VOLKSWAGEN Coccinelle 1.4 TSI 160 DSG7 R-Line

ESPACE Compacte
  • Ligne si particulière et reconnaissable
  • Moteur silencieux
  • Auto radio
  • Pas d’essuie-glace arrière
  • Intérieur très typé VW
  • Tarif

Prix : 26 520 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16 soupapes - Turbo essence injection directe
Cylindrée 1390 cm³
Puissance maxi 160 ch à 5800 tr/min
Couple maxi 24.48 mkg à 1550.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.28 m
Largeur 1.81 m
Hauteur 1.49 m

Poids

Total 1386 kg

Capacités

Coffre de 310 à 905 dm³
Réservoir 55 L
Nb de places 4

Performances

Vitesse maxi 207 km/h
0 à 100 km/h 8.30 s

Environnement

Emission CO2 143 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 5.30
Urbaine 7.70
Mixte 6.20
Essai 10.80

LA NOUVELLE BETE A BON DIEU

Il y a des voitures mythiques, non pas parce qu’elles disposent d’une puissance démesurée mais parce qu’elles ont marqué des générations soit par leur design, soit par leur côté novateur ou par leur popularité. La Coccinelle fait partie de ces voitures connues par tous et qui, on le sait, ont été rendues encore plus populaires par le septième art. VW nous propose ici une nouvelle génération de cette voiture que l’on appelle maintenant de nouveau Coccinelle en France (en fait Coccinelle III). Alors quoi de neuf chez cette légendaire "Cox" ?

Opportunisme

Cette nouvelle génération offre des options qui rendent hommage aux différentes versions de la Coccinelle. On peut ainsi aujourd’hui choisir une version qui rappelle les Coccinelle des années 50, 60 ou 70. Notre participation à la présentation presse avait permis à Actua-Auto d’essayer ces différentes versions. Cette fois nous avons pris pour plusieurs jours la route avec une Coccinelle de couleur blanc nacré  en finition R-Line 1.4 TSI 160 DSG7. L’écrin blanc laisse l’impression de rouler dans une "perle" dans le sens noble du terme.

La new Beetle a disparu, vive la Coccinelle

Cette version est la moins puissante des motorisations essence. En effet, il existe un moteur TSI de 200 chevaux, mais par contre le pack R-Line correspond à un niveau d’équipements le plus abouti. L’impression à bord s’en ressent. Une fois de plus la finition d’assemblage, le choix des matériaux, l’ambiance lumineuse générale tendent à montrer la maîtrise du groupe VW en la matière. A vrai dire si on oublie quelques subtilités propres à la Coccinelle, l’ambiance intérieure est très proche de celui d’une Golf ou d’une Passat. En effet, tout respire la conception typiquement VOLKSWAGEN. Nous ne disons pas que c’est une erreur mais un choix assumé de VW.

Si l’aménagement intérieur est proche d’autres véhicules de la gamme, la ligne extérieure reste très originale et très typée "Coccinelle". En ce sens les acheteurs ne seront pas déçus. Il y a eu des évolutions depuis la New Beetle. Le dessin de la remplaçante a été confié au bureau d’étude californien avec, comme conséquence, l’évolution la plus perceptible sur la face arrière. Bien qu’ayant perdu un tout petit peu sa bouille arrondie, cette Coccinelle n’en garde pas moins une ligne si particulière et reconnaissable parmi tant d’autres. Les fameux passages de roue proéminant, le toit très arrondi, les phares cylindriques concourent à garder le style mythique de cette voiture créée en 1949. Seule petit ombre au tableau, ce spoiler avant qui fait trop penser à celui d’une Golf ou d’une Eos. Sur ce point, un spoiler typiquement Coccinelle aurait été de très bon goût et aurait contribué à la singularité du mythe. Les feux ronds de la New Beetle sont remplacés par des feux ovales.

Ambiance à bord

 

Si l’ambiance à bord est très typée VW, la planche de bord et l’instrumentation bénéficient de quelques particularités propres à la Coccinelle. Dans ces atypismes, on notera les trois compteurs à aiguilles qui se situent dans le milieu de la planche de bord. Cette instrumentation complémentaire au tableau de bord vous indique la température momentanée de l'huile et la pression du turbo. Elle possède aussi un chronomètre multifonctionnel qui permet de connaître le temps que l'on passe à rouler et à s'arrêter (voire à chronométrer des temps au tour sur circuit).

 

Dans les autres spécificités, on notera aussi les entrées d’air arrondies ainsi que la boîte à gants passager dont le dessin rappelle celle de la Cox d’origine. Pour le reste, on dispose d’un ensemble de commandes que l’on retrouve sur la Golf VI. La majeure partie des boutons est bien agencée. Seule ombre au tableau en termes d’ergonomie : un accoudoir central mal dimensionné qui a tendance à cogner sur le frein à main.

 

Dans cette "Cox", vous serez calé dans des sièges très fermes un peu enveloppants de type baquet. La voiture accueille quatre personnes au total et dispose de deux portes, là-dessus la Coccinelle n’a pas changé. Les sièges en Alcantara sont confortables. Les deux passagers à l’arrière sont bien installés mais disposent cependant d’une garde au toit et d’une visibilité plus restreinte. Pour compenser, ils seront plus près du très efficace caisson de basse de marque FENDER qui se situe dans le coffre.

 

Pour ne pas oublier son côté fun, note version d’essai disposait de la possibilité de régler l’ambiance lumineuse sur trois couleurs différentes, bleu, blanc ou rouge. Dans une coloration générale plutôt noire et blanche, cela amène une note sympathique du plus bel effet la nuit. Ajouté à cela un ensemble autoradio de très bonne qualité, et vous voila presque en boîte de nuit. Les amateurs de tuning nous ont jalousés, on adore.

Ah de l’essence…

 

Notre véhicule d’essai est placé dans la catégorie Coccinelle Sport par VW. A ce titre les motorisations sont plus véloces que celles proposées en entrée de gamme. Nous avons donc essayé le 1.4 TSI de 160 chevaux. Pour ceux qui connaissent VW, c’est ce moteur qui constitue l’entrée de gamme Scirocco. Sur notre véhicule d’essai, le moteur était accouplé à une transmission à sept rapports et à double embrayage dénommée DSG7. A l’usage, le moteur propose des performances intéressantes. Les accélérations, sans être fulgurantes, vous offrent quelques sensations et ceci est d’autant plus vrai si vous utilisez la boîte automatique en mode séquentiel. Pour mémoire, ce mode permet au conducteur de prendre lui-même la main sur le choix des rapports en actionnant soit les palettes au volant, soit en poussant directement le levier de vitesses vers le haut ou le bas. Vous n’aurez aucun mal à doubler dans des conditions sécurisées une bonne partie des véhicules que vous rencontrerez sur la route, ce qui laissera à leur conducteur le loisir d’admirer la ligne et le becquet arrière de la Coccinelle. Le moteur est extrêmement silencieux et on peut entendre en environnement extérieur calme quelques "feulements" au moment où on change de rapport. Le reste de la mécanique est sans défaut, aucune difficulté au freinage ni avec la tenue de route, toutefois les suspensions fermes se rappelleront à votre bon souvenir notamment lors des passages sur les dos d’âne.

Essayer cette VW Coccinelle c’est vous donner cette sensation que vous conduisez une voiture qui fait partie de l’histoire. On rappelle que la première Coccinelle a été fabriquée à l’issue de la seconde guerre mondiale. La version la plus récente est un bon cru car c’est une voiture agréable à conduire et à vivre. Nous aurions aimé sur certains aspects encore un peu plus de singularité propre à la Coccinelle, cependant son design extérieur en fait une voiture à la ligne particulière et reconnaissable. Cette Coccinelle 1.4 TSI de 160 chevaux version "Sport" est attrayante face à ses nombreuses concurrentes qui cherchent depuis longtemps à l’imiter et dépasser sa popularité. Cependant plus de 50 ans de savoir-faire ne s’effacent pas comme cela !

Harry ANDRE

2013-12-07