SUBARU BRZ Club

ESPACE Coupe
  • Qualité du châssis
  • Propulsion avec différentiel à glissement limité
  • Look extérieur et style intérieur
  • Qualité de fabrication
  • Bruit du boxer si on aime…
  • Bruit du boxer si on n’aime pas….
  • Monte pneumatique d’origine
  • Vision par trois quarts arrière
  • Discrétion
  • Victime du malus écologique

Prix : 31 950 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres à plat - 16 soupapes - Injection essence
Cylindrée 1998 cm³
Puissance maxi 200 ch à 7000 tr/min
Couple maxi 20.90 mkg à 6400.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.24 m
Largeur 1.77 m
Hauteur 1.28 m

Poids

Total 1239 kg

Capacités

Coffre de 0 à 243 dm³
Réservoir 50 L
Nb de places 4

Performances

Vitesse maxi 226 km/h
0 à 100 km/h 7.60 s

Environnement

Emission CO2 181 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 6.40
Urbaine 10.40
Mixte 7.80
Essai 8.50

DU SPORT A L’ANCIENNE

La SUBARU BRZ (pour Boxer Rear wheel drive Zenith), est une 2+2 dotée, comme sa sœur jumelle, la TOYOTA GT 86, d’une architecture atypique : c’est une propulsion avec un quatre cylindres à plat atmosphérique. 

Au choix : boîte manuelle ou automatique

Ce modèle d’essai est la version dotée de la boîte manuelle. Elle correspond le mieux à l’esprit de cette voiture. La boîte automatique à six rapports, également disponible, présente l’intérêt de réduire la facture liée au malus écologique de 3.600 € à 2.200 €…mais au prix d’une baisse des performances chronométriques. La SUBARU BRZ est disponible en deux finitions, la version de base et la version "Club" avec les sièges à bordures cuir et assise en Alcantara.

Finition de bon niveau 

Le volant est gainé de cuir et le pédalier est en aluminium ajouré. Les sièges sont enveloppants et, dans cette version "Club", assurent un bon maintien. Les bordures en cuir devraient garantir une bonne tenue dans le temps de la sellerie. L’intérieur de la voiture est globalement très bien fini, le seul détail qui dénote est le plastique translucide qui entoure l’horloge. J’ai noté également un bruit intermittent provenant du coffre, probablement un cas d’espèce. Ce coffre est utilisable et assez spacieux pour la catégorie.

L’équipement de la voiture est très complet. La section multimédia est un peu en retrait pour ce qui concerne la connectivité mais, force est de reconnaître, que la conduite de la SUBARU BRZ est plus ludique que l’utilisation d’un Smartphone…

Derrière le volant

La position de conduite est très basse. L’entrée dans la voiture nécessite de décomposer le mouvement, d’abord la jambe droite puis la gauche. L’exercice reste aisé, même pour une personne peu souple. C’est plus simple que d’entrer dans une LOTUS Elise par exemple. La garde au toit est bonne et je n’ai pas eu de problèmes malgré mon 1,85 mètre. La commande de boîte est bien placée. Les verrouillages sont fermes sans excès. L’embrayage n’est pas trop dur.

L’intérieur est réussi, c’est joli et sobre à la fois. Le compte-tours est en position central avec un rappel numérique de la vitesse et du rapport engagé. Le rappel de la vitesse est bien lisible. Il est plus utile que le compteur de vitesse situé sur la gauche du tableau de bord. Les deux places situées à l’arrière sont symboliques et ne permettent pas d’envisager de longs trajets.

Sous le capot

Le groupe motopropulseur produit son couple maximum au régime élevé de 6.400 tr/mn. A priori, ceci peut laisser craindre un caractère moteur très pointu. En pratique, 90 % du couple est disponible dès 2.500 tr/mn. Le rapport volumétrique de 12,5 : 1 est élevé et laisse augurer d’un bon rendement énergétique. L’alimentation "D4S" a été développée en collaboration avec TOYOTA et combine injection directe et indirecte. Cet essai a confirmé la sobriété de ce bloc, avec un honnête 8,5 l/100, relevé sur l’ordinateur de bord sur un peu moins de 200 kilomètres. Ce relevé est plausible compte tenu de la quantité de sans plomb 98 rajoutée avant de rendre la voiture.

Sur la route

Le démarrage se fait par un bouton poussoir et nécessite de débrayer pour pouvoir démarrer. Le moteur est présent sans que cela ne soit gênant. Il sait se faire oublier à allure stabilisée. Par contre, en cas de forte accélération, le boxer se fait entendre et c’est tant mieux ! 

Il est possible de rouler civilement sans être en permanence à surveiller sa vitesse, c’est un bon point. De prime abord, le moteur semble creux, mais c’est une fausse impression causée par sa linéarité. Le couple n’est certes pas au niveau d’un moteur turbocompressé, mais il monte vite dans les tours. Un signal sonore alerte lorsqu’il est temps de changer de rapport. En réalisant ce genre d’exercice, les autres voitures rétrécissent rapidement dans le rétroviseur, ce qui confirme la bonne santé du moteur. Il est aussi possible de musarder à moins de 2.000 tr/mn sur un filet de gaz. Par contre, il ne faut pas chercher les reprises sous ce régime. Côté freinage, le mordant est un peu faible et il est nécessaire d’insister à faible vitesse. C’est certainement dû à un choix de plaquettes visant à optimiser le freinage en usage intensif. La suspension est ferme, les gendarmes couchés et autres dispositifs doivent être abordés avec circonspection afin de respecter vos vertèbres et la mécanique. La hauteur de caisse paraît suffisante car la voiture n’a jamais frotté sur ces obstacles administratifs.

Le roulis est aux abonnés absents dans les virages. L’arrière déboîte "gentiment", en tout cas sur le sec. Ce phénomène m’a paru intervenir un peu tôt. Peut-être est-ce dû à la monte d’origine ? Je n’ai pas eu l’opportunité de conduire l’auto sur sol mouillé, le temps ayant été ensoleillé pendant l’essai. Pour les distraits, le système VDC est là et tempère les excès d’optimisme. La transmission est équipée d’un différentiel à glissement limité qui fait bien son job. La voiture est bien équilibrée, c’est son point fort ! Le centre de gravité bas procuré par le moteur à plat est bien un atout, ainsi que la répartition des masses proche de l’idéal (53/47). Bref, le châssis est excellent.

En fin d’essai, il est temps de rentrer au garage. Les manœuvres sont dans l’ensemble assez aisées, le seul point négatif concerne la vision par trois quarts arrière, masquée par le montant de toit. Il faut veiller à bien régler les rétroviseurs pour palier cela.

La SUBARU BRZ est donc une authentique sportive bien équilibrée avec un look à l’avenant. Sa consommation reste raisonnable, ce qui rend son usage quotidien possible, à condition de ne pas avoir besoin d’utiliser souvent les sièges arrière. Dans sa catégorie, ce coupé n’a pas de concurrents.

Didier ROGER

2014-04-30