PEUGEOT 308 SW Allure 1.2 PureTech S&S 130 ch EAT6

ESPACE Break Compact
  • Prestations dynamiques
  • Confort
  • Habitabilité
  • Nombre rapports boîte
  • Agrément stop/start
  • Consommation perfectible

Prix : 27 500 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 3 cylindres en ligne - Injection essence turbocompressée
Cylindrée 1199 cm³
Puissance maxi 130 ch à 5500 tr/min
Couple maxi 25.50 mkg à 1750.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.59 m
Largeur 1.86 m
Hauteur 1.47 m

Poids

Total 1150 kg

Capacités

Coffre de 610 à 1660 dm³
Réservoir 53 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 207 km/h
0 à 100 km/h 9.60 s

Environnement

Emission CO2 107 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.10
Urbaine 6.30
Mixte 4.90
Essai 8.00

CŒUR VAILLANT !

Auréolée de son titre de voiture de l'année 2014 et couverte d'éloges depuis lors sur ses prestations et ses motorisations, la PEUGEOT 308 de deuxième génération s'est solidement installée sur le podium des voitures les plus vendues en France et dans le top 5 de sa catégorie en Europe. La version break SW de cette Golf à la française est désormais proposée avec la nouvelle boîte automatique EAT6. Saura-t-elle continuer sur sa lancée ? 

Nouveau genre

Les générations précédentes de breaks SW avaient mis l'accent sur l'habitabilité et la praticité, se rapprochant en cela du concept d'un monospace. Cette 308 de deuxième génération joue une partition de break plus classique, avec une hauteur limitée, un empattement généreux et une ligne musculeuse. Les porte-à-faux sont bien contenus, en particulier grâce à l'inclinaison de la lunette arrière et le pavillon fuyant vers l'arrière. Malgré la longueur de l'auto et une vitre de custode arrière aussi longue que celle d'une des portes, la silhouette globale reste donc agréable et bien équilibrée. Les imposants feux arrière en deux parties débordent largement sur les ailes et leur dessin torturé en "coup de griffe" issu de l'image de marque PEUGEOT fait partie intégrante de la personnalité de l'auto. Rien de nouveau en revanche sur la face avant, reprise intégralement de celle de la berline. Sur cette gamme, le moteur THP 130 n'est cependant disponible qu'en finition supérieure "Allure" ou "Féline". Le niveau médian "Allure" de notre modèle d'essai est donc correctement doté et bien présenté, d'élégantes barres de toit en aluminium venant encadrer le toit en verre panoramique si apprécié sur ces séries SW mais malheureusement ici facturé 610 € ! Bien sûr, et dans l'air du temps, aucun logo n'est apparent à l'extérieur quant à la motorisation. Seul le Lion de Sochaux veille au milieu du hayon sur le patronyme de l'auto. Parmi les quelques options proposées sur cette finition, on notera les très belles jantes de 17 pouces (540 €), le système multimédia PEUGEOT Connect avec navigation (590 €) ainsi que le démarrage mains libre à 500 €. Autant dire que l'écart de prix avec la finition Féline (1.050 €), incluant ces options, est vite amorti…

 

Elle prend soin de ses occupants

Au niveau de l'aménagement intérieur le principal avantage de cette carrosserie tient dans l'augmentation de l'empattement de 11 centimètres par rapport à la berline, rendu possible grâce à la plateforme flexible EMP2 sur laquelle est bâtie l'auto, ce qui a pour conséquence de procurer un espace aux jambes à l'arrière plus important et corriger ainsi un des regrets que nous avions eu concernant la berline compacte cinq portes. La surface vitrée est appréciable, même aux places arrière avec de larges vitres de porte et de custode ainsi que le toit en verre qui offre une vue imprenable sur les nuages pour les passagers. Pas de changement cependant pour le poste de conduite. Le petit volant abaissé et l'implantation relevée des compteurs amusent ou déroutent toujours autant, ainsi que le grand écran tactile du centre de la console. L'ensemble est cependant rationnel et bien fini, ce qui place cette 308 dans le haut du panier de l'offre actuelle. Enfin comme tout bon break, ce modèle propose un coffre plat et aisément logeable grâce à un seuil de chargement abaissé et un effacement facile des dossiers de banquette arrière par deux tirettes latérales dans le coffre. Il s'avère de plus très généreux ici puisqu'avec jusqu'à 1.660 litres il est dans le haut du panier de sa catégorie.

Essai transformé !

D'abord apparue sur la motorisation HDI 150, cette boîte "Efficient Automatic Transmission" n'est pas une boîte à double embrayage comme les systèmes DSG de VOLKSWAGEN ou EDC de RENAULT. Elle propose en effet une architecture classique de boîte à trains épicycloïdaux mais grâce à une gestion électronique efficace des changements de rapport dénommée "Quickshift", des frictions internes optimisées et des blocages de rapports, la marque au Lion ne revendique que sept grammes aux kilomètre d'écart d'émission de CO2 par rapport à la boîte mécanique, ce qui est en soi une petite performance. L'avantage d'un tel système est en théorie une plus grande douceur de fonctionnement par rapport aux systèmes à embrayages. Sur cette auto de milieu de gamme le nombre de rapport reste cependant limité à six, là où d'autres concurrents peuvent proposer jusqu'à huit ou neuf rapports dans des segments supérieurs afin d'améliorer encore l'agrément et la consommation.

Cette lionne s'avère toujours confortable et puissante, le petit trois cylindres de 1,2 litre faisant le job avec aisance et brio avec en prime une sonorité agréable lors des montées en régime. L'agilité de l'auto n'est quasiment pas affectée par l'allongement de l'empattement, et le confort reste de bon niveau tant au niveau de l'amortissement que de l'insonorisation. PEUGEOT rappelle ainsi son titre de champion hexagonal des liaisons au sol…

En ce qui concerne la particularité de cette auto, à savoir la boîte EAT6, celle-ci apporte un grand confort de conduite avec une gestion électronique intégrale pour les paresseux, ou par les palettes situées derrière le volant pour les adeptes de Gran Turismo. En option un mode "Driver sport Pack" peut durcir un petit peu le comportement (direction, réactivité à l'accélération, etc…) même si la conduite sportive n'est pas forcément l'utilisation nominale d'un break et nous semble déplacée vu la puissance raisonnable proposée par le moteur. Même en mode normal la rapidité du passage des rapports ainsi que la réactivité de la boite sont satisfaisants, même si les passages peuvent quelquefois s'avérer légèrement brutaux dans certaines conditions, en particulier lorsque la boite hésite entre deux rapports en cas de remise franche des gaz. Au niveau de la consommation, nous n'avons bien sûr pas réussi à reproduire les valeurs affichées par le constructeur, ni même approché les chiffres records que nous avions réalisés avec la berline à boîte mécanique mais le bilan reste très correct.

Toujours aussi bien présentée et bien née, cette version "break de chasse" de la 308 confirme les aptitudes de la berline compacte du Lion en y ajoutant de l'espace supplémentaire et une praticité bienvenue sans dénaturer la ligne ni la présentation de l'auto. La boîte EAT6 apporte un vrai plus en termes d'agrément sans faire exploser la consommation et s'avère donc une option très intéressante compte tenu de son coût limité à 1.300 €.

Frederic JOUSSET

2015-01-01