HYUNDAI Kona 1.0 T-GDi 120

ESPACE SUV
  • Moteur souple et nerveux
  • Ligne originale
  • Equipement
  • Garantie 5 ans km illimités
  • Confort ferme
  • Consommation
  • Niveau sonore
  • Clignotants arrière trop bas

Prix : de 21 400 € à 25 900 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 3 cylindres 12 soupapes – Traction avant BVM6 - Turbo injection directe essence
Cylindrée 998 cm³
Puissance maxi 120 ch à 6000 tr/min
Couple maxi 17.34 mkg à 1400.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.17 m
Largeur 1.80 m
Hauteur 1.57 m

Poids

Total 1308 kg

Capacités

Coffre de 361 à 1143 dm³
Réservoir 50 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 181 km/h
0 à 100 km/h 12.00 s

Environnement

Emission CO2 125 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 5.00
Urbaine 6.30
Mixte 5.40
Essai 8.00

UN NOUVEAU SUV ATYPIQUE

Le segment B des SUV urbains étant en pleine effervescence, particulièrement en France, HYUNDAI ne pouvait pas passer à côté de ce marché prometteur. La concurrence fait rage dans ce segment avec les ténors RENAULT Captur, PEUGEOT 2008, le nouveau CITROËN C3 Aircross et les outsiders NISSAN Juke, TOYOTA C-HR, KIA StonicSEAT Arona et VOLKSWAGEN T-Roc, ces trois derniers ayant rejoint les rangs en 2017. Le constructeur sud-coréen pense écouler 10.000 Kona parmi les 300.000 B-SUV estimés pour 2018 en France, et enregistrer plus de 2.000 commandes sur le dernier trimestre 2017.

Apparence atypique

Au classicisme de certains, le Kona oppose un design fort, comme l'ont fait avant lui le NISSAN Juke et le TOYOTA C-HR. La face avant avec ses trois niveaux d'optique (feux de jour, phares, antibrouillards) et sa calandre trapézoïdale est personnelle, tout comme l'arrière avec les feux très effilés et débordant largement sur les ailes. De larges bandeaux noirs ceinturent le Kona afin de souligner son côté baroudeur et de protéger sa carrosserie disposant d'une palette avec quelques teintes vives (rouge, orange, bleue) particulièrement seyantes et bénéficiant de plus d'un toit noir contrasté (option à 950 € sur finition Executive). De plus classiques blanc, gris, noir sont disponibles. La position basse des clignotants arrière m'a étonné et ne me parait pas être la meilleure place pour qu'ils soient visibles par les conducteurs suivant un Kona.

Habitacle classique

L'intérieur du Kona est moins atypique que sa ligne et l'ensemble est un peu fade. Tout est noir et gris, de la moquette au ciel de toit, sauf en prenant l'option inserts orange ou rouge apportant quelques petites touches colorées. A l'exception d'un bandeau sur le devant de la planche de bord, tous les plastiques d'habillage sont rigides. Heureusement leurs assemblages sont soignés. L'écran tactile du système multimédia est bien placé, à portée de main et d'yeux mais, ici pas de tablette ou d'écran encastré, l'appareil est juste posé sur la planche de bord. L'ergonomie générale est bien pensée, tous les commodos et manettes sont à portée de doigts et l'affichage tête haute, sur une lame de huit pouces, n'est pas courant à ce niveau de gamme.

L'habitabilité est correcte pour quatre adultes. Les passagers à l'avant sont bien installés dans des sièges à réglages électriques et chauffants (conducteur et passager, finition Executive). Ceux à l'arrière sont moins bien lotis. La banquette est plutôt ferme, la suspension également, et l'occasionnel passager du milieu doit composer avec une assise étroite et le tunnel de servitudes entre ses pieds. Le coffre n'est pas très volumineux, avec 361 litres sous le cache-bagages, et sa modularité est basique. Pas de banquette coulissante, pas de siège avant rabattable, certains concurrents font mieux…

Moteurs à essence pour commencer

On ne risque pas de se perdre dans le dédale des motorisations, transmissions et finitions. En France, pour commencer, le Kona n'est disponible qu'avec deux moteurs à essence, le trois cylindres 1.0 T-GDi de 120 chevaux, obligatoirement avec une boîte manuelle à six vitesses et traction avant, ou le quatre cylindres 1.6 T-GDi de 177 chevaux, obligatoirement en boîte automatique à double embrayage avec sept rapports, traction intégrale et finition haut de gamme Executive. Trois niveaux d'équipement sont proposés pour le 1.0 T-GDi 120.

1.0 T-GDi 120 Intuitive : 21.400 €

1.0 T-GDi 120 Edition #1 : 22.900 €

1.0 T-GDi 120 Executive : 25.900 €

1.6 T-GDi 177 4WD DCT-7 Executive : 29.900 €

En partant du principe que le prix moyen en 2017 d'un SUV de cette catégorie est de 23.569 €, HYUNDAI ne propose pas de modèle de base à prix d'attaque. Ainsi le premier prix est largement au-dessus de 20.000 € avec la finition Intuitive qui s'avère déjà fort bien équipée puisque que l'on y trouve la plupart des équipements actuels, notamment la climatisation automatique, les capteurs de luminosité et de pluie, le système multimédia avec écran couleur tactile sept pouces, radio RDS, MP3, quatre haut-parleurs et deux tweeters, compatibilité Apple CarPlay et Android Auto, connexion Bluetooth®, le régulateur/limiteur de vitesse, la caméra de recul avec lignes de guidage dynamiques, l'assistance active au maintien de voie, la détection de fatigue du conducteur, les jantes alliage dix-sept pouces, le siège conducteur avec support lombaire électrique, le volant et le pommeau de levier de vitesses gainés cuir…

Pour 1.500 € supplémentaires, Edition #1 ajoute l'accès et le démarrage mains-libres, l'affichage tête-haute, le système audio premium Krell, cinq haut-parleurs, deux tweeters, subwoofer et amplificateur, réception radio numérique terrestre (DAB), le système multimédia avec écran couleur tactile huit pouces, navigation Europe, mise à jour de la cartographie et services TomTom Live, le rétroviseur intérieur jour/nuit automatique, le chargeur sans fil pour téléphone compatible et, pour le "look", le contour de calandre chromé, les protections d’ailes gris anthracite, le ski arrière grain métal, les vitres arrière surteintées.

Enfin, la finition Executive demande un gros effort financier de 3.000 € pour disposer, en plus de ce que l'on a vu précédemment, de la sellerie cuir (dossier et assise), des sièges avant chauffants et réglables électriquement, des rétroviseurs rabattables électriquement, des jantes alliage bi-ton en dix-huit pouces, de l'aide au stationnement avant, des feux arrière à LED, des phares bi-LED avec feux de route intelligents et, pour la sécurité, de l'alerte de circulation transversale arrière, de l'éclairage additionnel en virage à LED, du freinage d’urgence autonome, de la surveillance des angles morts.

Les Diesel devraient arriver mi-2018 avec le 1.6 CRDi compatible de la norme anti-pollution Euro 6c. Deux versions seront proposées : 110 chevaux (boîte mécanique et 4x2) et 136 chevaux (boîte automatique à double embrayage et 4x4). Dans la foulée, le Kona 100% électrique fera son apparition. HYUNDAI ne parle pas d'hybride.

En route

Dans la circulation marseillaise, encombrée et saccadée on apprécie la souplesse et la nervosité du moteur, la boîte au maniement aisé, la direction précise, le "Start/Stop" réactif, mais on regrette la suspension raide absorbant mal les ralentisseurs et autres défauts de la chaussée, et la consommation ayant tendance à s'envoler.

Enfin sorti de la cité phocéenne, les routes sinueuses et accidentées de Provence nous ont permis d'apprécier les qualités routières du Kona. Le moteur 1.0 T-GDi s'avère suffisamment souple et nerveux sur les intermédiaires - dommage qu'il se fasse un peu trop entendre lorsqu'on le sollicite - pour laisser une impression d'aisance sur route. Par contre, les reprises dans les côtes de l'autoroute entre Cassis et Marseille ont eu du mal à s'accommoder des cinquième et sixième vitesses étagées long. La fermeté de la suspension est moins durement ressentie en prenant de la vitesse, mais les passagers sont quand même assez chahutés lorsque le revêtement est dégradé. En contrepartie, le Kona n'est guère sensible au roulis et s'inscrit avec aisance aussi bien dans les grandes courbes que dans les épingles, avec quand même quelques petites pertes de motricité lorsque l'on accélère franchement à la sortie de celles-ci. La direction assez directe permet de guider le Kona avec précision, mais je l'ai trouvée trop sensible en ligne droite à vitesse élevée. La consommation sur ces routes assez difficiles s'est élevée à 8,0 l/100 km, ce qui n'est pas très économique. 

Le HYUNDAI Kona a les atouts nécessaires pour remplir les objectifs de vente prévus, à commencer par une ligne originale et plaisante. La motorisation 1.0 T-GDi 120 est satisfaisante pour une utilisation familiale bien qu'elle soit un peu gourmande et sonore. La suspension est plus sujette à critique à cause de sa fermeté secouant un peu trop les passagers mais assurant une bonne tenue de route. Actuellement le choix se limite aux versions à essence, mais, dans quelques mois, les Kona Diesel devraient intéresser ceux qui roulent beaucoup et les citadins auront droit aux Kona électriques.

Daniel DECHENE

2017-11-05