HONDA Civic Tourer

ESPACE Break compact
  • Capacité de chargement
  • Moteur i-DTEC
  • Ligne
  • Prix
  • Quelques bruits d’air

Prix : de 23 940 € à 32 640 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16 soupapes - turbo Diesel injection directe rampe commune
Cylindrée 1597 cm³
Puissance maxi 120 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 30.60 mkg à 2000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.54 m
Largeur 1.77 m
Hauteur 1.48 m

Poids

Total 1337 kg

Capacités

Coffre de 624 à 1668 dm³
Réservoir 50 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 195 km/h
0 à 100 km/h 10.10 s

Environnement

Emission CO2 99 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 3.60
Urbaine 4.20
Mixte 3.80
Essai 0.00

MEDAILLE D’OR

Deux ans après la neuvième génération de HONDA Civic, la famille s’agrandit avec une version inédite, à savoir le break. Il existe des marchés qui aiment cette carrosserie surtout quand celle-ci met un peu de fantaisie et d’attrait à une voiture plutôt typée utilitaire. A l’image de l’Accord, la désignation Tourer habille désormais la Civic break. Et comme HONDA n’est pas du genre à faire les choses à moitié, la Civic Tourer se place directement sur la plus haute marche du podium pour la contenance de son coffre, mais ce n’est pas tout…

Débarquement

La carrosserie est inédite dans la saga Civic, à tel point qu’elle est réservée au seul marché européen. La voiture est produite dans l’usine de Swindon en Grande-Bretagne. Cela fait deux générations que le style Civic s’est démarqué par un coup de crayon futuriste, un peu plus calme il est vrai avec la version actuelle. La face est identique à celle de la berline et c’est bien sûr vers l’arrière qu’il faut regarder. Avant d’y arriver, on en profite pour admirer le profil. On peut louer la prouesse des designers pour avoir dessiné une voiture effilée dans sa partie supérieure avec une surface vitrée à la découpe très en goutte d’eau quand on se rapproche du hayon. Il n’y a d’ailleurs plus de signe de carrosserie au dessus des feux, un peu comme si le toit ne reposait pas sur sa partie arrière, le trait est réussi. La partie inférieure du profil est nettement plus massive avec ses galbes et ses grands passages de roue. Bien entendu, les poignées des portes arrière sont, comme sur la berline, cachées pour donner un peu l’illusion d’un break de chasse. Le hayon récupère la lame rouge joignant les feux et pour l’occasion, le logo prend cette même teinte comme si on avait affaire à une type R. Patience, elle arrivera bientôt…

Et puisque la Tourer est championne en contenance avec 624 litres sous tablette et jusqu’à près de 1,7 m3 quand tout est rabattu, ouvrons le hayon. Il cache bien son jeu et on n’imagine pas possible d’y placer les six grandes valises de voyage posées devant la voiture. Déjà, le seuil de chargement est très bas et la largeur accessible parmi les plus grandes, ce qui facilite le chargement et le débarquement des bagages et autres meubles. Le test est probant, la soute a avalé les valises sans même avoir eu besoin de déposer le tendelet. HONDA a aménagé un petit rangement inférieur (de 117 litres) capable d’accueillir deux des six valises. Et pour cela, le constructeur n’a pas hésité à déplacer le réservoir sous les sièges avant. Un volet malin se place aussi bien dans le fond du rangement comme en fermeture de celui-ci donnant un plancher parfaitement plat. La HONDA dispose elle aussi de quelques astuces bienvenues comme le rangement du cache-bagages dans un autre bac du coffre ou l’enroulement de celui ci par simple pression. Pour être complet, la voiture ne dispose pas de roue de secours sauf en accessoire (250 €) réduisant un peu la contenance du coffre. HONDA propose une assistance gratuite en cas de crevaison en sachant que la voiture dispose tout de même d’un kit de réparation.

La transformation de la Civic en Tourer a, comme la plupart de ses concurrentes, joué sur le porte-à-faux arrière. Celui-ci a augmenté, portant la longueur de la voiture à 4,54 mètres soit vingt quatre centimètres de plus que la berline. Les places arrière sont plus habitables que dans la berline, principalement du fait de la ligne toit "fuyante qui fuit plus loin". Le sentiment d’exigüité peut être ressenti du fait de la faible hauteur des vitres, mais moins que dans la berline et il ne faudra pas compter sur un toit vitré pour donner de la clarté à tout cela.

Manche

La Tourer a plus d’un tour (par minute) dans sa manche. L’efficace 2,2 litres turbo Diesel a laissé place au non moins excellent 1,6 litre de 120 chevaux, premier de la génération "Earth Dreams Technology". Ce quatre cylindres a déjà fait ses preuves dans la berline et dans le CRV. Il est tout à fait à son aise dans le break, son couple de 300 Nm est atteint à 2.000 tr/mn, ce qui lui donne de la pèche quasiment tout de suite. La conduite est de plus bien servie par la boîte six, précise et sans trou. La consommation moyenne donnée à 3,8 litres se retrouve, seulement dans l’esprit, par l’affichage de l’ordinateur de bord (environ cinq litres) pour notre parcours de petites routes. Ce sont finalement la position de conduite un peu haute malgré les réglages du volant et du siège et quelques bruits d’air qui auront été les plus désagréables. Dans le premier cas, on finit par trouver sa place, le second dépend beaucoup des conditions de route. Au cas où, HONDA a prévu un "i-VTEC" en alternative au "i-DTEC". Il s’agit du 1,8 litre essence de 142 chevaux, qui peut être associé à une boîte automatique à cinq rapports en alternative à la classique boîte six.

Comme la berline, HONDA a travaillé l’aérodynamique de son break qui se termine par un imposant (mais parfaitement intégré) béquet de toit. Le confort a lui aussi été travaillé pour prendre en compte le porte-à-faux arrière et les chargements. La Tourer peut sur les finitions supérieures recevoir une suspension adaptative. Son principe est d’adapter l’amortissement de la suspension arrière en fonction des conditions de route et de chargement. Les lois d’amortissement sont pilotées électroniquement par un calculateur qui gère le débit d’huile des amortisseurs via une électrovanne. Un bouton placé sur la console centrale permet de choisir parmi trois réglages possibles. Le mode "Confort" privilégie la souplesse, le mode "Dynamique" préfère un peu plus de sportivité en introduisant une dose de fermeté. Le dernier mode "Normal" s’intercale naturellement entre les deux.

La planche de bord futuriste de la berline est reconduite dans le break. Pour rappel, futuriste ne veut pas forcément dire désordonné. La partie supérieure donne la vitesse (affichage en chiffres), les couleurs de l’Econ et l’écran de l’ordinateur de bord. La partie inférieure est composée de trois compteurs individuels classiques dont celui du compte-tours au centre. N’oublions pas le bouton vert placé à gauche. Les habitués de HONDA savent qu’il active le système "ECON" qui, avec son "Eco assist", rappelle de façon colorée la meilleure conduite, mais agit également sur la cartographie de l’accélérateur pour réduire la consommation. Dans le même esprit, les Tourer sont bien sûr équipées en série d’un Stop&Start.

Plages

La Tourer coûte 1.100 € de plus que la berline, ce n’est pas anodin et c’est dommage car la ligne de la voiture n’est pas dénuée d’intérêt. La gamme reprend les cinq plages de la famille, en retenant qu’elles sont toutes disponibles avec le seul i-DTEC. Une sixième finition "Business" est proposée à 25.540 € pour les professionnels. La première Tourer Diesel (Elegance) coute 23.940 € et offre entre autres une climatisation automatique, un régulateur-limiteur de vitesse, des jantes en alliage de 16 pouces, un système audio avec commandes au volant et un ordinateur de bord. Pour 1.400 € supplémentaires, le deuxième niveau "Executive" comprend l’allumage automatique des feux, le détecteur de pluie, une monte en 17 pouces, une utile caméra de recul et un système d’alarme périphérique. Le haut de gamme "Innova" à 32.000 € comprend à peu près tout et en plus, le système ADAS qui désigne sept dispositifs de sécurité, ce qui n’empêche pas la HONDA d’avoir eu, elle aussi, les cinq étoiles aux tests Euro NCAP. Ces dispositifs sont les détecteurs d’angle mort et d’autres véhicules lorsque la voiture fait marche arrière, les préventions de collision frontale et de franchissement de file, la reconnaissance des panneaux de signalisation, les feux de route actifs et enfin le système de freinage actif en cas de détection d’un véhicule (et pour une vitesse inférieure à 32 km/h).

A peine débarquée sur le marché et déjà championne de son segment en capacité et volume de chargement, la HONDA Civic Tourer se présente pourtant en un break compact de 4,54 mètres. Ses aptitudes pour emporter une quantité d’impressionnante d’objets plus ou moins gros et plus ou moins longs la placent tout naturellement en première place pour les particuliers mais aussi pour les professionnels. Bien motorisée, la voiture est performante et plutôt sobre. Son style à la fois effilé et massif lui donne un air bien typé Civic, une raison supplémentaire pour se différencier positivement…

Philippe NIOLLET

2014-02-19