KIA Sportage Active GRDi 115

ESPACE SUV
  • Habitabilité
  • Look/design
  • Finition en hausse
  • Prix
  • Intérieur tristounet
  • Agrément/consommation

Prix : 28 990 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16 soupapes calage variable Turbo Diesel injection directe
Cylindrée 1685 cm³
Puissance maxi 115 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 28.00 mkg à 1250.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.48 m
Largeur 1.86 m
Hauteur 1.65 m

Poids

Total 1500 kg

Capacités

Coffre de 503 à 1492 dm³
Réservoir 62 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 176 km/h
0 à 100 km/h 11.50 s

Environnement

Emission CO2 119 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.20
Urbaine 5.40
Mixte 4.60
Essai 8.00

BEST SELLER, YEUX BRIDES

Meilleure vente de la marque coréenne en Europe, la gamme du SUV Sportage représente un enjeu crucial pour KIA. Renouvelé début 2016, nous vous le présentons aujourd'hui avec le moteur Diesel le moins puissant en finition intermédiaire. Dans une catégorie maintenant très fournie et disputée, pourra-t-il conserver sa place au soleil ?  

Une gamme à la hauteur

L'offre de ce Sportage 2016 s'articule autour de six moteurs : deux essences de 132 et 177chevaux et, Hexagone oblige, pas moins de quatre (!) Diesel de respectivement 115, 136, 141 et 185 chevaux. Quatre niveaux de finition sont disponibles : Motion, Active, GT Line et Premium. En comptant les possibilités offertes par la transmission deux ou quatre roues motrices, ainsi que la boîte automatique, dix-sept versions sont ainsi proposées au catalogue pour des prix allant de 23.090 € à quand même 40.790 € hors options.

Au niveau des équipements, l'offre est de série assez fournie, comme de coutume chez les constructeurs coréens. Les options proposées se limitent ainsi à la peinture métallisée, au toit ouvrant, un pack design (jantes larges et vitres teintées) et un pack "sécurité avancée" avec freinage d'urgence autonome et détection d'obstacles dans les angles morts. La finition Active de notre essai propose ainsi la reconnaissance des panneaux et l'alerte de franchissement de ligne et de maintien de file. La caméra de recul est également du voyage, et s'avère de plus bienvenue pour aider aux manœuvres en ville, les nouveaux designs à faible surface vitrée offrant quasiment tous une vision arrière médiocre.

Plastique soignée

Dessinée en Europe dans le bureau de style allemand du constructeur coréen, cette quatrième mouture du Sportage a assurément soigné son look. Les proportions et la silhouette générales ne changent pas mais l'auto a été revue de fond en comble. La face avant reprend la calandre "Tiger Nose" chère à KIA, mais qui lui donne à notre sens une petite tête d'Alien vu de face, surtout avec l'implantation choisie des antibrouillards très hauts et latéraux qui pourra faire débat. Les feux avant sont effilés et remontent loin sur le capot et les ailes, renforçant ainsi le dessin du museau. La face arrière et le trois-quarts ont été choisis plus classiques, avec cependant des feux très larges et réunis par un bandeau réfléchissant, bien dans l'air du temps. Le hayon est rehaussé d'un becquet supérieur en plastique, afin de dynamiser la silhouette de ce finalement gros SUV, tout comme le toit nervuré encadré par deux barres anodisées qui lui conservent son aspect baroudeur des villes.

De l'espace

Cette génération prend en effet quatre centimètres par rapport à la précédente, et se situe ainsi dans le haut du panier avec ses 4,48 mètres de longueur, face par exemple à un RENAULT Kadjar qui revendique 4,45 mètres. Selon KIA cette évolution a principalement bénéficié à l'empattement, au bénéfice direct de l'habitabilité aux places arrière. Déjà bien noté dans ce domaine dans sa précédente mouture, ce Sportage cuvée 2016 ne déçoit donc pas au niveau de l'espace intérieur et de l'habitabilité, malgré une modularité et une praticité qui restent en retrait par rapport à certains concurrents. Le coffre, qui reste un point fort de l'auto par sa taille de 503 litres, s'avère par exemple peu pratique à cause d'un plancher trop haut.

Nous avons apprécié l'amplitude des réglages du siège et du volant cuir permettant de trouver facilement une position de conduite agréable quel que soit son gabarit. A partir de cette finition, le réglage des lombaires du siège conducteur devient ainsi assisté électriquement. Les passagers arrière sont également bien lotis avec un espace aux jambes convenable et un dossier réglable en inclinaison mais, rançon du design moderne, une ceinture de caisse trop haute pour des enfants.

La finition intérieure s'avère elle aussi en progrès, avec des ajustements améliorés et, par exemple, une imitation cuir à surpiqures assez bien rendue pour l'habillage de la planche de bord. On regrettera cependant un nombre trop important de boutons, dégradant un peu la bonne ergonomie générale, ainsi qu'une finition intérieure somme toute un peu tristounette dans les tonalités sombres choisies, particulièrement pour le tissu des sièges sur cette version.  

Le grand écran couleur tactile de sept pouces, implanté sur la planche de bord en haut de console, n'amène pas de remarque particulière quant à ses fonctionnalités et son ergonomie. Il propose de plus l'évolution en temps réel des conditions de circulation avec TomTom LIVE, une mise à jour de la cartographie pendant sept ans après l'achat de l'auto, mais surtout une connexion intelligente avec votre smartphone Android Auto ou Apple Car play, que nous n'avons malheureusement pas pu tester lors de cet essai.

Bilan dynamique correct

Oubliez le mot "Sport" contenu dans son patronyme : doté de ce moteur de puissance limitée, ce gros SUV d'une tonne et demie fait illusion en ville grâce à son réglage de turbo et des rapports courts semblant lui donner une hargne surprenante, mais il s'essouffle vite sur les montées en régime et souffre sur les reprises. On préfère donc relever un confort en progrès grâce à une insonorisation soignée, qui n'arrive cependant pas à masquer totalement la mauvaise humeur d'un bloc 1,7 litre déjà connu et n'ayant que peu ou pas évolué, qui grogne beaucoup et se montre sonore aux montées en régime lorsqu'on le pousse afin d'aller chercher un peu de  puissance. Le débattement des suspensions associé à une garde rehaussée de SUV aide à maintenir un confort de suspension appréciable sans donner une auto s'affaissant trop sur ses appuis en virage. Enfin la sobriété toute relative de ce modèle ne nous a pas convaincus pendant l'essai.

Dans cette version de puissance modeste, ce nouveau KIA Sportage n'est peut-être pas vraiment à son avantage, n'offrant finalement que son nouveau look réussi, ainsi qu'une finition et un confort en hausse. C'est tout naturellement que la récente évolution à 141 chevaux de la même base moteur avec une récente boîte double embrayage peut retenir l'attention pour plus de dynamisme. De plus, face à des concurrents tout aussi récents et redoutablement affûtés tels que le récent RENAULT Kadjar ou le VW Tiguan, le look et les yeux doux, même bridés, auront peut-être du mal à convaincre, d'autant plus que le positionnement tarifaire n'est plus si avantageux pour le coréen…

Frédéric JOUSSET

2016-12-15