VOLKSWAGEN Coccinelle 2016

ESPACE Compacte
  • Charme indéniable
  • Cabriolet
  • Offres multiples dont Dune
  • Prix pouvant vite grimper

Prix : 22 090 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16 soupapes - essence, injection directe turbo
Cylindrée 1197 cm³
Puissance maxi 105 ch à 4500 tr/min
Couple maxi 17.85 mkg à 1400.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.29 m
Largeur 1.83 m
Hauteur 1.47 m

Poids

Total 1346 kg

Capacités

Coffre de 0 à 225 dm³
Réservoir 55 L
Nb de places 0

Performances

Vitesse maxi 178 km/h
0 à 100 km/h 11.70 s

Environnement

Emission CO2 125 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.80
Urbaine 6.30
Mixte 5.40
Essai 0.00

TOUCHE PAS A MON ICÔNE !

Ce n’est probablement pas sous cette forme qu’a été exprimé le cahier des charges VW pour le remodelage de la Coccinelle. Mais pour le fond, le ton est bon. Quand on a une sorte d’icône automobile très bien entretenue par un style baptisé néo-rétro, on veille à ne pas casser le dessin originel, voyez du côté de la FIAT 500. Alors cinq années après sa présentation, il est temps pour VW de donner un petit coup de "boost" à sa "bête à bon dieu". La Cox 2016 arrive donc en concessions, avec des nouvelles propositions essentiellement orientées design, si on excepte une nouvelle déclinaison baroudeuse.

Collection

Quand on ne veut pas toucher au style mais donner un signe de changement, la recette à la fois la plus économique et la plus efficace, est de revoir le dessin des boucliers et de l’intérieur des feux, à LED pour l’occasion. Pourquoi diable aller modifier une silhouette devenue intemporelle ? La Coccinelle nouvelle a donc troqué son gentil bouclier avant souriant du fait de sa grande entrée d’air horizontale par un format plus vertical et nettement plus agressif. L’icône deviendrait-elle méchante ? L’autre signe distinctif est quasi imperceptible et touche l’intérieur des feux arrière. Pas tout à fait, l’habillage extérieur et intérieur des nouvelles Cox privilégie encore plus la personnalisation.

En cas de besoin de plus d’audace, une nouvelle variation baroudeuse renforce la gamme coupé et cabriolet. Le qualificatif Dune est repris et exprime bien la vocation de la voiture. Surélevée de dix millimètres, jantes de dix-huit pouces, boucliers spécifiques encore plus marqués, becquet arrière proéminent, la Dune se distingue nettement de ses sœurs, et se rapproche, par son style, du Buggy. La voiture n’a bien sûr pas pour vocation d’aller dans les dunes, pour cela, un vrai Buggy reste le meilleur.

La collection 2016, et oui, on parle de collection, s’appuie sur une gamme étoffée, dont la Dune représente le haut de gamme. Le but est que chacun trouve sa Coccinelle. VW propose quatre niveaux dont deux séries spéciales surfant sur la vague des versions précédentes. Si on a aimé les séries "50’s", "60’s" et "70’s" lors de sa sortie, le vintage reste une valeur sûre avec la "Denim". Les amateurs auront vu le clin d’œil à la "Jeans" de 1974, un collector ! Comme son aînée, le sticker latéral affiche la couleur, cette couleur bleue se retrouve sur le tissu de la capote du cabriolet et des sièges sport, et sur le traitement de la planche de bord. Aucun rapport en revanche avec son ancêtre, les jantes "Graphite Circle" sont elles aussi spécifiques, mais reprenant le thème chromé des toutes premières Coccinelle. Cette série spéciale étant positionnée comme un deuxième niveau, la dotation a prévu quelques éléments comme la caméra de recul ou le "Car-Net ‘App-Connect". Cette version s’échange contre un chèque de 23.150 € pour le TSI 105 (et 960 € de plus pour le cabriolet).

Confection

L’offre personnalisation est bien évidemment maintenue, le niveau d’entrée "Design" porte bien son nom. Elle se distingue par une console centrale inédite "Platinium grey", des nouvelles couleurs dont le très beau "White Silver Metal" de notre voiture d’essai. Au-delà, la constitution de sa propre voiture dépend des goûts et des finances. Vous avez le choix parmi des stickers en tous genres, de toit, latéraux, des jantes, un pack "Black Design" (jantes, coques de rétroviseurs et toit noirs) et des habillages plus ou moins colorés de l’habitacle (sellerie et console). Le cabriolet est nettement plus cher dans cette finition, affichant 4.200 € de plus en entrée de gamme (TSI 105), que le coupé.

Le niveau trois est une autre série spéciale : après la "Couture", voici la "Couture exclusive". Tout est dit, on oublie le vintage et la personnalisation au profit du luxe. A l’extérieur, les jantes passent en dix-huit pouces, mais c’est à l’intérieur que la tendance se découvre : tableau de bord noir, seuil de portes en aluminium et sellerie en cuir "Nappa" avec un dessin quadrillé donnant un air matelassé au dossier et à l’assise du siège. Parmi les équipements de série, on retient le démarrage sans clé et pour le cabriolet un filet anti remous ; pour les niveaux inférieurs, l’option est à 265 €.

La "Dune" enfin représente le haut de gamme, avec une mission de crossover clairement affichée (la mode SUV est passée par là). L’habitacle conserve le cuir de la "Couture", baroudeur chic donc, les trois compteurs additionnels placés en sommet de planche de bord et bien entendu des sièges sport. Les tarifs des Cox des champs débutent à 26.770 € en coupé et 30.440 € en cabriolet, avec le TSI 105 là aussi.

Conviction

Les motorisations sont reconduites, de ce côté-là rien de nouveau. Trois moteurs à essence et deux Diesel, tous très bien connus des habitués de la marque. Le TSI 105 qui ouvre la gamme essence est tout à fait approprié pour une utilisation mixte et plutôt calme. Le 1,2 litre peut être associé à une boîte mécanique à six rapports ou mieux à la DSG (sept rapports). D’ailleurs toutes les motorisations disposent des deux types de boîtes, seul le nombre de rapports change selon la puissance. Le deuxième TSI est le 1,4 litre de 150 chevaux dont la mission est de donner évidement de la puissance et plus d’allant pouvant manquer à la Cox quand on quitte la ville. Le plus puissant (2,0 litres de 220 chevaux) est réservé à la Dune. Un cabriolet TSI 150 avec DSG7 dépasse les 30.000 €. Les deux Diesel sont basés sur le même 2,0 litres, avec 105 chevaux en entrée et 150 chevaux pour le plus puissant. Les moteurs à gazole n’ont plus la cote, et dans une Coccinelle, encore moins à mon goût. La remarque faite aux TSI s’applique au TDI, le petit suffit à satisfaire les trajets habituels de la voiture.

Le cabriolet a un charme indéniable, il est d’ailleurs la seule proposition du constructeur depuis que la Golf cabriolet et l’Eos ont disparu du catalogue. La capote est électrique, et s’ouvre en dix secondes jusqu’à 50 km/h. Elle se replie, à l’image de l’originelle, sur le coffre, ce qui ne réduit pas la contenance de celui-ci. Un couvre capote peut parfaire la mise de la voiture moyennant quelques boutons pression, mais même sans, la Coccinelle, dépourvue d’arceaux, est craquante.

Il est temps de donner un petit de boost à la Coccinelle après cinq ans de vie. Les voitures de niche s’appuyant sur une cote d’amour néo rétro, sont toutes passées par là. La VW arrive en cette fin d’année avec principalement des propositions de style. Rassurons-nous, le dessin n’est absolument pas modifié : il s’agit de proposer une Cox à tous les souhaits. Et dans ce domaine, VW n’a pas lésiné en présentant des séries spéciales et un haut de gamme. Celui-ci nommé Dune est inédit, un peu surélevé tel un crossover qui voudrait séduire les amateurs de SUV. Au-delà des multiples personnalisations, la Coccinelle reste une valeur sûre, attirante, d’autant plus dans sa version cabriolet…

Philippe NIOLLET

2016-11-28