RENAULT Clio 4 2016

ESPACE Citadine
  • Qualité fabrication améliorée
  • Esthétique
  • dCi 110 souple et sobre
  • TCe 120 nerveux et silencieux
  • Assez chère surtout en Diesel
  • Consommation TCe 120 un peu élevé
  • Volume du coffre avec Bose Sound System
  • Initiale Paris non prévue sur break

Prix : de 13 700 € à 26 200 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres 8 soupapes Turbo Diesel injection directe rampe commune
Cylindrée 1461 cm³
Puissance maxi 110 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 26.51 mkg à 1750.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.06 m
Largeur 1.73 m
Hauteur 1.45 m

Poids

Total 1204 kg

Capacités

Coffre de 300 à 1146 dm³
Réservoir 50 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 194 km/h
0 à 100 km/h 11.20 s

Environnement

Emission CO2 90 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 3.30
Urbaine 3.80
Mixte 3.50
Essai 5.60

EN HAUT DE L'AFFICHE

Sortie en septembre 2012, la Clio 4 est la voiture la plus vendue en France depuis 2013. En 2015, avec plus de 410.000 ventes en Europe dont plus de 108.000 en France, la Clio a été leader du segment B (citadines polyvalentes) et deuxième au hit-parade européen. Actuellement fabriquée à Flins (France) et Bursa (Turquie), la Clio sera également produite à Novo Mesto (Slovénie) à partir de février 2017. Arrivée à mi-vie et afin de conserver sa première place sur le marché national, RENAULT a légèrement restylé son "best seller" et surtout amélioré la qualité perçue, critiquable et critiquée jusqu'à présent. La Clio restylée sera commercialisée en septembre 2016, mais il est possible de la commander dès maintenant.

Légères retouches esthétiques

Premier modèle de la gamme RENAULT portant la griffe de Laurens van den Acker, la ligne de la Clio 4 est une des clés de son succès. L'esthétique de la Nouvelle Clio, comme la nomme RENAULT, évolue par légères retouches essentiellement les phares avec des projecteurs LED "Pure Vision" et la signature lumineuse de jour qui adopte une ligne de LED formant un "C" autour des phares (versions haut de gamme) ou est positionnée plus bas sur la calandre (entrée et milieu de gamme). Le bouclier a également été redessiné. A l'arrière, la jupe de bas de caisse a été retouchée et les feux à LED, allumés en permanence, adoptent également la forme en "C" (disponible selon les versions et sur la carrosserie berline uniquement). De nouvelles teintes - Rouge Intense, Gris Titanium, Bleu Iron - font leur apparition, ainsi que de nouvelles jantes et enjoliveurs. Toutes ces évolutions modernisent visuellement la Clio, principalement sur les versions haut de gamme, tout en conservant ses traits caractéristiques.

 

Bel effort sur la qualité

Si extérieurement il n’est pas toujours évident de distinguer au premier coup d'œil la Nouvelle Clio de la précédente, on remarque par contre rapidement le nouvel intérieur. L'aspect clinquant des plastiques de qualité moyenne a laissé place à des matériaux plus valorisants à l'œil et plus lisses au toucher. Un matériau souple recouvre le dessus du tableau de bord et le dessus des contre-portes, les chromes sont d'un aspect satiné et les inserts sur le volant, désagréables car froids l'hiver et chauds l'été, ont enfin disparu. A partir du niveau Zen un écran tactile de sept pouces (17,8 centimètres) permet de gérer les fonctions radio, audio, téléphone, système véhicule, navigation à des degrés divers suivant le niveau d'équipement (Media Nav Evolution pour Business et Intens, R-Link Evolution pour Initiale Paris).

L’habitabilité n'a pas évolué, elle est acceptable pour la catégorie, toutefois les passagers ont tendance à jouer des coudes à l'avant et la banquette arrière ne reçoit décemment que deux passagers. Le volume du coffre est intéressant, disposant de 300 à 1.150 litres, sauf avec l'option Bose Sound System (de série sur Initiale Paris) où le caisson de basses ampute le coffre de 70 litres, soit un petit 230 litres. Le break Estate dispose de 445 à 1.380 litres, mais perd moins de volume avec l'option Bose puisqu'il reste 400 litres banquette arrière en place.

 

Nombreuses versions

Pas moins de 24 versions (berlines) sont proposées dans le catalogue France. Elles se partagent cinq niveaux d'équipement (Life, Zen, Business, Intens, Initiale Paris), cinq motorisations à essence, quatre Diesel et deux carrosseries, berline et break Estate. L'Estate coûte 600 € de plus que la berline mais n'a pas droit à la finition Initiale Paris, ce qui est dommage car, son esthétique étant réussie, le bel intérieur avec les sièges en cuir en aurait fait un très agréable petit break de luxe.

Le premier niveau Life, disponible motorisé par les 1.2 16v 75 essence (13.700 €) et 1.5 Energy dCi 75 (16.800 €), n'est pas trop pauvrement équipé. On note la présence d'un régulateur et limiteur de vitesse, d'un ordinateur de bord, de la centralisation des ouvrants et du démarrage par carte, des rétroviseurs extérieurs électriques dégivrants et des vitres avant électriques. La radio (350 €) et la climatisation manuelle (1.000 €) sont en option. Dans ce cas, autant prendre la finition Zen plus chère de 1.800 € sur ces motorisations.

La finition Zen offre plus de choix de motorisation, notamment le 0.9 TCe 90 (16.500 €), le 0.9 Energy TCe 90 (16.800 €) et le 1.5 Energy dCi 90 (19.400 €) en plus des deux de la finition Life. Ce niveau dispose d'un équipement suffisant puisque l'on trouve en plus de Life, un troisième appui-tête arrière, la climatisation manuelle, un écran tactile de sept pouces avec radio à commandes au volant, téléphonie, Bluetooth, et volant gainé de cuir.

Business ajoute à Zen, pour 400 € de plus, l'aide au parking arrière, le Media Nav Evolution (navigation Europe de l'ouest) et les projecteurs antibrouillard. On perd le 1.2 16v 75 et le 0.9 TCe 90 mais on gagne l'automatisme avec le Diesel Energy dCi 90 EDC6 (21.500 €).

Le niveau Intens reçoit en plus de Zen la climatisation automatique, les capteurs de pluie et de luminosité, la sellerie similicuir et velours, le système Media Nav Evolution, l'aide au parking arrière, la carte mains libres, les vitres arrière électriques et surteintées, les projecteurs Full LED, la signature lumineuse avant et arrière en "C" ainsi que les antibrouillards à LED, les jantes en alliage de 16 pouces. Il faut ajouter 1.950 € à la finition Zen, sauf 1.2 16v 75 et 1.5 Energy dCi 75 indisponibles. Les motorisations 1.2 TCe 120 (19.450 €), 1.2 TCe 120 EDC6 (20.850 €), 1.5 Energy dCi 110 (22.550 €)  et 1.5 Energy dCi 90 EDC6 (22.750 €) font leur apparition.

Enfin Initiale Paris, uniquement sur la berline, pour 3.450 € de plus que le niveau Intens, sauf 0.9 TCe 90, sort le grand jeu avec un équipement complet et une présentation luxueuse. On dispose du système multimédia R-Link Evolution, du Bose Sound System (attention coffre réduit), de la sellerie en cuir Nappa avec sièges avant chauffants et siège passager réglable en hauteur, du système d'aide au stationnement Easy Park Assist avec radars avant, arrière, latéraux et caméra de recul, des jantes en alliage de dix-sept pouces…

 

Plusieurs packs (City, Confort, Easy, Look, Visibilité…) et options (peinture métallisée, toit en verre fixe, décors extérieurs…) permettent de personnaliser sa Clio et d'augmenter le prix, déjà assez élevé… Au niveau tarif, la Clio fait partie des plus chères de la catégorie, en compagnie des PEUGEOT 208 et VW Polo, et la différence de prix entre les versions essence et les Diesel comparables, environ 3.000 €, rend l'acquisition de ces modèles difficilement justifiable d'un point de vue économique.

 

Clio 1.5 dCi 110 : souplesse et sobriété

Les "gros" rouleurs l'attendaient depuis un moment. Par rapport au 1.5 dCi 90, ce moteur apporte un surcroit de puissance (+ 20 chevaux) et de couple (+ 40 Nm) permettant plus d'aisance sur routes accidentées ou en charge, intéressant pour le break, d'autant plus que la boîte de vitesses dispose de six rapports au lieu de cinq. Cette nouvelle motorisation permet également de répondre aux rivales PEUGEOT 208 1.6 BlueHDi 100 et 1.6 BlueHDi 120 en se situant entre les deux au niveau puissance. Ainsi motorisée, la Clio s'avère très agréable à conduire, que ce soit en ville où le moteur repart dès les plus bas régimes, sur route où il est tonique et bien secondé par l'étagement judicieux des rapports de boîte, ou encore sur autoroute avec la sixième vitesse qui abaisse le régime moteur apportant silence, malgré quelques bruits d'air, et sobriété. Sur les routes sinueuses et encombrées du Médoc, avec un style de conduite plutôt dynamique, l'ordinateur a indiqué 5,6 l/100 km, ce qui laisse augurer d'une consommation inférieure à 5 l/100 km sur un parcours moins contraignant et avec une conduite plus douce. La conduite est agréable également grâce aux qualités de la suspension, plutôt ferme, assurant une très bonne tenue de route, de la direction précise et consistante et du freinage mordant. On s'étonne quand même que cette version assez performante, ainsi que son homologue 1.2 TCe 120, ne dispose que de freins à tambour à l'arrière. Le confort est généralement bon, grâce notamment aux sièges qui filtrent les secousses que la suspension n'absorbe pas.

 

Clio 1.2 TCe 120 BVM6 : nervosité et douceur

Jusqu'à présent, cette motorisation n'était disponible sur la Clio que couplée avec la boîte de vitesses automatique à double embrayage EDC6, rendant cette version assez chère. En l'équipant d'une boîte manuelle à six vitesses, le prix chute de 1.400 €, ce qui permet de l'afficher sous la barre des 20.000 € en finition Intens (19.450 €). Cet ensemble mécanique rend la Clio performante (199 km/h, 0 à 100 km/h en 9,0 secondes, 400 mètres départ arrêté en 16,2 secondes et les 1.000 mètres atteints en 30,5 secondes), mais aussi un peu gourmande si l'on veut profiter de cette nervosité. Sur un trajet plus facile qu'avec la dCi 110, la consommation a été de 7,2 l/100 km. Ce n'est pas rédhibitoire, mais le delta avec la dCi 110 est quand même significatif (1,6 l/ 100 km) et dépassera probablement 2 l/100 km en milieu urbain. Ceci dit, il faudra faire beaucoup de kilomètres pour amortir les 3.100 € supplémentaires de la Diesel et on roulera pendant tout ce temps avec une voiture encore plus silencieuse et agréable à conduire que la dCi 110 plus lourde d'un gros quintal, essentiellement sur le train avant.

La Clio est la voiture préférée des Français depuis de longues années et ce nouvel opus, adroitement restylé, plus cossu, disposant de nouvelles motorisations performantes et agréables devrait logiquement conserver sa première place au hit-parade des ventes. Revers de la médaille, ce succès ne devrait pas inciter RENAULT à faire un effort sur les tarifs, plutôt élevés, surtout en Diesel.

Daniel DECHENE

2016-07-18