MAZDA MX5 RF First Edition 2.0

ESPACE COUPE CABRIOLET
  • Superbe intégration du toit rétractable
  • Plaisir de conduite
  • Couple moteur/boîte génial
  • Niveau d’équipement
  • Niveau sonore trop élevé
  • Bruits d’air toit fermé
  • Tarif moins compétitif que le roadster

Prix : 37 750 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres en ligne - 16 soupapes Essence
Cylindrée 1998 cm³
Puissance maxi 160 ch à 6000 tr/min
Couple maxi 20.00 mkg à 4600.00 tr/min

Dimensions

Longueur 3.92 m
Largeur 1.74 m
Hauteur 1.24 m

Poids

Total 1130 kg

Capacités

Coffre de 0 à 127 dm³
Réservoir 45 L
Nb de places 2

Performances

Vitesse maxi 215 km/h
0 à 100 km/h 7.50 s

Environnement

Emission CO2 154 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 5.40
Urbaine 8.70
Mixte 6.60
Essai 7.00

LA MEME EN MIEUX

Une petite année après avoir eu la chance de tester la version roadster, nous avons pris le volant de la dernière version de la maintenant légendaire "Miata", la MX5, mais dans sa déclinaison RF pour "Retractible Fastback". Se différenciant de la version roadster principalement sur le plan esthétique, la MAZDA adopte un toit rétractable en dur façon coupé-cabriolet en lieu et place de la capote en toile traditionnelle. 

Une ligne de coupé

 

Esthétiquement, comme d’habitude c’est une affaire de goût, mais pour les amateurs de coupé dont je fais partie, la ligne de cette déclinaison RF est très réussie. La "capote en dur" lui donne des airs de coupé et rend le design plus cossu, plus solide. MAZDA a réussi à intégrer un mécanisme de toit rétractable ingénieux qui lui permet de passer pour un coupé d’apparence plus luxueuse que le cabriolet. Les "capotes en dur" donnent également l’impression d’un habitacle qui est mieux protégé des températures extérieures, des intempéries et surtout du bruit. Sur ce dernier point, nous verrons plus tard que les apparences sont parfois trompeuses. Hormis cette intégration d’un nouveau type de capote, rien ne change extérieurement. La MX5 avec ses lignes acérées, semble toujours autant prête à bondir sur le premier virage venu, même à l’arrêt. Le parti pris de MAZDA de la rendre plus anguleuse que ses aïeules est ici conservé, et globalement la ligne est même encore plus réussie, encore une fois de mon point de vue, que celle du roadster.

 

Très peu de différence à la conduite et c’est tant mieux

 

Sur la route, la MX5 a toujours été réputée pour le sourire qu’elle donne dès les premières minutes à son conducteur. Son poids contenu d’un peu plus d’une tonne, sa position de conduite au ras du sol, ses commandes précises et ses moteurs atmosphériques turbulents, tout a été pensé par le constructeur japonais pour l’agrément de conduite. Et contrairement à 99% de la production automobile actuelle, nul besoin de rouler vite, ou de risquer la perte de nombreux points sur notre précieux permis rose, pour se faire plaisir. Deux motorisations sont disponibles, un 1,5 litre de 130 chevaux et un deux litres de 160 chevaux. Tous deux se laissent allégrement cravacher jusqu’à la zone rouge, avec en bonus un regain de vigueur passé 4.500 tours/minute .Il m’est d’ailleurs assez difficile de les départager. Le petit est un peu plus rageur et sa zone rouge est placée un peu plus haut. Le gros est un peu moins démonstratif mais est évidemment plus coupleux et offre donc des performances de plus haut niveau. C’est ce dernier qui est d’office monté sur cette version RF First édition, série limitée à 150 exemplaires. Dans les deux cas, on profite d’une boîte de vitesses mécanique à six rapports, tout simplement parfaite, au levier tombant naturellement juste sous la paume de votre main droite, et au débattement très court, un vrai régal. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que cet élément a été repris par FIAT dans sa cousine italienne, la 124 Spider. On ne remarque aucun changement au niveau du comportement routier par rapport à la version roadster malgré les quarante kilos supplémentaires sur la balance et c’est bien là le principal. La MX5 reste le même jouet pour adulte que l’on adore "piloter".

 

Un intérieur efficace

 

Le cockpit, puisque c’est ainsi que nous pourrions le nommé est évidemment identique à celui de la version roadster. Simple et fonctionnel, il est correctement fini. Notre version spéciale nommée "First édition" représente finalement le haut de gamme, et ajoute quelques touches de luxe plutôt bienvenues. Ainsi la planche de bord s’habille d’Alcantara, tout comme les sièges sport Recaro chauffants, à surpiqure rouge. Une batterie d’aide à la conduite est également de série avec l’avertisseur d’angle mort ou de franchissement de ligne par exemple. On dispose aussi du large écran GPS et multimédia, commandé via une molette plutôt intuitive mais placée un peu trop en arrière entre les deux sièges. Au niveau du confort, sportivité oblige, la suspension est plutôt ferme, mais sans exagération. Par contre, de manière plutôt surprenante, le toit rigide n’apporte rien de plus en termes d’isolation phonique que la version souple, au contraire. Si les remous d’air sont un peu plus contenus toit ouvert, une fois celui-ci fermé, des bruits de sifflements se font entendre au niveau du haut de la vitre conducteur. Ces bruits finissent par être vraiment lassants à la longue et ne font qu’empirer le niveau sonore ambiant déjà trop élevé à mon goût sur les trajets autoroutiers ou tout simplement à partir de 110 km/h. MAZDA a encore des progrès à faire sur ce point. Enfin côté coffre, seuls trois litres ont été sacrifiés pour intégrer ce toit rigide escamotable. La cinématique de ce dernier est impressionnante : il se range ou se déploie en moins de douze secondes et jusqu’à huit km/h. Au niveau tarif, la MX5 RF se négocie 2.500 € de plus que la version roadster. Notre véhicule d’essai "first édition" équipée du moteur de deux litres atteint finalement 37.750 €.

Du bonheur à moins de 40.000 €

 

Sans réelle concurrente directe actuellement sur le marché, cette version RF ne métamorphose pas le design de la petite star du constructeur japonais et c’est tant mieux. De même, on prend toujours autant de plaisir à enchainer les virages et à faire hurler le quatre cylindres maison, tout ceci sans atteindre des vitesse folles et en restant largement sous la barre des 40.000 €. La question n’est donc pas de savoir si cette MX5 est une réussite, c’est en effet un superbe jouet pour adulte, mais de savoir si l’option "ligne de coupé" vaut bien 2.500 € supplémentaires.

Richard STROESLER

2017-07-27