AUDI Q2 Gamme

ESPACE SUV
  • Côté décalé
  • Confort
  • TFSI 150 + Stronic
  • Amortissement
  • Visibilité trois-quarts arrière
  • Pas donné

Prix : 24 900 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16 soupape - Turbo injection directe
Cylindrée 1395 cm³
Puissance maxi 150 ch à 5000 tr/min
Couple maxi 25.50 mkg à 1500.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.19 m
Largeur 1.79 m
Hauteur 1.51 m

Poids

Total 1280 kg

Capacités

Coffre de 405 à 1050 dm³
Réservoir 50 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 212 km/h
0 à 100 km/h 8.50 s

Environnement

Emission CO2 125 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.90
Urbaine 0.00
Mixte 5.50
Essai 0.00

UN AUDI AVERTI EN VAUT 2

Si on excepte l’AUDI 200, belle ancêtre de l’A8, le deux a un goût particulier de réussite non atteinte chez AUDI. On ne peut évidemment pas s’empêcher de parler de l’AUDI A2, très innovante, mais victime de son prix et qui, au passage, se "rattrape" sur le marché des collectors. AUDI a franchi le pas il y a quelques mois en présentant à Genève son inédit Q2. Si le nouveau Q5 au dernier Mondial de l’Auto n’a laissé aucun doute sur son style, le Q2 avait en revanche surpris, voire décontenancé l’amateur des anneaux tant son dessin sortait des étroits sentiers d’Ingolstadt !

Inédit dessin

Cela mérite de s’arrêter sur le dessin de ce Q2 qui avait tant étonné. L’éloignement du style est nettement marqué à l’arrière par la forme des feux. Les stylistes ont remplacé la forme habituellement fine et horizontale par des éléments plus carrés. Sans la présence des quatre anneaux, on pourrait douter de la marque et plutôt l’associer à VW. Le reste de la ligne est plus proche de celle des grands frères caractérisée par une faible surface vitrée. Dans notre cas, le panneau arrière, ou montant C, est dépourvu de vitre. Mieux, le "blade", nom de ce panneau, peut être coloré de quatre teintes, clin d’œil à la R8. La voiture vise une clientèle plus jeune qui aime la personnalisation. Et dans ce domaine, le Q2 ne manque pas de propositions. De profil, les flancs sont creusés avec un arrière assez fuyant donnant un faux air de coupé. Mais c’est surtout ce plat sculpté de façon symétrique en haut de portières qui marque le mieux la voiture. A l’avant, la calandre typique octogonale rassure les amateurs, mais elle n’a pas l’effet 3D des autres SUV. Autre forme de style inédit que l’on reverra, les passages de roue sont nettement marqués. La voiture revendique son côté décalé, inclassable selon le gimmick publicitaire. Il se pourrait que l’on retrouve quelques traits sur des prochains modèles du constructeur : Q comme A.

Le Q2 porte bien son numéro puisque sa taille le place bien avant le Q3, avec vingt centimètres en moins (4,19 mètres). Sa longueur est celle d’une A3. La plateforme utilise la modularité de la "MQB", et d’un point de vue technique se rapproche de l’A3 Sportback. D’ailleurs, il se pourrait que celle-ci pâtisse de l’arrivée du nouveau SUV. Faut-il rappeler que ce segment est le plus en vogue du moment ?

Pas que citadin

Ce n’est pas une surprise, le Q2 récupère les moteurs de la famille, moteurs qui présentent la parfaite symétrie de puissance entre essence et Diesel. Au centre, AUDI propose 150 chevaux, soit avec un TFSI, soit avec un TDI. Le moteur essence est le 1,4 litre à injection directe bénéficiant de la désactivation de deux des quatre cylindres quand les conditions le permettent. Il est celui qui équipait notre voiture d’essai. Ce type de SUV se vend à quasi parts égales dans les deux types de carburation. Le TFSI est extrêmement silencieux, suffisamment puissant quand on en a besoin. Il faut dire qu’il était associé à la boîte Stronic à sept rapports (boîte à double embrayage) qui procure, est-il utile de le rappeler encore ?, un confort de conduite sans pareil. Cette boîte ou la classique boîte mécanique (six rapports) sont également proposées sur les autres motorisations. Ce sera 190 chevaux au sommet et 116 en entrée, certains de ces moteurs arriveront dans quelques temps. Et comme le Q2 est assis sur la plateforme MQB, la transmission intégrale Quattro est logiquement accessible avec les moteurs les plus puissants. Le SUV peut se muer en tous chemins, la garde au sol du nouvel AUDI est de quatorze centimètres.

Mais revenons à notre Q2 d’essai, son profil est plutôt urbain, une excellente alternative aux citadines. Sorti de la ville, le moteur de 150 chevaux est tout à fait à l’aise sur routes, même pentues et sur autoroutes. Les moteurs à essence ayant fait des progrès dans le domaine, l’ordinateur de bord a affiché une consommation moyenne entre sept et huit litres, certes dépassant largement les neuf litres en routes moins favorables. Justement, le tous chemins est possible même en traction, le revers de la médaille est le réglage plutôt ferme de l’amortissement. Les mauvais revêtements ne sont pas forcément bienvenus sous les pneus du Q2.

Beau dessein

L’AUDI est sur une autoroute, celle des SUV urbains premium. Les RENAULT Captur et PEUGEOT 2008 surfent efficacement dans le segment et boostent les ventes et les envies, mais à part le MINI Countryman, la voie premium reste à conquérir. Cela tombe bien, c’est la mission de l’AUDI, le futur redoutable BMW X2, présenté au dernier Mondial sous forme d’un concept très abouti, n’arrivera qu’en 2018.

L’habitacle est bien celui d’une AUDI, de ce côté-ci pas de révolution : on attend bien l’ambiance premium chère au constructeur. Pas de dépaysement donc, l’intérieur est assez proche de celui de l’A3. La nouveauté "Audi Virtual Cockpit" se voit immédiatement, en tout cas dans notre modèle d’essai qui en était dotée. C’est une option (350 à 740 € selon la finition), le Q2 accueille à son tour le grand écran de 12,3 pouces modulable selon l’affichage souhaité en deux configurations. L’une d’elle affiche la carte de navigation (par satellite) en 3D et relègue les deux compteurs ronds aux deux extrémités de l’écran, et vient redonder celui, fixe, placé en haut de console. Si cela ne suffit pas, l’AUDI peut être doté d’une lame de vert pour la lecture tête haute. On n’a rien à redire sur la position de conduite à part la vision de trois-quarts arrière pas des plus aisées (prendre si possible l’option caméra de recul). L’empattement (2,60 mètres) est grand, laissant une honnête place à l’arrière. Le volume de coffre reste lui aussi correct.

Fabuleux destin ?

La gamme est composée de trois niveaux et six finitions. L’entrée est sobrement nommée Q2, réservée aux puissances basses, et dotée de jantes en alliage de seize pouces et d’une climatisation. Les AUDI se vendent plutôt en finitions hautes avec un niveau deux soit orienté luxe avec la "Design" ou sport avec la "Sport". Le haut de gamme suit la même logique avec respectivement "Design Luxe", notre finition d’essai, et "S line". Une finition "Business Line" est réservée aux professionnels comme son nom le laisse deviner. Les premiers prix correspondent aux 116 chevaux : 24.900 € pour le TFSI et 26.900 € pour le TDI. Notre TFSI 150 Stronic "Business Line" passe à 37.650 € sans les options (virtual cockpit, hayon électrique).

Comme on l’a dit, le catalogue des options permet de personnaliser sa voiture aussi bien à l’extérieur (couleurs entre autres) qu’à l’intérieur. Parmi celles-ci, les inserts à LED qui rétroéclairent le tableau de bord, la console centrale et les seuils de porte, deviennent indispensables tant ils sont inutiles ! Les technologies maison sont également accessibles dans le Q2. Parmi celles-ci, l’assistant de conduite en embouteillage s’occupe de mener à bien le véhicule dans le trafic en vous soulageant. Cette situation de quasi autonomie s’appuie sur le régulateur auto adaptatif et le détecteur dynamique de franchissement de ligne. Pour une autre forme de confort, le multi media et les interfaces avec son smartphone s’occupent de vos divertissements. Et en cas de ses batteries à plat, le système de phone box se charge de redonner vie à votre téléphone préféré par induction, la box fermée est située en arrière de la console centrale.

Le slogan le dit explicitement, l’AUDI Q2 est inclassable dans le sens où il se démarque des SUV habituels. Sa force est d’arriver quasiment seul, dans le segment des SUV compacts premium. Quand on connaît l’engouement du public pour le SUV et, quand leurs moyens le permettent, pour le premium, le Q2 fait coup double !

Philippe NIOLLET

2016-11-22