HYUNDAI i30 1.4 T-GDi Creative DCT-7

ESPACE COMPACTE
  • Progrès accomplis
  • Silence de fonctionnement
  • Agrément général
  • Matériaux fragiles
  • Coffre moyen
  • Détails de finition

Prix : 29 450 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres 16 soupapes essence injection directe turbo
Cylindrée 1353 cm³
Puissance maxi 140 ch à 6000 tr/min
Couple maxi 24.00 mkg à 1500.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.34 m
Largeur 1.80 m
Hauteur 1.46 m

Poids

Total 1315 kg

Capacités

Coffre de 395 à 1301 dm³
Réservoir 50 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 205 km/h
0 à 100 km/h 9.20 s

Environnement

Emission CO2 125 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 5.00
Urbaine 6.40
Mixte 5.50
Essai 7.10

ACTUALISATION

Actualisation, voilà le terme qui convient le mieux à cette nouvelle mouture de l’i30. HYUNDAI nous prouve ici que c’est une marque qui s’est donnée des objectifs de rejoindre ses concurrentes, et même de les devancer. Nous européens sommes aux premières loges car HYUNDAI nous a soignés en concevant, développant, testant et produisant cette i30 sur notre continent. Concernant notre version d’essai en finition "Creative", nous bénéficions, en supplément, du toit ouvrant panoramique, du Safety Pack et de la roue de secours temporaire, le tout agrémenté d’une couleur rouge fort seyante. Le prix du modèle essayé est alors porté à 31.590 € ; revue de tout cela en détail. 

Présentation extérieure

Côté ligne, la nouvelle i30 ne se démarque pas. Aux dires d’HYUNDAI, elle se veut intemporelle et adaptée aux goûts et besoins de chacun. Elle doit alors allier la simplicité avec quelques notes de sportivité et d’élégance, sans oublier les aspects pratiques. Voyons alors comment elle s’en sort. Au premier coup d’œil, la ligne est équilibrée et cohérente avec les compactes concurrentes. Elle reprend l’identité HYUNDAI au travers des divers éléments, de façade, de profil ou de coffre. Côté proue, pas de folie, mais un regard acéré qui encadre la large calandre signée du H incliné. Au passage, notons que celui-ci n’est pas en relief mais est imprimé sur un petit panneau lisse qui cache les systèmes de détection avant. Les petits antibrouillards sont relégués bien à l’extérieur pour marquer les limites de la voiture et les feux de jour, qui abritent également les clignotants suivant besoin, donnent cet élan vers le haut. A noter la fine ouverture de bas de pare-chocs qui verrouille la note sportive. Le capot est plat, tout juste agrémenté d’arête et contre-arête latéralement pour marquer son profil. Celui-ci débute en marquant la verticalité de la calandre, se poursuit avec l’arête du capot qui file jusqu’au pare-brise, soulignant la fluidité et l’élégance de l’ensemble.

Notons que l’important porte-à-faux avant est gommé par l’insertion du support noir des feux de jour. Ensuite, peu de fioritures de carrosserie, si ce n’est en bas des portes. La courbure générale des vitres est plutôt coulée avec une petite brisure en haut derrière la porte. La baguette encadrant le vitrage et les poignées de porte sont chromées. L’ensemble vu d’ici est sobre et élégant. Et c’est côté poupe que nous trouvons le plus de détails. Pas moins de huit reprises d’arêtes pour donner de l’identité et casser l’important panneau vertical entre la vitre de coffre et l’insert noir de bas de pare-chocs. Il est clair qu’aucune concurrente n’arbore une telle poupe. Ceci étant, l’ensemble reste doux, mais notre couleur rouge y est peut-être pour quelque chose. Globalement, l’harmonie du noir et des chromes est équilibrée, avec une touche de sportivité et une touche d’élégance.

Passons à la technique et revenons vers l’avant. Le point important est l’adoption de phares avec feux de croisement bi-LED, reconnaissables entre mille par les deux optiques lenticulaires juxtaposés. Les jantes aluminium de dix-sept pouces laissent apparaître les disques de diamètre plus cohérent avec du seize pouces à l’avant. Elles accueillent tout de même des pneus de 225/45R17 badgés Michelin. A l’arrière, le béquet de toit intègre un large troisième feu stop, le bloc feu est divisé en deux avec des reprises en pare-chocs (attention aux manœuvres) déportant les feux de brouillard. La jupe inférieure noire est plutôt fade. Sous le capot, tout est propre et correctement rangé, et le moteur est couvert d’un panneau arborant fièrement la mention 1.4 Turbo GDI. Les accès aux différents niveaux est aisé. Côté changement d’ampoule de phare (les feux de croisement sont à LED), peu de place apparente. Vue du dessus, l’i30 laisse apparaître seulement son capot peint car, ensuite sur notre modèle d’essai, c’est une enfilade de vitres et de panneau noirs jusqu’au coffre, toit ouvrant panoramique oblige. Enfin, vue du dessous, la HYUNDAI est plutôt bien protégée, avec un panneau sous moteur ajouré pour les accès d’entretien. Puis viennent deux panneaux latéraux reliant le berceau moteur au train arrière, avec toutefois une large échancrure au niveau du réservoir à carburant pour le passage de la ligne d’échappement. Une amélioration à ce niveau paraît possible, mais peut-être un peu plus chère ? Ensuite, plus aucune protection car le silencieux d’échappement occupe la totalité du volume restant, du moins dans une large proportion. Pour les trains roulants, ceux de l’avant font appel à un classique pseudo Mac Pherson avec barre anti-dévers, un étrier de frein à un piston. Le train arrière est quant à lui constitué de bras multiples (idem Ioniq hybride) avec barre anti-dévers, un étrier de frein à un piston.  

 

Présentation intérieure

A l’ouverture de la porte, sans besoin de la clef, la première perception est mitigée. En effet, tout paraît bien rangé et à sa place. Du coup, l’œil n’est attiré par aucun détail, pas même un filet ou une surpiqure de couleur, peut-être l’imprimé tacheté des assise de sièges, mais ce n’est pas flagrant. En revanche, après s’être installé, l’i30 se révèle : beaucoup de possibilités et d’informations pour le conducteur. De plus, à la lecture de la documentation et en manipulant les commandes, l’i30 révèle maintes possibilités. Côté panneau de porte avant, rien ne manque au niveau du réglage des rétroviseurs et de la manipulation des vitres, à impulsion à l’avant comme à l’arrière. Le volant regroupe les commandes de manière simple, accessibles aisément avec les pouces. Il intègre les palettes de changement de rapports de la boîte DCT, fort appréciables pour reprendre la main sans ôter les mains du volant. Le combiné de cadrans offre le standard, avec un petit écran central d’ordinateur qui va jusqu’à intégrer le guidage GPS et la vitesse en digital.

Au centre, l’écran tactile de huit pouces est très bien placé ergonomiquement, puisqu’il n’impose pas de baisser les yeux. Tout ce qui se trouve aujourd’hui sur un écran tactile de cette gamme y est. Au-delà, la HYUNDAI i30 se pare de système de connectivité Apple CarPlay et Android Auto, sans oublier le support de charge par induction (attention à la température de la batterie du téléphone). Sous cet écran prennent place les aérateurs, séparés par le contacteur de feux de détresse et le support de carte SD. Puis vient l’incontournable petit panneau d’indication de ceinture bouclée, de déconnexion d’airbag passager, séparés par le contacteur de verrouillage des portes. Au-dessous, le panneau de commande de ventilation, est complet avec séparation droite/gauche. En console centrale, outre les connexions, le levier de vitesses et les commandes de mode de conduite, les interrupteurs de stop/start et d’aide parking sont présents. Le frein à main est électrique. Le rangement central n’est pas réfrigéré, tout comme la boîte à gants, de taille correcte, sans plus. Les sièges sont revêtus de tissu au centre, et de cuir sur les côtés. Celui du chauffeur est à réglages électriques, tandis que celui du passager est à réglage manuel avec, et c’est un bon point, le réglage en hauteur, mais pas d'appui lombaire, dommage. A l’arrière, le tableau est classique, avec une banquette qui accueille sans problème deux passagers, et un troisième occasionnellement. Tout de même, la place centrale est assez large pour permettre une assise correcte et une position qui l’est également pour les deux autres passagers qui ne sont pas assis en dévers. Un bon point à souligner pour les bouches d’aération situées au dos de la console centrale, trop souvent encore absentes sur les compactes. Les vitres arrière sont surteintées.

La contenance du coffre est respectable, sans plus apparemment. Cependant, le plancher est adaptable en hauteur, renferme une roue de secours temporaire dans un logement qui peut également accueillir quelques menus objets de premier usage en cas de pépin. Il n’en reste pas moins que le seuil est assez haut pour hisser les bagages lourds. L’équipement de l’i30 est d’un bon niveau et comporte tout ce à quoi l’utilisateur peut prétendre aujourd’hui. Il intègre, sur notre modèle d’essai, la détection d’angle mort, le mode de conduite (économique/normal/sport), le GPS, les réglages de ventilation droite/gauche, le rétroviseur intérieur électro-chrome, la détection de luminosité et de pluie, la caméra de recul, l’accès et le démarrage sans clef, etc.. La finition est d’un niveau tout à fait correct en regard de la majorité des concurrentes.

 

Présentation routière

Contact, démarrage du moteur… La sonorité n’a égale que son faible niveau. Le réglage du siège s’opère parfaitement avec les commandes électriques. Le démarrage en mode automatique est sans soucis. Les rapports s’égrènent au fil de l’eau. La boîte à double embrayage remplit son office, sans être totalement continue toutefois. Les modes d’utilisation, économique et normal, sont tout ce qui convient aujourd’hui pour se fondre dans une circulation de tous les jours, en fonction des parcours et du trafic. L’assise du siège est bonne, bien qu’un peu ferme à mon goût. Le dossier paraît assez fin mais remplit bien son rôle. Un point important au niveau de la vision, les essuie-glaces sont totalement masqués en position arrêt et le pare-brise est donc totalement dégagé, en bas du moins. Le toucher de route, le confort, le comportement global se sont énormément améliorés, si l’on compare avec un Veloster de 2011. Il faut dire que le train arrière a bien évolué et que le multi bras permet un réglage fin de l’ensemble. Le freinage est d’un bon niveau. Le confort est à la hauteur de la concurrence globale. En conduite automatique, l’indicateur affiche en gros la lettre D et en petit le rapport engagé, ce qui est appréciable si l’on veut reprendre la main en manuel.

L’utilisation, que ce soit en mode coulé ou dynamique, est sans surprise et plaisante. C’est en mode sportif que l’on arrive à entendre quelques vocalises du moteur, dans les montées en régime, ou rétrogradages, mais la motorisation turbo n’en laisse guère le loisir, eu égard aux obligations d’usage de nos routes ouvertes… Mais bon, cette HYUNDAI i30 a satisfait tous les scénarios que je lui ai soumis, en complet respect avec le code de la route. Concernant le toit ouvrant, un bon travail a été accompli avec la mise en place d’un filet efficace et très peu de remous ressentis à bord, surtout aux places arrière. Au toucher des matériaux, ceux-ci sont correctement moussés en haut et souvent durs en bas. Au niveau des poignées de manœuvre des portes, le revêtement apparaît dur et fragile, quid de la tenue dans le temps ? Malgré le toit ouvrant panoramique, la garde au toit est suffisante à l’arrière. En conduite de nuit, l’éclairage des feux de croisement à LED est extrêmement blanc et offre une vision excellente. Côté consommation, notre essai s’est déroulé sur trajet mixte, mais accuse un peu plus de 1,5 litre aux cents kilomètres de plus que les données constructeur, ce qui ne veut plus rien dire, puisque les écarts enregistrés sont maintenant très différents pour les moteurs essence suivant que ceux-ci sont atmosphériques ou turbocompressés. Enfin, et pour apporter une dernière précision, le moteur est à distribution par chaîne.

Et alors ?

Au global, la nouvelle HYUNDAI i30 a maintenant sa place dans le panel des compactes et ses concurrentes devront sérieusement compter avec elle, de par ses évolutions en matière de trains roulants et de motorisation. HYUNDAI a anticipé en amenant le tarif au niveau de la concurrence mais attention à ne pas vouloir aller trop vite. Nous suivrons ce modèle sur ses ventes et le maintien en occasion (y compris la cote). Ce modèle est donc bien techniquement actualisé en regard de la concurrence, comme l’a montré notre essai. Il reste à concrétiser sur le marché.    

Jacques FORGE

2017-07-16