LANCIA Delta Twin Turbo Multijet 190 S by SFP

ESPACE Compacte
  • Performances
  • Habitabilité
  • Malus
  • Ergonomie

Prix : 28 500 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16 soupapes - Turbo Diesel injection directe à rampe commune, deux turbos - Turbo essence injection directe
Cylindrée 1910 cm³
Puissance maxi 190 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 41.82 mkg à 2000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.52 m
Largeur 1.80 m
Hauteur 1.50 m

Poids

Total 1430 kg

Capacités

Coffre de 380 à 760 dm³
Réservoir 58 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 222 km/h
0 à 100 km/h 7.90 s

Environnement

Emission CO2 149 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.70
Urbaine 7.30
Mixte 5.70
Essai 6.00

ESSAI TRANSFORMÉ

Cinq ans (déjà) que la LANCIA Delta, troisième du nom, est arrivée sur nos routes. Entre temps, le constructeur italien a subi quelques changements en intégrant de nouveaux modèles issus de son nouveau cousin américain. La Delta est une vraie italienne, qui a juste modifié sa calandre en l’habillant de barres horizontales, signe de la gamme "réunifiée". En attendant des nouveautés, LANCIA noue des partenariats comme il l’a déjà fait. C’est le cas avec le monde du rugby et l’équipe du Stade Français Paris (SFP en raccourci)…

Virile

Avec l’Ypsilon et le Voyager, la Delta est la troisième LANCIA à arborer les couleurs du Stade Français sous la désignation d’une série spéciale. La voiture n’est pas rose, la couleur préférée de l’équipe est juste visible au centre du blason placé sur chaque aile avant, sous le répétiteur. La Delta dédiée au ballon ovale se reconnaît à sa calandre qui a troqué le luxueux chrome pour un traitement "Eco chrome" bruni plus viril. Cette couleur recouvre les poignées de portes et même les antibrouillards avant. Dans le même esprit, les optiques ont été assombries et les jantes spécifiques de dix huit pouces arborent elles aussi une teinte sombre. Outre ces signes de sportivité, la ligne générale de la Delta n’a, à mon sens, pas pris une ride. Les LEDs de jour à l’avant, les feux arrière à LEDs également encadrent le hayon vitré noir. Le toit noir - la voiture est bicolore - surmonté d’un généreux becquet semble juste posé, voire flotter au dessus des fins montants de pavillon. Ce toit "Granluce" doublement vitré sur toute la surface de la voiture est ouvrant à l’avant. Il est malheureusement en option (400 €).

Habile

La Delta S by SFP (c’est son nom) est motorisée au choix par un moteur essence de 120 chevaux, en l’occurrence le 1,4 T-Jet ou avec l'un des deux moteurs Diesel à rampe commune : le 1,6 litre Multijet de 120 chevaux et le biturbo de 190 chevaux. Le S de sport convient parfaitement à la plus puissante de ces Delta. On est en effet dans le brutal où la cavalerie arrive vite et bruyamment. Pour réduire la consommation, la boîte de vitesses est à six rapports mais ne suffit pas à réduire suffisamment le taux de CO2. On sent que la technique n’a pas suivi les évolutions de réduction de consommations. De plus, la voiture est dépourvue de Stop & Start. Les prestations sportives du moteur se paient : le malus passe de 400 à 900 € au premier janvier prochain. Côté consommation, il faut compter sur un bon six litres, bien entendu en n’abusant pas des performances très tentantes de la voiture. Au cas où, la console contient une touche "Sport" permettant de modifier les réglages du moteur pour le rendre plus réactif à l’accélération et durcit la direction et l’amortissement.

Tactile

L’intérieur a également été traité spécifiquement. Les sièges sport sont partiellement recouverts de cuir avec des surpiqûres bleues. Ils sont estampillés "Momo Design", un autre partenaire de LANCIA. Les graduations et les aiguilles des compteurs sont jaunes, clin d’œil aux premières Delta sportives des années 80. Le S du hayon se retrouve dans le compte-tours. La console centrale a été traitée en finition laque noire pour rappeler que LANCIA est une marque de luxe (et non plus sportive). L’écran placé sur cette console est ceinturé de boutons type aviation. Si on fait abstraction du côté sympathique de ces touches, leur ergonomie n’est plus à la page à l’époque où les constructeurs essaient de clarifier les planches de bord.

La Delta est une redoutable concurrente en matière d’espace intérieur. Il suffit pour cela de s’installer à l’arrière et de profiter de l’espace. On peut avancer et incliner la banquette (en 2/3 - 1/3) pour améliorer le confort ou le volume du coffre.

Docile

Cette série spéciale est basée sur la finition "Gold" qui correspond au milieu de gamme et remplace pour l’occasion le niveau "Intensa". Elle est d’ailleurs au même prix que la finition "Gold" mais les équipements de série ne sont pas identiques, notre S étant logiquement orientée sport. La dotation regroupe des équipements de confort comme une climatisation automatique bizone, les détecteurs de pluie et de luminosité, le système maison Blue&Me et des radars de recul. Deux packs (2.400 €) sont disponibles mais non cumulables. Le Pack Techno2 équipait la voiture d’essai. Il comprend le "Magic Parking" qui permet de garer la voiture "sans les mains", les phares au xénon, les suspensions pilotées et le "Driving Advisor". Ce système est l’alerte de franchissement involontaire de ligne et remet la voiture dans le droit chemin par une petite action sur la direction.

Le twinturbo est 1.000 € plus cher que l’autre Diesel de 120 chevaux, ce qui peut donner envie d’ajouter 70 chevaux sous son capot. Mais la différence de malus risque finalement de refroidir les appétits, le petit Multijet étant neutre.

LANCIA marque son partenariat avec le Stade Français avec des séries spéciales de trois de ses modèles, si je fais abstraction de l’unique Flavia cabriolet et sa sellerie intégralement rose. La Delta est l’une des trois "rugbycars", intégrant la gamme et donc intégrant les motorisations de ses sœurs. La plus sportive, la plus puissante tout en conservant la dose de luxe de bon aloi, est la version motorisée par le biturbo Diesel de 190 chevaux. La cavalerie est là, le confort aussi (au bruit près), le plaisir de rouler dans la belle italienne aux accents virils méritera de transformer l’essai…

Philippe NIOLLET

2013-12-14