RENAULT Megane 4 dCi 110 Intens

ESPACE Compacte
  • Style
  • Montée en gamme
  • Prix

Prix : 27 600 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 8 soupapes - turbo Diesel injection directe rampe commune
Cylindrée 1461 cm³
Puissance maxi 110 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 26.50 mkg à 1750.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.36 m
Largeur 1.81 m
Hauteur 1.45 m

Poids

Total 1205 kg

Capacités

Coffre de 384 à 1247 dm³
Réservoir 47 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 187 km/h
0 à 100 km/h 11.30 s

Environnement

Emission CO2 95 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 3.40
Urbaine 4.20
Mixte 3.70
Essai 5.00

HISSEE HAUT

Il y a une belle marche entre les Mégane 3 et 4, marquant la progression entre les deux générations. La récente Mégane 4 enterre la 3, qui a remporté un beau succès, sur tous les plans ou presque. La mission de la nouvelle RENAULT est bien entendu de garder sa place et même de faire mieux dans ce segment impardonnable, dominé par une certaine lionne… En attendant l’Estate (break) dans les prochains jours, la gamme de la berline est déjà vaste, couronnée par la GT et ses quatre roues directrices. Plus modeste mais probablement plus vendue, la version Diesel de 110 chevaux représente une des propositions les plus attractives…

C

Il va falloir s’y habituer, la signature des RENAULT ne s’arrête pas au logo hypertrophié centré dans une calandre qui épouse sa forme (Clio, Captur, Kadjar et futur Scenic). Les stylistes ont dessiné des phares en forme de C qui donne la signature optique diurne des berlines. Même philosophie à l’arrière avec un entourage rouge des feux qui déborde jusqu’à s’arrêter de part et d’autre du logo, la Mégane 4 se repère de loin à l’image de sa grande sœur Talisman. Le profil est massif, faiblement vitré : la "french touch" a puisé un peu d’inspiration de l’autre côté du Rhin. Ce caractère est affirmé par l’abaissement de la voiture et l’allongement de l’empattement (+ 3 centimètres), mais aussi par un porte-à-faux arrière réduit. La voiture est nettement plus dynamique que sa devancière. Les designers ne se sont d’ailleurs pas privés de plisser le capot ou de creuser nettement les bas de portières.

R

L’intérieur tranche nettement avec celui de la génération précédente à l’exception du compteur central qui a conservé un petit lien de parenté. La console centrale est l’élément qui attire le plus l’œil, et quand je dis console, je devrais dire tablette. Signe des temps, les commandes se font par tablette tactile (elle reste fixe) de grandes dimensions (hauteur de 8,7 pouces ou 22 centimètres). Comme la finition de la voiture d’essai est classée dans les hauts de gamme, rien de manque dans la fonctionnalité et les propositions de l’attirante tablette. Ce peut être le danger, les manipulations, certes simples et intuitives, ont la vilaine tendance à détourner le conducteur de sa mission. Heureusement, il reste quelques boutons qui permettent d’accéder directement à une fonction. C’est le cas de la touche Eco bien placé sur la console centrale qui a pour mission de vous ramener dans le droit chemin de l’économie.

Mais revenons à notre tablette, elle vous connecte au système R-LINK 2 qui s’occupe de toutes les prestations de la voiture : navigation bien sûr, le multimédia, le téléphone, les aides à la conduite et le "Multi-Sense". La technologie "Multi-Sense" permet de choisir entre cinq modes de conduite : Neutre, Sport, Confort, Personnalisé et Eco. A chaque mode, une ambiance qui se traduit dans l’affichage du compteur principal, par la couleur des LED disposées de part et d’autre de la console centrale et sur les quatre contre portes. Dans les faits, il n’y a pas que le paraître, la technologie agit sur la réponse de l’accélérateur et du moteur, la fermeté de la direction et même sur le massage du siège conducteur si la voiture est dotée de cette option ou le son du moteur. Je ne suis pas sûr qu’on utilise tous les modes en sachant que sa propre personnalisation peut faire office de réglage idéal. A défaut, l’éco (ambiance vert) et son compteur d’économie est à réserver à la ville ou à l’autoroute alors que le sport (rouge et compte-tours) redonne un peu plus de vivacité pour se sortir des petites routes…

D

Finalement, l’élément le moins nouveau dans la Mégane 4 est situé sous le capot et commence par un D. En effet, le Diesel de 110 chevaux avait été amélioré avec les dernières évolutions de la 3. Il est idéalement placé dans la famille entre le plus modeste 90 chevaux et le plus puissant (et plus cher) 130 chevaux. Les bonnes sensations observées dans la 3 se retrouvent dans la 4 à condition de ne pas chercher la performance. C’est plutôt l’économie qui compte, aidée par le même étagement long de la boîte de vitesses. En ayant utilisé tous les modes plus ou moins gloutons, l’ordinateur a conclu à un honnête 5,3 litres. Les moteurs essence à injection directe méritent également le détour, et peuvent être eux aussi associés à la boîte à double embrayage.

La voiture est confortable et la finition Intens n’y est pas pour rien. L’ambiance est soignée avec des matériaux corrects, on sent que RENAULT a corrigé le tir, aidé par les lacunes dans ce domaine de la Clio et les bienfaits des plus luxueuses Talisman et Espace. La voiture d’essai était dotée de l’option siège massant ou plus exactement du pack cuir (1.500 €) dans lequel il est caché. On y prend très vite goût. Dans le même esprit, l’option tête haute (400 €) dévoile une lame qui affiche vitesse, panneau et indications du GPS. Il est d’ailleurs intelligent en rappelant la vitesse maxi en temps de pluie. Bien entendu, la voiture est dotée du détecteur ad hoc.

La finition "Intens" correspond au niveau haut en dessous de la GT. La dotation est bien fournie, et le prix aussi, et avec les options de la voiture d’essai, on dépasse allègrement les 30.000 €. Mais en échange, on a une belle panoplie d’équipements de série comme le volant recouvert de cuir Nappa, la reconnaissance des panneaux, l’alerte de franchissement de ligne (non dynamique), le frein automatique, le R-Link ou encore le fameux Multi-Sense.

Depuis quelques temps inaugurés par la Clio 4, RENAULT propose des voitures présentant du style et du caractère. La récente Mégane 4 en est la dernière illustration, et en termes d’illustrations, les lignes de la nouvelle sont nettement plus dynamiques. Le Diesel de 110 chevaux s’avère un bon compromis pour transformer la citadine en routière. Et si la dotation, déjà bien fournie, ne suffit pas, les packs montent la Mégane sur les plates-bandes du segment supérieur. 

Philippe NIOLLET

2016-04-20