AUDI A3 Sportback TFSI Ultra COD Ambition Luxe

ESPACE Compacte
  • Dynamisme
  • Elégance surtout avec roues de 18 pouces
  • Consommation
  • Qualité perçue
  • Bascule COD imperceptible
  • Procédure de configuration Connect fastidieuse
  • Souplesse à très bas régime

Prix : 33 280 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16 soupapes - Turbocompresseur et injection électronique multipoint, désactivation de 2 cylindres
Cylindrée 1395 cm³
Puissance maxi 150 ch à 5000 tr/min
Couple maxi 25.50 mkg à 1500.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.31 m
Largeur 1.79 m
Hauteur 1.42 m

Poids

Total 1270 kg

Capacités

Coffre de 0 à 380 dm³
Réservoir 50 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 220 km/h
0 à 100 km/h 8.20 s

Environnement

Emission CO2 109 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.10
Urbaine 5.80
Mixte 4.70
Essai 6.80

L'ALTERNATIVE

Entre les normes européennes et les malus écologiques de plus en plus exigeants, les constructeurs redoublent d’efforts pour rester dans la course. La problématique est d’autant plus ardue lorsqu’il s’agit de proposer des modèles performants. AUDI est clairement positionnée dans le peloton de tête de la performance vertueuse. Dans ce contexte, la technologie est primordiale comme l’illustre cette déclinaison Ultra de l’A3. 

Ultra, mode d’emploi

Si vous êtes observateur, vous avez sans doute remarqué l’appellation Ultra sur le prototype R18 victorieux des dernières 24 Heures du Mans. Sans plus de précision, cela pourrait laisser penser à une dénomination pour les modèles les plus sportifs de la marque. Ce n’est pas tout à fait cela. Les modèles les plus performants sont couramment badgés RS et cela ne change pas. Le label Ultra désigne les véhicules les plus efficients. En d’autres mots, cela correspond à une consommation limitée, des rejets réduits tout en conservant une puissance convenable. Cette approche est assez habile car elle ne désigne pas une technologie en particulier mais un résultat. Cela permet de l’appliquer aussi bien à une motorisation essence que Diesel. De même qu’avec les évolutions technologiques, cette appellation restera utilisable. Progressivement, tous les segments de la marque se voient dotés de modèles Ultra. Même le coupé sportif TT y a droit. Pour l’A3, ce sont deux motorisations qui bénéficient de ce label : une version 1,6 litre Diesel de 110 chevaux, d’une part et le 1,4 TFSI 150 chevaux de notre essai, d’autre part. Ces modèles sont disponibles sur les quatre carrosseries de l’A3, à savoir, la 3 portes, la Sportback 5 portes, la berline et le cabriolet.

En pratique

En pratique, les 150 chevaux sont bien au rendez-vous. Le 1.4 TFSI est vigoureux. Le système Cylinder On Demand (COD) désactive deux cylindres sur les quatre lorsque la sollicitation est faible. C’est un moteur à géométrie variable. Par exemple, lorsque vous circulez dans un trafic urbain dense, le moteur tourne essentiellement sur deux cylindres pour économiser du carburant, alors que sur autoroute c’est plutôt le contraire. Grâce au travail d’insonorisation, le passage d’un mode de fonctionnement à l’autre est imperceptible, tout comme la sonorité lorsque le moteur tourne sur deux cylindres. Son fonctionnement est souple et sans à-coup. Le couple est généreux et disponible très tôt. Cependant il n’égale pas la souplesse d’un TDI à bas régime. Par contre la sensation de vigueur dans les tours est bien supérieure.

La charge de l’alternateur est allégée à la ré-accélération grâce à la récupération d’énergie en phase de freinage. Ainsi, le moteur est moins sollicité et consomme moins. Le système Stop-Start vient en complément pour économiser quelques décilitres de carburant dans les embouteillages. Avec une gestion de l’injection à la pointe, ces dispositifs permettent d’abaisser la consommation de façon significative.

Notre A3 affiche 1.270 kilogrammes sur la balance, c’est un bon résultat pour une auto de ce gabarit. Derrière ce poids contenu se cache une conception évoluée faisant appel à des aciers spéciaux et à de l’aluminium, un facteur supplémentaire jouant dans le sens de l’économie de carburant, mais pas seulement. C’est également un atout majeur pour le dynamisme, et cette version n’en manque pas. Le petit bloc 1,4 litre est léger et le comportement est beaucoup plus vif qu’avec un 2,0 litres TDI. Ce n’est pas une sportive mais elle procure un certain caractère joueur. Le moteur vivant incite à prendre plus de tours en montant les rapports. Cela pénalise la consommation mais elle reste néanmoins modérée. La boîte S tonic passant les rapports plus rapidement et plus tôt se paye au prix fort mais doit indéniablement apporter encore plus de polyvalence.

Freinage et tenue de route sont performants. Le confort est ferme mais agréable. Il est préservé même en monte 18 pouces avec des pneus de profil 40, ce qui, sur bon nombre de véhicules, malmènerait vos vertèbres.

A la pompe le résultat est probant, à peine un litre de plus qu’une motorisation Diesel de puissance équivalente. Cette dernière coûtant environ 1.600 € de plus à l’achat, il faudra parcourir environ 50.000 kilomètres pour atteindre l’équilibre économique sans tenir compte de la différence de coût d’entretien. Ce chiffre diminuera si la fiscalité du Diesel devient moins avantageuse. Ce n’est pas encore aussi économique en carburant qu’un Diesel pour un gros rouleur mais l’écart est nettement réduit par rapport à une motorisation essence classique et compétitif si vous effectuez entre 10 et 15.000 kilomètre par an. Pour faire mieux, il faut passer au modèle e-tron. Il dispose du même 1,4 litre TFSI mais épaulé d’un moteur électrique portant la puissance cumulée à 204 chevaux. La consommation devient insignifiante en ville avec une autonomie constructeur de 50 kilomètres en mode 100% électrique tout en permettant de parcourir plus de 900 kilomètres avec le plein. La contrepartie est un surcoût de 4.500 € pour disposer de ce bijou. Cela rend notre A3 COD intéressante si vous n’avez pas un tel budget.

Ambiance raffinée

La finition Ambition Luxe représente le niveau supérieur d’équipement pour l’A3. A cet échelon, la dotation est vraiment en ligne avec ce que l’on attend d’une AUDI : de la technologie, de la qualité et du raffinement, sans recours coûteux au catalogue des options. L’ambiance intérieure ne trompe pas, cela fleure bon le premium. Les inserts en aluminium strié et les sièges mixant cuir et Alcantara renforcent le côté luxueux. Le rendu global est sobre et élégant.

Le système d’info-divertissement MMI de série est de dernière génération. Un peu comme les téléviseurs LCD, les écrans ont gagné en finesse et en définition. C’est maintenant une fine dalle qui sort automatiquement de la planche de bord lorsque vous mettez le contact. L’écran n’est pas tactile mais la molette de sélection a bien progressé avec une face supérieure tactile à reconnaissance d’écriture. Vous dessinez une lettre et elle est immédiatement reconnue par le système. Cela évite la pénible sélection à la roulette. Le système AUDI Connect optionnel offre une connexion intéressante aux applications de type Smartphone mais sa configuration est longue et fastidieuse. A noter, la visualisation en 3D des édifices pour les zones couvertes offre des points de repère utiles en ville.

L’habitabilité est appréciable pour une auto de 4,31 mètres seulement. Le coffre de 380 dm3 est dans la moyenne de la catégorie.

Cette version 1,4 litre "Cylinder On Demand" de l’AUDI A3 mérite bien son appellation Ultra. C’est une alternative plus dynamique au 2,0 litres TDI pour un coût d’utilisation raisonnable sur une tendance favorable au regard de la fiscalité grandissante sur le gazole. Néanmoins, si vous disposez du budget pour vous offrir la version e-tron, vous entrerez dans une autre dimension. 

Olivier JANIAUD

2014-11-06