TOYOTA C-HR Hybride Distinctive

ESPACE SUV
  • Qualité perçue en nette progression
  • Consommation en ville
  • Confort
  • Style original
  • Capacité du coffre
  • Boîte CVT peu agréable

Prix : 32 000 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres 16 soupapes 98 ch + électrique de 72 ch/163 Nm
Cylindrée 1798 cm³
Puissance maxi 122 ch à 5200 tr/min
Couple maxi 14.50 mkg à 3600.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.36 m
Largeur 1.80 m
Hauteur 1.57 m

Poids

Total 1380 kg

Capacités

Coffre de 0 à 377 dm³
Réservoir 43 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 170 km/h
0 à 100 km/h 11.00 s

Environnement

Emission CO2 86 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.10
Urbaine 1.80
Mixte 3.80
Essai 4.00

LE SUV HYBRIDE ATYPIQUE DE TOYOTA

Les modèles hybrides du groupe TOYOTA ont le vent en poupe, ce ne sont pas les dix millions d’exemplaires vendus dans le monde qui diront le contraire. Avec l’affaire du "Dieselgate", ce marché de l'hybride risque même exploser dans les années à venir. Présenté sous la forme d’un concept car au Mondial de Paris en 2014, le TOYOTA C-HR (pour Coupé High Rider) débarque dans la gamme de TOYOTA et se veut comme un outsider sur le marché des SUV compacts. A mi-chemin entre les NISSAN Juke et Qashqai, le C-HR s’affiche dans un style plus attractif et dynamique, une volonté forte d’Akio Toyoda San, CEO du groupe TOYOTA.   

Un concept car abouti sur la route  

Souvent lorsque le modèle du concept car passe à la production en série, les déceptions sont plutôt fréquentes. Mais la surprise est de taille, la présentation du premier modèle de série en février 2016 est très fidèle au concept car de 2014. Le TOYOTA C-HR semble être tout droit sorti d’un film de Transformers. La face plutôt agressive, est identifiable au reste de la gamme TOYOTA. Les phares intègrent les clignotants très design. De profil, le C-HR révèle un peu plus ses lignes sculptées et ses ailes musclées, avec une ceinture de caisse haute réduisant malheureusement la visibilité à l’arrière, un pavillon plongeant comme un coupé et des poignées de portes à l’arrière intégrées dans le montant, un choix très osé qui lui va bien. La partie arrière, assez chargée, intègre un petit aileron ainsi que ses feux en "boomerang" ; elle reste en phase avec ce design extérieur atypique.

Un cockpit futuriste    

A bord, nous retrouvons avec plaisir un habitacle dans la même veine que les lignes extérieures, doté de panneaux texturés que l’on retrouve sur les garnissages des portières ainsi que sur le ciel de pavillon. Suivant le niveau de finition, le tableau de bord est doté d’un garnissage souple à aspect cuir Nappa, son design moderne est très agréable, et on est séduit par la qualité des matériaux employés et la bonne exécution de leur assemblage. D’un point de vue qualité perçue, TOYOTA a fait beaucoup d’efforts pour soigner son modèle. C’est grâce à l’implication de l’équipe qualité européenne, dès le début du projet, qui a porté ses fruits. 

Sobriété en ville

TOYOTA n’a pas mégoté sur les moyens technologiques. Ce C-HR reprend en effet le système hybride  de la toute dernière génération de la Prius qui associe un moteur essence 1,8 litre VVT-i à un moteur électrique, pour une puissance totale de 122 chevaux. Sur la route et voie rapide, le crossover montre vite ses limites, et il faudra souvent anticiper pour éviter de pousser le moteur pour gravir une côte ou effectuer un dépassement. Mais dans l’ensemble, les performances sont honnêtes si l’on adopte une  conduite cool et raisonnable. C’est en ville où le C-HR s’épanouit complètement et où le mode zéro émission est souvent activé par la présence de nombreux bouchons. On se prend d’ailleurs au jeu pour battre son score de consommation. Ainsi il n’est pas rare de voir s’afficher une consommation de trois litres aux cent kilomètres sur l’écran central de huit pouces.

Le TOYOTA C-HR est donc une voiture qui se conduit paisiblement, où la boîte CVT n’apprécie pas les sollicitations brutales dans les côtes ou lors des phases d’accélération. Malgré l’amortissement un peu ferme, le C-HR est confortable. La conduite est agréable et procure au conducteur la sérénité pour que le trajet se déroule sans encombre. La gestion des feux de route est appréciable, elle évite d’éblouir les véhicules venant de la voie opposée. L’apparence est trompeuse, en dépit de son look crossover, ce C-HR ne dispose pas de la transmission intégrale. Celle-ci est réservée à la version purement thermique, version qui ne devrait pas représenter plus de 15 % des ventes à cause d’une législation qui va pénaliser de plus en plus les motorisations puissantes sans hybridation. Malgré la capacité modeste du réservoir (43 litres), l’autonomie est excellente. L’hybridation apporte réellement une plus-value au véhicule lorsqu’il s’agit de maintenir une consommation raisonnable pour des voitures pesant 1,5 tonne.

Info divertissement à la page   

TOYOTA a doté son C-HR de nouveaux systèmes d’info divertissement très intuitifs et d'un GPS parfaitement lisible malgré quelques lenteurs lors de la saisie d’une adresse. Ce grand écran permet d’afficher les données relatives à la consommation en énergie du véhicule. Une déception tout de même, par l’absence d’Apple Carplay ou d’Android Auto à bord pour synchroniser les données du smartphone  vers l’unité centrale multimédia du véhicule. Une option est à choisir en priorité : la sono JBL de 576 watts qui m’a vraiment séduit pendant l’essai. Cette sono est composée de neuf  haut-parleurs dont les basses ne saturent pas trop quand le niveau sonore est élevé. Ce pack audio optionnel n’est pas donné mais si vous êtes audiophile alors vous en aurez pour votre argent. D’autres équipements High Tech viennent compléter la liste des aides à la conduite : radar anti collision, caméra de recul, radars de stationnement avant et arrière, allumage automatique des feux de croisement, alerte de changement involontaire de voie ou encore détecteurs d’angle morts dans les rétroviseurs.   

Doté d’un look hors du commun, le TOYOTA C-HR montre qu’il est possible de rendre les véhicules hybrides attractifs. Le C-HR ne passe pas inaperçu sur nos routes. Son comportement est sain pour un crossover mais la boîte CVT mérite d’être un peu optimisée lors des sollicitations. La consommation est très contenue. Le prix de base avoisine tout de même les 28.000 € mais si le style est un critère important alors c’est ce crossover qu’il vous faut.

JP LO-HIVE

2017-10-25