FORD FIESTA 1.0 EcoBoost 100 PowerShift Titanium

ESPACE Citadine
  • Agrément de conduite
  • Sécurité
  • Equipement/Finition
  • Consommation un peu élevée
  • Quelques hésitations de la BVA PowerShift
  • Ergonomie des commandes

Prix : 18 600 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 3 cylindres en ligne - 12 soupapes - Turbo essence à injection directe
Cylindrée 999 cm³
Puissance maxi 100 ch à 6000 tr/min
Couple maxi 17.34 mkg à 1400.00 tr/min

Dimensions

Longueur 3.97 m
Largeur 1.72 m
Hauteur 1.50 m

Poids

Total 1098 kg

Capacités

Coffre de 290 à 974 dm³
Réservoir 42 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 180 km/h
0 à 100 km/h 10.80 s

Environnement

Emission CO2 114 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 3.90
Urbaine 6.60
Mixte 4.90
Essai 7.20

AUTOMATIQUE ET DYNAMIQUE

Le moteur essence trois cylindres FORD 1.0 EcoBoost, élu moteur de l'année en 2012 et 2013, rencontre un grand succès grâce à un excellent rapport performances/consommations. Il est monté sur les Fiesta, Focus, B-MAX, C-MAX et également sur le nouveau petit SUV ECOSPORT en différentes configurations suivant les véhicules. Les Fiesta reçoivent les versions atmosphériques 80 chevaux et les turbos à injection directe de 100 et 125 chevaux. Depuis l'automne 2013, la boîte de vitesses PowerShift à double embrayage est proposée associée à la motorisation 100 chevaux. C'est l'objet de notre essai.

PowerShift

La boîte de vitesses PowerShift dispose de deux arbres, l'un avec les rapports pairs, l'autre avec les rapports impairs, commandés chacun par un embrayage. Cette technologie permet de présélectionner le rapport suivant, favorisant des changements rapides et une accélération continue sans rupture de charge, mais il faut investir 1.200 € supplémentaires par rapport à la boîte manuelle à cinq vitesses. Le conducteur dispose de trois modes de fonctionnement, "D" pour une conduite économique, "S" orienté performances et un mode manuel à partir de "S", malheureusement sans palettes au volant. Si cette boîte est idéale en ville et donne satisfaction dans la plupart des cas, elle est toutefois sujette à quelques hésitations sur route en utilisation plus intensive. Le mode "D" tarde à rétrograder au freinage et change de vitesse à la réaccélération, ce qui n'est pas agréable en virage, et le mode "S" balance entre cinquième et sixième aux vitesses routières. Lorsque l'on accélère à fond, pour un dépassement par exemple, la boîte semble chercher le bon rapport avant de faire s'emballer le moteur dans les tours en rétrogradant de deux voire de trois vitesses ; pas vraiment agréable ! On peut forcer le mode manuel à l'aide des boutons "+" et "-" sur le pommeau du changement de vitesses, mais l'automatisme reprend la main au bout de quelques secondes en mode "D" et lorsque l'on est en "S" il faut sélectionner "D" pour passer de manuel à automatique et à nouveau "S" si l'on veut être en automatique sur ce mode. Pas simple !

EcoBoost

Le moteur 1.0 EcoBoost s'acquitte honorablement de sa tâche. Souple à bas régime et volontaire dans les tours il emmène gaillardement la pas trop lourde Fiesta et se montre exempt de vibrations et silencieux à vitesse constante, même sur autoroute. Par contre, je l'ai trouvé plus Boost qu'Eco. Lors de l'essai, la consommation moyenne s'est établie à 7,2 l/100 km. Il faut compter 7,5 l/100 km sur autoroute, à 130 km/h sous régulateur, au moins 8 litres en ville (pas de système "Start&Stop") et un gros 6,5 litres sur route. Ce n'est pas spécialement économique, surtout en comparant avec la Fiesta Diesel 1.6 TDCI 95 avec boîte manuelle à cinq vitesses, vendue seulement 150 € de plus avec la même finition et consommant 2 l/100 km de moins en utilisation courante.

Sûre

La suspension, relativement ferme, a le mérite de limiter les mouvements de roulis et de tangage en conduite dynamique et permet à la Fiesta de virer vite et à plat, bien guidée par une direction précise. L'essai sur les routes sinueuses et vallonnées de la Suisse Normande a été une vraie "fiesta", même sous la pluie où la voiture garde son équilibre. Le freinage mérite les mêmes éloges malgré l'absence de disques à l'arrière. Si la principale qualité de la suspension est de maintenir fermement la Fiesta, elle ne s'avère pas trop inconfortable pour autant. Certes les chaussées dégradées secouent voiture et passagers, mais les sièges confortables et la bonne position de conduite atténuent les réactions sèches du châssis.

En ce qui concerne la sécurité passive, le système de protection intelligent composé d'une cellule de sécurité rigide, de sept airbags, d'un contrôle dynamique de trajectoire (ESP) avec freins ABS à répartiteur électronique de la force de freinage et aide au freinage d'urgence (AFU) a permis à la Fiesta d'être notée cinq étoiles aux tests EuroNCAP. En option la Fiesta peut être équipée du système "Active City Stop" qui freine automatiquement la voiture s'il détecte l'imminence d'une collision (en dessous de 30 km/h) et du système d'alerte de dégonflage des pneus. Par contre pas de trace de détecteurs d'angles morts dans les rétroviseurs, pourtant bien utiles. 

Belle présentation

La ligne de la Fiesta Mk VI, élégante, date de 2008 et a été retouchée à l'occasion du Mondial de l'Automobile de Paris en octobre 2012. La face avant reçoit désormais la calandre trapézoïdale, signe distinctif actuel des FORD, lui conférant une allure plus agressive. Les jantes alliage de 15 pouces (de série) et les quelques touches de chrome de la version Titanium (haut de gamme parmi quatre niveaux) soulignent les lignes de la carrosserie mises en valeur par une peinture métallisée (option) de belle qualité perçue. 

Habitacle agréable mais ergonomie en retrait

L'habitacle de la Fiesta est avenant, surtout dans cette finition haut de gamme Titanium qui plus est avec l'option sièges en cuir noir avec surpiqûres orange donnant beaucoup de cachet à cet intérieur. La planche de bord est bien dessinée et recouverte avec de beaux matériaux : garnitures souples coordonnées avec la couleur cuivrée de l'extérieur, entourages des aérateurs et des compteurs chromés, console laquée, volant cuir.

Par rapport à certaines réalisations plus modernes proposant un système gérant les différentes fonctions multimédias à partir d'un grand écran tactile, l'ergonomie de la Fiesta, avec un petit écran de cinq pouces et une série de touches et boutons, date quelque peu. De plus l'utilisation des différentes fonctions n'est pas toujours intuitive ou les commandes sont mal placées telle la molette de mise en marche de l'éclairage sur le tableau de bord cachée par le volant ; on a déjà vu plus pratique. Un bon point quand même pour le régulateur de vitesse dont les commandes sur le volant sont accessibles du bout des doigts et pour le système SYNC, à commandes vocales, qui, grâce à la technologie Bluetooth, gère les appareils nomades.

L'habitabilité est dans la bonne moyenne de cette catégorie et le coffre propose un volume correct, 290 litres, et des formes régulières. La voiture d'essai disposait de l'option (encore une) plancher de coffre ajustable en hauteur, permettant d'obtenir une surface plane lorsque les dossiers de la banquette arrière, fractionnables en 60/40, sont complètement rabattus ; le volume utilisable atteint alors 974 litres. Les bacs de portière, de bonne contenance, compensent la boîte à gants assez petite.

Versions et tarifs

La Fiesta PowerShift est proposée avec deux carrosseries trois et cinq portes (+ 600 €), deux niveaux d'équipement et avec la seule motorisation 1.0 EcoBoost 100 chevaux. La version Trend trois portes est affichée (tarif septembre 2013) à 16.300 € et à 18.000 € avec la finition Titanium. C'est plutôt concurrentiel dans la catégorie avec un équipement suffisant en Trend (climatisation manuelle, radio CD MP3 6 HP, vitres avant électriques…) et plus riche en Titanium (climatisation automatique, régulateur de vitesse, essuie-glaces et phares à allumage automatique,  jantes en alliage…), toutefois certains équipements, même sur Titanium, sont en option tels le système de navigation, les vitres arrière électriques, la roue de secours, le plancher de coffre ajustable, le troisième appui-tête à l'arrière...

Au moment du choix on pourra s'interroger. Une Fiesta ? Sans aucun doute. C'est une excellente citadine polyvalente, sûre et agréable à conduire. Avec le moteur EcoBoost ? Cet excellent petit moteur à essence est vif et nerveux mais, rançon de cette vivacité, tout au moins associé à la boîte PowerShift, sa consommation est un peu élevée. Avec la boîte PowerShift ? Cette transmission automatique présente quelques (petites) imperfections mais est agréable dans l'ensemble et conviendra aux adeptes de la conduite en souplesse. 

Daniel DECHENE

2014-04-04