MAZDA MX-5 1.5 Skyactiv-G BVM6 Sélection

ESPACE Cabriolet
  • Nouvelle ligne
  • Comportement général amélioré
  • Sonorité
  • Peu de rangements
  • Pas de roue de secours
  • Absence de boîte séquentielle

Prix : 30 150 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type thermique 4 cylindres en ligne, 2 ACT, 16 soupapes - injection directe essence
Cylindrée 1496 cm³
Puissance maxi 131 ch à 7000 tr/min
Couple maxi 15.30 mkg à 4800.00 tr/min

Dimensions

Longueur 3.92 m
Largeur 1.74 m
Hauteur 1.23 m

Poids

Total 975 kg

Capacités

Coffre de 0 à 130 dm³
Réservoir 45 L
Nb de places 2

Performances

Vitesse maxi 204 km/h
0 à 100 km/h 8.30 s

Environnement

Emission CO2 139 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.90
Urbaine 7.90
Mixte 6.00
Essai 7.70

PREDATOR

MAZDA, avec sa quatrième génération de MX-5, marque une évolution de design sans précédent sur ce modèle. Si la mouture initiale avait vu ses feux escamotables remplacés par des optiques fixes dès le premier restylage, le design de la voiture n’avait guère évolué, traversant les années avec sa face sympathique. Elle s’est tout de même vendue à presqu’un million d’exemplaires en 27 ans ! Mais tout cela appartient  maintenant au passé. La nouvelle MX-5 s’invite dans la cour des prédateurs avec ses courbes acérées et sa calandre très basse, donnant la réplique à une poupe aux feux placés haut. De son côté, la motorisation de base descend à 1,5 litre et se modernise avec un passage à l’injection directe. Voilà pour les points majeurs, maintenant, découvrons la belle et ses nouveaux atours.

Design sportif renforcé

Côté ligne, le ton est donné. Finie la jovialité, et place à la personnalité affirmée. Aucun doute possible, le design d’aujourd’hui se veut agressif, dynamique, quel que soit l’angle d’observation. La nouvelle MX-5 est plus courte,  plus aérodynamique, plus légère et son centre de gravité est plus bas, rien que ça. Du coup, les roues paraissent renvoyées dans les angles, réduisant ainsi les porte-à-faux. Les lignes sont tendues, le profil acéré et fluide. La proue est prête à dévorer tout ce qui passe à sa portée, à commencer par le bitume ! Avec son regard félin, elle donne l’impression d’être continuellement en observation pour détecter et éviter tout obstacle qui se mettrait sur son chemin. La poupe lui donne la réplique en plaçant ses feux assez hauts, ceci augmentant la perception du profil en pointe de flèche. Ceci dit, la perception est ici plus sympathique, avec des feux plutôt en clin d’œil invitant à suivre, mais pas à doubler… La vue latérale est splendide, avec son nez plongeant, sa cassure abrupte et verticale sur l’avant, ses vagues au-dessus des passages de roue et sa courbe positive entrant sous la caisse sur l’arrière. Cette ligne est de plus soulignée par la rupture de couleur entre la partie basse et la partie haute, avec une capote noire et la même couleur affectée aux montants de pare-brise.

Côté technique, la structure de la nouvelle MX-5 intègre plus d’éléments en aluminium pour assurer un poids total inférieur à la tonne au final. Côté sécurité, le réseau d’absorption d’énergie produite en cas de choc a été amélioré pour préserver les occupants et leur portefeuille. En effet, sur ce second point, les absorbeurs sont boulonnés et non soudés, donc faciles à remplacer. Côté trains roulants, les évolutions portent sur l’angle de chasse à l’avant, augmenté pour réduire le risque de sousvirage. Pour le train arrière, la traverse arrière fait appel à une structure en treillis, les biellettes de suspension ont été repositionnées, l’objectif étant de rigidifier la suspension et améliorer la maîtrise de conduite.

Côté design externe, les jantes de seize pouces sont magnifiques et soutiennent la touche noire des bas de caisse, montants de pare-brise et capote, ainsi que des rétroviseurs. Enfin, côté moteur, place au downsizing avec un "petit" 1,5 litre Skyactiv-G à injection directe. Son régime de rotation maxi est porté à 7.500 tours par minute, sa puissance maximale de 131 chevaux se plaçant à peine plus bas à 7.000 tours par minute. La distribution par chaîne est double avec un calage variable, les injecteurs sont multi-trous et les têtes de pistons arborent des cavités spécifiques. Tout cela contribue à améliorer la combustion et le point d’allumage, permettant de tirer le plus d’énergie possible de ce moteur atmosphérique à chaque instant et pour chaque plage ou configuration d’utilisation. Le système d’admission gagne également en poids, accusant moins 30% sur la bascule à son seul niveau. Concernant l’échappement, le collecteur en 4-2-1 a été travaillé pour améliorer le couple et produire une sonorité plus envoûtante, à vérifier lors du roulage.

Ergonomie et équipements

Prenons maintenant place à bord. L’accueil du conducteur est typé cabriolet deux places, le conducteur descend dans son siège et s’y love, si je puis dire. La position de conduite étant plus basse que dans la mouture précédente, c’est la garde au toit qui en bénéficie. Les maintiens latéraux des sièges étant bien fermes, mon gabarit standard s’est de suite calé à l’intérieur. Le combiné d’instruments se décline en trois cadrans, tableau habituel maintenant chez MAZDA. Cependant, les techniciens et ergonomes s’amusent comme des fous sur la répartition des informations. Sur le MX-5, le cadran central contient un gros compte-tours, pour souligner la vocation sportive de la voiture. Le compteur de vitesse est relégué sur le côté droit, faisant l’équilibre avec la jauge à carburant, les températures extérieure et du moteur et l’ordinateur de bord. La touche sportive est renforcée par la position des aiguilles de compte-tours et vitesse à la verticale lorsque le moteur est coupé. Les commandes sur le volant sont à portée des pouces et les commodos bien placés. Pour les fonctions situées au tableau, à gauche, il faudra les apprendre pour les manipuler en roulant, si besoin. Celles-ci reprennent le contrôle de trajectoire déconnectable, la surveillance du gonflage des pneumatiques, la surveillance des angles morts et l’alerte au franchissement de ligne. Au centre prend place l’écran média, placé en haut pour ne pas avoir à baisser les yeux. Là aussi, manipuler la molette située sur la console est aisé, encore faut-il en apprendre le fonctionnement, relativement simple il est vrai. L’écran peut également être piloté vocalement, au choix donc.

Côté régulation de température, point d’affichage digital, ni séparation droite/gauche. Pas la peine d’aller plus loin vers la droite, la planche de bord est muette, pas même une boîte à gants, aussi mini soit-elle. Bon, il y a bien quelques minis rangements au centre ou dans le tablier derrière les sièges, mais c’est tout et seul le rangement central vertical est verrouillable. Côté radio, plus de lecteur CD. Le manuel le prévoit, suivant version. Donc, la clef USB ou le stockage sur le téléphone sont de rigueur. Le système BOSE embarqué fait appel à neuf haut-parleurs répartis comme suit : deux dans les montants de pare-brise et deux dans les portes (balance avant), deux dans chaque appuie-tête (balance arrière), et le caisson de basse presque au centre.

La sécurité active, désignée i-Activsense chez MAZDA, regroupe la surveillance des angles morts (BSM), la détection d’obstacles mobiles en marche arrière (RCTA), l’alerte de franchissement de ligne (LDWS), la gestion automatique des feux de route (HBCS), l’éclairage avant adaptatif (AFS) et l’assistance au démarrage en côte (HLA). A noter que certains d’entre eux sont pilotables au tableau de bord, via un bouton sur la planche à gauche du volant, et d’autres pilotables via l’écran média, à mémoriser donc. Passons à la route.     

Comportement encore rehaussé

Allez, contact !! S’asseoir dans ces superbes sièges RECARO cuir/Alcantara avec passepoil rouge est un plaisir, qui se mérite après une petite contorsion. Mention spéciale à l’adoption de fixations Isofix sur le siège passager ! Pas d’utilisation de la clef sur la nouvelle MX-5, bouton-poussoir de mise en route oblige. La sonorité moteur est de suite présente, et bien sympathique, quoique un peu plus contenue capote fermée. Elle n’est ni trop exubérante, ni trop fade, juste comme il faut. Au moment de partir, le chargement du coffre nous rappelle qu’il n’est pas très vaste et qu’il est impératif de bien gérer ses bagages. Le petit compartiment sous le plancher donne un peu plus de capacité, à ne pas oublier ! De même que repositionner le sac du triangle, la trousse de réparation et la pochette de clef et d’anneau à une place aisément accessible peut aider en cas de pépin. J’oubliais, le coffre contient un petit éclairage manuel très utile par faible luminosité, mais ne pas oublier de le mettre sur off ! Nous voici partis, avec la capote dans un premier temps, la météo de notre weekend n’étant pas très favorable. Toutes les commandes les plus utiles sont bien placées, le levier de vitesses, sa course très limitée et sa douceur sont bien perçus.

La tenue de route est d’un très bon niveau, juste à noter un léger décrochage du train arrière en ville à allure basse en passant sur un coussin berlinois (ralentisseur) mouillé placé en courbe. Il me semblait que cela était interdit, non ? Pas de soucis, la voiture s’est replacée d’elle-même lorsqu’elle a retrouvé du grip, mais la jante n’est pas passée loin du trottoir. Paradoxalement, bien que la nouvelle MX-5 soit plus tournée vers la vocation sportive, ma passagère et moi-même sommes tombés d’accord pour dire que nous la trouvions plus confortable que la version précédente, au sens ou la route est toujours bien ressentie, mais avec un meilleur filtrage des irrégularités, mieux absorbées. La précision de cap est très bonne, avec une direction précise et réactive. Les montées en régime sont très efficaces, à exploiter avec le moteur chaud, car il aime prendre des tours. Côté bruits d’air, les travaux aérodynamiques réalisés sur les montants et traverse de pare-brise ont porté leurs fruits. Que ce soit en configuration couverte ou découverte, ces bruits sont contenus et peu gênants. Une petite éclaircie et nous découvrons notre cabriolet. Ah ! Rouler cheveux aux vents est un vrai bonheur ! La température restant fraîche, nous avons opté pour le mini-bonnet et le foulard, petite note rétro, mais sympathique au demeurant. La sonorité est réellement juste comme il faut. Quelques gouttes et nous recapotons manuellement depuis notre siège, et ceci très facilement. MAZDA dit vrai, la manœuvre et fort simple et rapide. A destination, la manœuvre de stationnement est facilitée par l’aide du même nom. Coupure moteur, un dernier petit plaisir, l'ouverture du capot. Le moteur longitudinal est toujours placé en position centrale avant, favorisant la répartition des masses établie ici à 50/50 en rapport avant/arrière. Dernière question, MAZDA annonce des airbags latéraux, mais diable, où sont-ils montés sur un cabriolet ? La réponse est dans la documentation du constructeur : "fixés sur les sièges".

Fidèle MX-5

Même revue et modernisée, la MAZDA MX-5 garde les gènes de la Miata. Ils sont maintenant cachés sous la nouvelle robe, c’est tout. Et quelle robe ! La MX-5 a passé un nouveau cap en matière de design, elle est superbe ! Elle a également franchi un cap au niveau technique et s’est mise à jour au niveau des équipements et de la vie à bord. Le côté média n’est pas en reste et la voiture est livrée avec trois ans de mise à jour gratuite du GPS, qui offre 19 langues voix et 26 langues texte. Alors, dernière question, à quand une version à boîte séquentielle du dernier cri ? La boucle serait alors bouclée.

Jacques FORGE

2016-10-05