la Xsara. Par opposition aux soi-disant nouveautés ne présentant que quelques évolutions esthétiques, ce nouveau modèle en est vraiment un. Que de chemin parcouru pour ce nouveau millésime depuis les débuts du monospace compact chez CITROËN en 1999.

Premier grand cru classé

La première mouture du C4 Picasso avait réussi à faire oublier la ligne "Bidibule" du Xsara Picasso. Ce nouveau modèle enfonce le clou et place la barre très haut. Vous avez toujours cru qu’il était impossible de dessiner un monospace qui ait "de la gueule" ? CITROËN nous prouve le contraire. C’est le premier monospace compact élégant, une première mondiale ! Sur le marché actuel, seul le nouvel OPEL Zafira peut essayer de rivaliser mais il n'occupe sans hésitation que la deuxième marche du podium, les autres concurrents sont largement à la traîne côté design.

L’avant est dynamique et original, preuve que l’innovation ne se manifeste pas uniquement par la technologie. Il se démarque des phares surdimensionnés qui remontent sur les côtés du capot moteur et qui courent nos rues. Une fine bande LED disposée dans le prolongement de la calandre fait oublier le bloc phare. Ce dernier est  discrètement intégré en dessous à la façon d’une prise d’air. L’ensemble est classieux et discret.

Vu de profil, l’entourage de porte en aluminium apporte une touche haut de gamme. Sa forme en C évoque celui de CITROËN ou de C4, comme vous voulez, très chic en tout cas, surtout avec des vitres arrière sur-teintées. La ceinture de caisse est assez haute. Les roues de 17 pouces rappellent furieusement le dessin de celles qui équipent la PEUGEOT 208 GTi. Elles sont en option (500 €) mais indispensables pour parfaire la ligne. A l‘arrière, on se croirait chez AUDI. Le dessin latéral du hayon est une copie conforme de celui du Q7. Les feux 3D LED dérivés de la DS3 complètent le tableau pour donner un ensemble compact et cohérent.

AOC innovation

Pourtant plus court de quatre centimètres que son prédécesseur, l’habitabilité n’est pas pénalisée et le coffre est même plus grand. Les rangements sont toujours aussi nombreux. Un vrai cauchemar pour les douaniers ! En finition Intensive, la dotation en équipements est dans la bonne moyenne mais il faut aller piocher dans les options pour trouver de l’innovation. La plus remarquable est le système "Multicity Connect". Au-delà d’un système multimédia à commande tactile avec navigation intégrée, ce système est équipé de sa propre carte SIM 3G. A moins d’être au fin fond d’une campagne (et encore), vous disposez d’une connexion Internet quasi permanente, à l’instar d'appareils portables sous iOS et Android, sauf que dans ce cas, votre Smartphone roule ! Cela change quoi ? Cela change tout ! Plus d’appareil additionnel à brancher, de fils emmêlés, de téléphone éjecté au premier virage un peu sec, plus de risque d’oublier votre avertisseur de radar sur un petit trajet : c’est intégré. Un panel de quelques applications telles que Les Pages Jaunes, le guide Michelin ou Tripadvisor, sont disponibles sur un portail applicatif. Mais la plus intéressante est l’avertisseur Coyote intégré. Quel confort, ou plutôt quel stress en moins ! Tout cela a un prix, évidemment, car le "Multicity Connect" est en option. Une mise de départ de 379 € pour la première année et 139 € les années suivantes, soit l’équivalent d’un abonnement Coyote avec tout le reste en plus. Deux bémols néanmoins, une certaine lenteur par moment, et la désactivation de la recherche d’information en roulant. Risque compréhensible pour le conducteur mais dans un monospace familial, il arrive parfois qu’un passager soit assis à côté et puisse effectuer un recherche en toute sécurité. Etant donné que l’électronique embarquée sait détecter les personnes assises et vous le fait savoir si un d’eux n’a pas attaché sa ceinture, pourquoi ne pas libérer la fonctionnalité dans ce cas ?

Il propose également une panoplie de systèmes d’aide à la conduite et de confort digne d’une berline haut de gamme, comme le détecteur d’angle mort ou les sièges avant massants avec repose-pieds pour le passager. Mais celui qui sort du lot, c’est le Park Assist. Un système qui scanne une place de stationnement en passant devant et tourne le volant à votre place si la place est suffisante. L’auto finit à cinq centimètre du trottoir, parfaitement alignée. Vous pourrez toujours réussir un créneau avec une place un peu juste alors que le Park Assist refuse d’y aller, mais c’est quand même bluffant. A 500 € l’option, cela vaut quand même le coup de bien maitriser les créneaux, mais si ce n’est pas votre tasse de thé, vous êtes sauvés.

Toujours au rayon innovation, l’affichage du tableau de bord est complètement digital. Un écran LCD de douze pouces remplace les compteurs et un autre de sept pouces, tactile, assure les commandes. Ce système permet des combinaisons intéressantes telles que le rappel de l’écran de navigation en hauteur, à droite du compteur de vitesse digital ou le changement du thème graphique. L’affichage reste lisible même en plein soleil.

Sobriété

Pour sa sortie, il est uniquement disponible en quatre motorisations, deux Diesel et deux à essence. La plage de puissance couvre de 120 à 155 chevaux en essence. Par contre, la motorisation Diesel plafonne à 115 chevaux. Pour emmener les 1.300 kg de l’engin (sans les occupants), c’est une mention "juste correct". Son point faible est sa cylindrée un peu juste qui pénalise le couple. Cela se ressent lors des reprises à bas régime ou dans les côtes. Il faut jouer du levier de vitesses pour relancer. Le C4 Picasso gagnerait énormément en agrément avec un deux litres HDi plus coupleux. Rassurez-vous, l’offre ne devrait pas manquer de s’étoffer, le BlueHDi 150 est déjà annoncé.

Le petit 1.6 litre est par contre un exemple de sobriété. Nous avons consommé 6,5 litres sur un parcours mixte avec quatre personnes à bord. C’est un bon résultat. La commande de boîte est agréable. Une version à embrayage piloté est également disponible mais elle semblerait plus adaptée à une motorisation supérieure. La boîte pilotée n’étant pas à double embrayage, les passages de vitesses sont plus longs. Conjugué avec une programmation orientée "économie de carburant", il ne fait pas bon ménage avec un petit moteur sur lequel il faut tirer un peu plus.

Rond et moelleux

Fidèles à la tradition CITROËN, les suspensions sont moelleuses. L’avantage est qu’elles ne donnent plus le mal de mer à l’arrière ! Cependant, elles ont une tendance à pomper latéralement mais ce n’est pas gênant puisque le comportement recherché n’est pas celui d’une sportive. L’essentiel est que votre petite famille soit transportée confortablement et en toute sécurité, ce qui est le cas. La direction est suffisamment assistée pour se faire oublier. Le rayon de braquage est excellent et permet de tourner sur place.

Comme le bon vin, le CITROËN C4 Picasso se bonifie avec l’âge. Il arrive aujourd’hui à maturité. Prêt à déguster, il a tout pour devenir un best-seller et ravir la très prisée place de "Roi des monospaces compacts". Le RENAULT Scenic qui en est déjà à son deuxième lifting doit encore tenir jusqu’en 2016. Il ne va plus rester de peau pour la prochaine intervention. Pendant ce temps, le C4 Picasso va pouvoir vendanger.

Olivier JANIAUD

2013-09-26