SUBARU WRX STI S Club

ESPACE
  • Design de voiture de rallye
  • Plaisir de conduite
  • Grip incroyable
  • Intérieur dépassé
  • Tarif
  • Consommations

Prix : 49 950 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres opposés à plat - 16 soupapes - Turbo essence avec échangeur air/air
Cylindrée 2457 cm³
Puissance maxi 300 ch à 6000 tr/min
Couple maxi 41.00 mkg à 4000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.60 m
Largeur 1.80 m
Hauteur 1.48 m

Poids

Total 1500 kg

Capacités

Coffre de 0 à 460 dm³
Réservoir 60 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 255 km/h
0 à 100 km/h 5.20 s

Environnement

Emission CO2 242 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 8.40
Urbaine 14.00
Mixte 10.40
Essai 15.50

DU SPORT DANS LA PLUS PURE TRADITION SUBARU

Toujours la même philosophie mais changement de nom, la nouvelle SUBARU Impreza s’appelle désormais SUBARU WRX STI. Après quatre générations de la célèbre sportive, le constructeur japonais nous présente la nouvelle mouture de son modèle le plus emblématique. Au programme 300 chevaux tout ronds, une transmission intégrale et un poids mesuré, c’est sûr, c’est du sport.

Discrets et timides, passez votre chemin !

Esthétiquement, elle ne passe pas inaperçue c’est le moins qu’on puisse dire. C’est la définition même de la berline bodybuildée. Entrée d’air en forme de bouche béante sur le capot, ailes élargies, boucliers latéraux, superbes jantes noires de 18 pouces, quadruple sortie de pot, extracteur d’air arrière typé course et aileron complètement surdimensionné, on est dans le sport, le vrai. C’était en même temps le but recherché, et on se croirait carrément au départ d’une spéciale de rallye ou dans le jeu vidéo Gran Turismo. Ne manquent plus que le casque, le harnais de sécurité et les gants. Ceux qui adorent le mythe et l’exubérance jubileront, les plus discrets détesteront, pour ma part j’ai adoré ! Cette sportive ne ressemble à aucune autre surtout dans cette livrée bleue typique de la "Sub". Il m’est d’ailleurs arrivé régulièrement de voir des pouces de connaisseurs ou de nostalgiques se lever sur son passage. Aucun doute, l’esprit de la japonaise prête pour le WRC est bien là.

Un moteur reconduit, performant mais trop gourmand

En lisant la fiche technique avant l’essai, j’avoue avoir été un peu déçu en ne voyant aucune évolution moteur par rapport à la génération précédente. Toujours ce bon vieux quatre cylindres boxer 2,5 litres et ses 300 chevaux. Le couple maximum est également le même avec 407 Nm à 4.000 tr/mn. Dans les faits, ce moteur plutôt creux à bas régime, manque un peu de souplesse en bas du compte-tours, mais il se déchaine ensuite pour pousser violemment et constamment jusqu’à 7.000 tours dans un bruit rauque, un régal. Petit regret par contre, le bruit plutôt évocateur au ralenti manque un peu de puissance, soit dans les graves comme certaines sportives modernes pourvues parfois d’artifices, soit dans le métallique. Il manque encore un petit quelque chose pour rendre ces performances incroyables, la voiture abattant le 0 à 100 km/h en 5,2 secondes seulement, encore un peu plus grisantes. Mais surtout côté consommation, on sent bien que la conception du "boxer" date un peu. En effet, il est difficile de descendre sous les 15 litres aux cent kilomètres même en alternant conduite coulée et sportive. 

Un concentré de plaisir et de virilité

Pour le reste, les commandes sont toutes viriles mais aussi toutes plus précises les unes que les autres. Que ce soit la direction ou la boîte six vitesses, il vous faudra de la poigne c’est clair mais vous vous sentirez tout de suite l’âme d’un pilote tant la remontée d’informations de la première est parfaite, et le guidage de la seconde est parfaite. Le freinage est également très mordant et efficace. Mais ce qui marque en premier lieu, c’est le grip incroyable de l’auto, en toutes circonstances ! Il est vraiment difficile de percevoir les limites de la voiture quel que soit le sol, sec ou même détrempé comme ce fut le cas lors de notre essai. Tout ça avec un sentiment de sécurité inégalé. Du coup par tous les temps on se régale à enchainer les virages et à ré-accélérer très tôt en sortie. C’est du sport, du vrai. La conduite sourire aux lèvres devient fatigante au bout de deux heures mais c’est de la bonne fatigue ! SUBARU nous démontre encore une fois son savoir-faire en matière de châssis et d’efficacité. Au volant, cette WRX est donc bien la digne héritière des Impreza, même si on aurait aimé encore un peu plus de puissance pour ce nouveau modèle, et un plus d’exubérance moteur.

L’habitacle : ce n’est pas son point fort mais en même temps…

A l’intérieur, on retrouve une qualité de finition clairement en progrès mais toujours plutôt moyenne. L’intérieur est sombre et vraiment trop classique. Heureusement que de petites touches d’aluminium et d’imitation carbone viennent ajouter une petite touche de sportivité. Le volant trois branches est très réussi et permet de garder la bête en mains. Les superbes sièges baquets en cuir noir avec surpiqure rouge vous maintiennent parfaitement en toutes circonstances. Par contre, certains boutons semblent dater d’il y a dix ans comme les commandes des sièges chauffants. L’intégration du GPS et l’ergonomie générale semblent globalement un peu en retard par rapport à la concurrence. Seul le siège conducteur est à réglages électriques, sans mémoire, et le toit ouvrant est minuscule comparé à ce qui se fait aujourd’hui. Côté confort, logiquement c’est plutôt très raide, l’insonorisation est légère et même le système audio haut de gamme Harman et Kardon de notre version d’essai S Club parait dater d’une autre époque. Nous ne sommes pas ici dans une berline confortable mais c’est tout à fait logique, la WRX n’a pas été pensée pour avaler les kilomètres sur autoroute mais plutôt pour se faire très plaisir en conduite sportive.

Des réglages "course"

Pour compenser ce relatif inconfort, beaucoup de réglages techniques sont au menu comme la possibilité de gérer la réponse de l’accélérateur, la répartition avant arrière du différentiel, ou encore la façon de gérer l’alerte qui vous informe du moment idéal pour changer de rapport. Petit bémol pour ce réglage à la carte, les commandes de ces paramétrages sont malheureusement disséminées un peu partout au niveau du poste de conduite et de manière peu intuitive. Apparemment, on ne peut pas tout avoir. 

Un bolide moins accessible et réservé aux puristes

Globalement, affichée à presque 50.000 €, cette WRX STI haut de gamme S Club est bien équipée, mais se révèle tout de même moins bon marché que ces ancêtres. De plus, en France, il vous faudra ajouter 6.000 € de malus à ce tarif. Heureusement ces derniers sont pris en charge, pour le moment, par SUBARU pour booster si l’on peut dire ses ventes. Sûr que cette voiture de puriste ne se vendra pas non plus comme des petits pains quand on sait qu’une AUDI S3 plus conventionnelle, moins typée sport mais tout aussi efficace est affichée de 46.120 à 48.190 € suivant les versions. Reste que le charme, l’exclusivité, l’image et le plaisir de conduite à son volant font tout de même de cette SUBARU à la fois un ovni dans le parc automobile actuel et une véritable réussite.

Richard STROESLER

2014-10-22