CITROEN C8 2.2i 16V Exclusive Captain Chairs

ESPACE MONOSPACE
  • Identité un peu plus marquée
  • Comportement
  • Équipement et ergonomie
  • Reprises
  • Consommation
  • Finition à améliorer

Prix : 32 950 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres en ligne, 16 soupapes Injection électronique multipoints essence
Cylindrée 2230 cm³
Puissance maxi 160 ch à 5650 tr/min
Couple maxi 217.00 mkg à 3900.00 tr/min

Dimensions

Longueur 7.72 m
Largeur 1.85 m
Hauteur 1.85 m

Poids

Total 1648 kg

Capacités

Coffre de 0 à 790 dm³
Réservoir 80 L
Nb de places 0

Performances

Vitesse maxi 196 km/h
0 à 100 km/h 11.60 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 7.80
Urbaine 12.90
Mixte 9.70
Essai 13.50

La quête d'identité

Nous sommes des frères jumeaux… : En 1994 PSA et FIAT formaient un partenariat transalpin afin d’occuper le marché des grands monospaces familiaux. Le résultat en fut quatre voitures très semblables qui, même si elles proposaient des améliorations intéressantes au concept, n’obtinrent pas le succès escompté. C’est ainsi qu’en 2001, il s’est vendu 2,5 fois plus d’Espace en France que de 806 et Evasion réunis. L’alliance PSA-FIAT a donc revu sa copie et sort aujourd’hui cette nouvelle gamme 807-C8-Ulysse-Phedra pourvue apparemment de personnalités plus marquées. Chez CITROËN, après la version 2.0 Hdi c’est la version motorisée par le 2,2 l essence PSA porté à 160 chevaux, que nous vous présentons aujourd’hui en finition "Exclusive".

Une ligne classique mais quelques innovations

La ligne extérieure s’inscrit dans le droit fil des réalisations actuelles de la marque aux chevrons, tout en discrétion et classicisme pour ses hauts de gamme. Ce grand monospace reprend également des feux arrière évoquant ceux du break C5. Pour cette nouvelle génération, chaque marque a en effet eu la possibilité d’adopter des signes distinctifs afin de mieux marquer son identité propre. C’est ainsi que les cousins transalpins FIAT Ulysse et LANCIA Phedra présentent des découpes de vitres arrière spécifiques. D’extérieur, ce C8 fait donc dans l’imposant et le cossu. Les formes trop carrées de l’Evasion ont été soigneusement gommées pour produire un véhicule qui, s’il reste suffisamment chargeable et pratique, n’en garde pas moins une certaine finesse. Les deux gros chevrons centraux amorcent l’ensemble des lignes du véhicule, dont la ceinture de caisse assez marquée renforce son apparence de robustesse. A l’intérieur, on ne peut que se féliciter des efforts réalisés. Cette finition "Captain Chair" propose en série quatre fauteuils à accoudoirs complètement indépendants que l’on trouve en particulier dans les gros vans américains, pour transporter les "Executives", comme le PONTIAC Transport. Cela permet de profiter du grand espace intérieur du véhicule et de jouir d’un confort bien supérieur à celui d’une banquette. Le seul point négatif est que vous perdez alors une place centrale. L’accessibilité n’est pas un problème, vu l’ouverture importante des deux portes arrière coulissantes. Seuls quelques petits jeux incertains du côté des ajustements des garnitures apportent une petite ombre au tableau, n’ayant en effet pas leur place dans un véhicule à plus de 30.000 Euros. Le tableau de bord a, lui aussi, fait l’objet de nombreuses attentions visibles. On aimera ou pas l’affichage central de la vitesse et du régime moteur et la couleur verdâtre des compteurs qui seraient certainement plus agréables en bleu pâle. Une sorte de "puits de lumière" a cependant été aménagé derrière ces compteurs depuis le pare-brise, créant un effet assez sympathique sur l’Alcantara des espaces de rangement du haut de la planche de bord. Cette idée, qui peut aussi être perçue comme un nid à poussière, constitue, à notre avis, un essai réussi de design intérieur innovant. L’équipement a lui aussi été soigné sur cette voiture. Certes, la version essayée aujourd’hui constitue le sommet de la gamme, mais tous les C8 disposent en série des équipements indispensables pour une voiture familiale : ABS en série avec répartiteur électronique, contrôle dynamique de stabilité et six airbags. CITROËN y a ajouté la climatisation et la radio CD de série. Ce choix est fort heureux au vu de la grande surface vitrée de ce type de véhicule, ce qui aboutit rapidement à conduire une fournaise en été. Cette voiture présente également un système d’ouverture électrique des portes coulissantes. Si cela s’avère fort impressionnant au début, puisque vous pouvez ouvrir vos portes latérales à distance avec la télécommande, cela apporte également un plus certain sur le plan de la sécurité. Ces portes, plus lourdes que des ouvrants classiques, présentaient la désagréable propension à se fermer sur les petites mains restées par hasard sur leur chemin. Avec une ouverture électrique couplée à un système anti-pincement ce défaut est éradiqué, ainsi que les ouvertures intempestives lorsque le véhicule roule. Enfin comme toute voiture moderne, le C8 est multiplexé. En clair, un ordinateur gère les différentes fonctions du véhicule qui communiquent entre elles. Le C8 allume donc automatiquement ses feux lorsque la luminosité baisse, et propose de multiples fonctions programmables. L’ergonomie générale a, on le voit, été particulièrement soignée. La liaison au sol reste décidément la chasse gardée de PSA. Malgré son poids conséquent, le comportement de ce gros monospace est très satisfaisant. Le roulis de la caisse est bien maîtrisé, au point qu’on se prendrait même à attaquer en virage si on ne se trouvait pas aussi haut du sol. Le confort général est satisfaisant, l’insonorisation s’avérant correcte, mais les passagers arrière pâtissent d’un amortissement un peu sec. Pour attaquer cependant, il faudrait quand même avoir un moteur… Il est vrai que l’insonorisation poussée de l’habitacle le rend presque inaudible mais il faut bien avouer que malgré ses 160 chevaux, ce 2,2 litres 16 soupapes est bien à la peine pour emmener tout cet équipage. La puissance ne manque pas, mais il faut aller la chercher dans les tours, le couple n’étant pas suffisant dans les mi-régimes pour garder le même rapport, surtout si le véhicule est chargé sur une petite route sinueuse. On ne peut que regretter que CITROËN n’ait pas adopté une solution avec un turbo basse pression, comme ce fut le cas sur l’Evasion avec la version Turbo-CT, qui aurait procuré un gain de couple appréciable. Enfin, le manque d’une sixième vitesse se fait cruellement sentir, en particulier sur autoroute qui semble pourtant le terrain de jeu de ce type de véhicule. Malgré tous les efforts des aérodynamiciens, le Cx reste celui d’une voiture de presque 2 mètres de haut et la consommation s’avère finalement assez élevée avec seulement cinq rapports.

D’extérieur, ce C8 fait donc dans l’imposant et le cossu. Les formes trop carrées de l’Evasion ont été soigneusement gommées pour produire un véhicule qui, s’il reste suffisamment chargeable et pratique, n’en garde pas moins une certaine finesse. Les deux gros chevrons centraux amorcent l’ensemble des lignes du véhicule, dont la ceinture de caisse assez marquée renforce son apparence de robustesse.

A l’intérieur, on ne peut que se féliciter des efforts réalisés. Cette finition "Captain Chair" propose en série quatre fauteuils à accoudoirs complètement indépendants que l’on trouve en particulier dans les gros vans américains, pour transporter les "Executives", comme le PONTIAC Transport. Cela permet de profiter du grand espace intérieur du véhicule et de jouir d’un confort bien supérieur à celui d’une banquette. Le seul point négatif est que vous perdez alors une place centrale. L’accessibilité n’est pas un problème, vu l’ouverture importante des deux portes arrière coulissantes. Seuls quelques petits jeux incertains du côté des ajustements des garnitures apportent une petite ombre au tableau, n’ayant en effet pas leur place dans un véhicule à plus de 30.000 Euros.

Le tableau de bord a, lui aussi, fait l’objet de nombreuses attentions visibles. On aimera ou pas l’affichage central de la vitesse et du régime moteur et la couleur verdâtre des compteurs qui seraient certainement plus agréables en bleu pâle. Une sorte de "puits de lumière" a cependant été aménagé derrière ces compteurs depuis le pare-brise, créant un effet assez sympathique sur l’Alcantara des espaces de rangement du haut de la planche de bord. Cette idée, qui peut aussi être perçue comme un nid à poussière, constitue, à notre avis, un essai réussi de design intérieur innovant.

Un équipement complet

L’équipement a lui aussi été soigné sur cette voiture. Certes, la version essayée aujourd’hui constitue le sommet de la gamme, mais tous les C8 disposent en série des équipements indispensables pour une voiture familiale : ABS en série avec répartiteur électronique, contrôle dynamique de stabilité et six airbags. CITROËN y a ajouté la climatisation et la radio CD de série. Ce choix est fort heureux au vu de la grande surface vitrée de ce type de véhicule, ce qui aboutit rapidement à conduire une fournaise en été.

Cette voiture présente également un système d’ouverture électrique des portes coulissantes. Si cela s’avère fort impressionnant au début, puisque vous pouvez ouvrir vos portes latérales à distance avec la télécommande, cela apporte également un plus certain sur le plan de la sécurité. Ces portes, plus lourdes que des ouvrants classiques, présentaient la désagréable propension à se fermer sur les petites mains restées par hasard sur leur chemin. Avec une ouverture électrique couplée à un système anti-pincement ce défaut est éradiqué, ainsi que les ouvertures intempestives lorsque le véhicule roule.

Enfin comme toute voiture moderne, le C8 est multiplexé. En clair, un ordinateur gère les différentes fonctions du véhicule qui communiquent entre elles. Le C8 allume donc automatiquement ses feux lorsque la luminosité baisse, et propose de multiples fonctions programmables. L’ergonomie générale a, on le voit, été particulièrement soignée.

Pourquoi avoir enlevé le turbo ?

La liaison au sol reste décidément la chasse gardée de PSA. Malgré son poids conséquent, le comportement de ce gros monospace est très satisfaisant. Le roulis de la caisse est bien maîtrisé, au point qu’on se prendrait même à attaquer en virage si on ne se trouvait pas aussi haut du sol. Le confort général est satisfaisant, l’insonorisation s’avérant correcte, mais les passagers arrière pâtissent d’un amortissement un peu sec.

Pour attaquer cependant, il faudrait quand même avoir un moteur… Il est vrai que l’insonorisation poussée de l’habitacle le rend presque inaudible mais il faut bien avouer que malgré ses 160 chevaux, ce 2,2 litres 16 soupapes est bien à la peine pour emmener tout cet équipage. La puissance ne manque pas, mais il faut aller la chercher dans les tours, le couple n’étant pas suffisant dans les mi-régimes pour garder le même rapport, surtout si le véhicule est chargé sur une petite route sinueuse. On ne peut que regretter que CITROËN n’ait pas adopté une solution avec un turbo basse pression, comme ce fut le cas sur l’Evasion avec la version Turbo-CT, qui aurait procuré un gain de couple appréciable.

Enfin, le manque d’une sixième vitesse se fait cruellement sentir, en particulier sur autoroute qui semble pourtant le terrain de jeu de ce type de véhicule. Malgré tous les efforts des aérodynamiciens, le Cx reste celui d’une voiture de presque 2 mètres de haut et la consommation s’avère finalement assez élevée avec seulement cinq rapports.

CITROËN nous propose ici un véhicule pour toute la famille : les enfants profitant de l’aménagement intérieur et des larges surfaces vitrées, Madame des multiples rangements et du petit miroir intérieur permettant de surveiller l’arrière, et le conducteur trouvant ici un comportement routier stable et satisfaisant. Afin de se faire un peu plus plaisir avec un moteur mieux "rempli", qui plus est à moindre frais, le choix du 2.0 HDi ou 2.2 HDi semble donc un investissement plus recommandable.

Frédéric JOUSSET

2002-10-01