OPEL Insignia Sports Tourer Elite

ESPACE Break
  • Ligne imposante et élégante
  • Confort et plaisir de conduite
  • Technologies embarquées
  • Prix
  • Place centrale arrière

Prix : 41 550 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16 soupapes - Turbo Diesel injection directe rampe commune
Cylindrée 1956 cm³
Puissance maxi 170 ch à 3750 tr/min
Couple maxi 40.80 mkg à 1750.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.99 m
Largeur 1.86 m
Hauteur 1.50 m

Poids

Total 1641 kg

Capacités

Coffre de 560 à 1665 dm³
Réservoir 62 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 220 km/h
0 à 100 km/h 9.90 s

Environnement

Emission CO2 166 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 5.00
Urbaine 8.00
Mixte 6.00
Essai 6.90

SIMPLE LIFTING OU VRAIE TRANSFORMATION ?

Racheté par PSA début août, OPEL nous présente une réinterprétation de sa grande familiale apparue en 2008, l’Insignia Sports Tourer. Dans un marché fortement cannibalisé par les SUV, la concurrence est forte dans le secteur des breaks. Avec des tarifs débutants à 28.450 €, cette nouvelle génération a-t-elle tous les atouts pour rivaliser avec la VOLKSWAGEN Passat, la RENAULT Talisman,  la FORD Mondeo ou la PEUGEOT 508 ?

Extérieur

Ayant préalablement pris connaissance de la fiche technique, au premier contact je suis pourtant surpris par ses dimensions. Elle en impose avec ses pratiquement cinq mètres de long et 1,86 mètre de large. Dans cette très belle livrée blanc nacré, option "peinture métallisée" à 800 €, les quelques rayons du soleil font particulièrement bien ressortir l’effet à triple couche de cette teinte. De face, les feux joliment dessinés, associés à la nouvelle calandre aux contours plus tendus, qui est maintenant commune aux autres véhicules de la marque, le bouclier au design plus acéré, rendent l’ensemble bien plus sportif. De côté, la nouvelle ligne de caisse est très fluide et cela est fortement dû à l’inversion de sens du pli dessiné dans les flancs asseyant visuellement l’ensemble de la voiture sur son train arrière. Les belles jantes en aluminium de dix-huit pouces à dix branches montées en 245/45 participent à la bonne homogénéité de l’ensemble. Sur la partie arrière, le bandeau chromé a disparu au profit de feux étirés sur le hayon, rendant cette partie de la voiture beaucoup plus consensuelle.

Vie à bord

Côté intérieur, c’est comme à l’extérieur, pour le conducteur tout est bien à sa place, OPEL a su correctement mixer les commandes migrées vers l’écran tactile de celles restées au tableau de bord. L’afficheur couleur de l’instrumentation est configurable, les inserts au graphisme très sobre et les matériaux utilisés participent avec harmonie au plaisir de s’installer à son volant. Les assemblages sont de bonne facture, et seules les parties laquées et inférieures en plastique dur demanderont certainement au quotidien une attention particulière.

Il est vraiment facile de trouver rapidement sa position de conduite à l’aide des sièges en cuir perforé, ventilés et chauffants aux multiples réglages électriques. Le passager avant est lui aussi parfaitement installé et jouit pratiquement des mêmes réglages que le conducteur. Si vous désirez voyager à quatre, les passagers arrière sont eux aussi très bien lotis, mais cela risque de se compliquer un peu si vous désirez réaliser de longs trajets à cinq, car le tunnel central peut gêner les jambes des grands gabarits. Pour ce qui est du chargement du coffre, l’ouverture est à commande électrique. Elle est équipée de la fonction main libre, avec une très pratique projection lumineuse au sol de l’emplacement du capteur. Le volume y est gargantuesque avec ses 560 dm3 sous tablette, c’est certainement l’un des points forts de cette version Tourer. Outre son volume conséquent, il est aussi fonctionnel avec son fond équipé d’anneaux d’accrochage et d’une niche latérale avec filet de retenu. La modularité n’est pas en reste avec sa banquette arrière 40/20/40, et si vous avez des envies de déménager, les 1.665 dm3 disponibles en position deux places pourraient vous être bien utiles.

Equipements et options

Plutôt très bien équipée dans cette version Elite, l’Insignia dispose notamment en série des jantes en alliage de dix-huit pouces, du système de navigation "Intellilink Navi 900" avec un écran central couleur tablette de huit pouces, de la reconnaissance vocale, des feux avant adaptatifs à technologie matricielle. Dans le détail, seize LED par phare permettent de régler automatiquement l’assiette et de s’adapter à la circulation en tenant compte de la voiture qui vous précède ou de celles qui vous croisent. La dotation inclut une caméra frontale "OPEL EYE" avec avertisseur de distance, d’une alerte anti collision, de l’avertisseur de changement de voies intempestif à retour de force au volant, du freinage automatique d’urgence avec une détection de piétons, de la reconnaissance des panneaux, d’une caméra de recul, et aussi du système d’aide "OnStar" avec point d’accès Wi-Fi 4G.

Et si cela ne vous suffit pas, ce modèle était équipé du "Pack driver" à 1.000 € ; il régule automatiquement votre vitesse en fonction de celle de la voiture qui vous précède et de la distance préalablement sélectionnée par vos soins, c’est un vrai confort. Le "Pack haute vision" proposé à 950 € permet de configurer l’écran LCD huit pouces couleur haute résolution ainsi que les éléments d’affichage de la vision tête haute sur le pare-brise et de son réglage en hauteur. Le "pack silence" à 300 € ajoute le vitrage latéral feuilleté. Enfin, le pack "Park and go 360°" à 1.000 € est composé d’une aide au stationnement avancée avec caméra 360° et de l’alerte d’angle mort et de recul dangereux. Si vous n’êtes toujours pas rassasié, vous pourrez encore customiser votre voiture avec quelques autres options telles que les jantes de vingt pouces ou le magnifique toit ouvrant, et la liste est encore longue. 

 Dynamique

Nous y voilà, les bagages sont chargés et pour une fois je n’ai pas eu besoin de mes nombreuses heures passées devant TETRIS. Il est maintenant temps de prendre le volant pour le Morvan. Direction Vézelay, la direction est précise et bien démultipliée, les petites irrégularités de la chaussée sont très bien filtrées par les suspensions  et malgré son gabarit imposant, sortir de la circulation parisienne s’effectue tout en douceur. Je prends le temps d’apprivoiser progressivement les nombreuses fonctions qui s’avèrent plutôt intuitives. Le moteur deux litres de 170 chevaux est un peu rugueux au démarrage en première, effet très vite estompé dès la montée dans les tours. Il est coupleux et associé à la boîte manuelle à six rapports, il n’a aucun mal à emmener et faire oublier les 1.641 kg de la voiture. Nous rejoignons l’autoroute, la nuit est tombée et je peux alors apprécier cette ambiance intérieure très feutrée et joliment marquée de fins liserés lumineux blanc, le tout dans un confort et un grand silence, merci au pack silence. Réaliser les 150 km d’autoroute n’est qu’une formalité et nous arrivons déjà  dans la campagne vallonnée et boisée du Morvan, la lune n’est pas claire mais le système à LED est vraiment très performant, il me permet d’y voir pratiquement comme en plein jour. Nous approchons de notre destination et la route devient de plus en plus sinueuse, c’est l’occasion d’hausser le rythme et là, même si sur le papier ce n’est pas forcément la meilleure, quel plaisir, le freinage est franc et les relances sont vigoureuses. Elle s’inscrit parfaitement dans les courbes et malgré sa masse, le châssis répond toujours présent, bien aidé par les quatre roues motrices. Le séjour et le retour se réaliseront dans les mêmes ambiances, un vrai régal. 

Vous l’aurez compris, OPEL a bien réussi son pari avec cette nouvelle Insignia. Les évolutions du châssis comme de la motorisation vous font facilement oublier l’ancienne génération. En effet, en plus d’être belle et très bien équipée dans cette version Elite, elle vous distille un réel plaisir de conduite. Vous évoluerez toujours en toute sécurité et cela dans un confort XXL. Elle est donc parfaitement prête à affronter la concurrence et pratiquement tout dans cette voiture vous invitera aux voyages en famille.

Eric OGUEY

2017-11-16