PEUGEOT 508 GT Line PureTech 180 EAT8

ESPACE BERLINE
  • Architecture berline – coupé
  • Premium
  • Vie à bord
  • Moteur / boîte
  • Options nombreuses
  • Visibilité arrière

Prix : 40 000 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16 soupapes - essence injection directe - Traction – BVA EAT8
Cylindrée 1598 cm³
Puissance maxi 180 ch à 6000 tr/min
Couple maxi 25.00 mkg à 1750.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.75 m
Largeur 1.86 m
Hauteur 1.40 m

Poids

Total 1420 kg

Capacités

Coffre de 487 à 1537 dm³
Réservoir 62 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 229 km/h
0 à 100 km/h 7.90 s

Environnement

Emission CO2 123 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.40
Urbaine 7.10
Mixte 5.40
Essai 7.00

LE LION BIEN AU CENTRE DE LA CALANDRE !

Elle fut une de mes plus belles surprises quand je l’ai découverte à Genève en mars dernier. Le passage à une berline - coupé cinq portes, carrosserie généralement réservée au premium, est une audace ou plutôt une excellente stratégie pour perpétuer l’attrait. La première 508 a eu une belle carrière, nul doute que la deuxième du nom pourrait affirmer la volonté du Lion à accroître sa position et même sa montée en gamme.

5 portes

Le style reste toujours un critère de choix prépondérant, et de ce côté, PEUGEOT a réveillé les esprits avec des faces nettement plus agressives. La voie a été ouverte par le deuxième 3008 qui cartonne, caractérisée par une calandre plus verticale, plus diamantée. La ligne fuyante de coupé est splendide marquée par le trois-quarts arrière en profil "fastback". PEUGEOT a préféré le hayon à un coffre classique : la voiture est donc une cinq portes, ce qui ne l’empêche pas de sortir un break SW, dévoilé au dernier Mondial de l’Auto. Il est vrai que ce profil profite plus à l’esthétique qu’à la contenance du coffre. Indispensable à ce type de carrosserie, chaque portière se dispense d’encadrement de vitre. Comme ma voiture fait plutôt partie des finitions hautes, le regard est marqué par les deux grandes virgules officiant de LED de jour (et de clignotant) partant des optiques et descendant sur le bouclier. Les niveaux inférieurs se contentent d’inox en lieu et place. Inox ou LED, ces "crocs" sont désormais la signature des faces PEUGEOT. La reconnaissance à l’arrière reprend les devenus célèbres trois griffes, avec effet "3D" sur ma GT-Line, enserrées dans un large bandeau noir qui court sur tout le hayon. Effet de nouveauté aidant, la 508 n’étant pas encore arrivée sur nos routes, ma belle PEUGEOT "blanc nacré" a fait détourner quelques têtes sur son passage. Je me suis retrouvé quelques années en arrière dans une situation semblable au volant de ma 406 d’essai (une belle voiture qui a généré un beau coupé…), message non subliminal...

0 central

Petit détail plaisant : le lion est (enfin) revenu au centre de la grille, comme sur les dernières productions du Lion depuis la 308. Autre détail tout aussi bienvenu, le "508" revient à sa place sur le capot, voilà qui ne peut que ravir les frustrés qui, comme moi, regrettaient, depuis la 505, sa disparition. Ce retour à la tradition symbolise, pour ceux qui ne le sauraient pas, le placement du 0 central en coïncidence avec le trou de passage de la manivelle pour démarrer sa PEUGEOT. Dans notre cas, le démarrage se fait sans clé par simple pression sur le bouton prévu à cet effet. La voiture étant clairement positionnée premium (ou éventuellement "access premium"), l’habitacle se doit d’être à la hauteur. La sellerie est très joliment recouverte de cuir rouge (option à 2.300 €) ; les sièges avant ayant la possibilité d’allonger l’assise. Leur confort est amélioré par le massage du dos (avec positions et forces au choix). La commande est assez simple. C’est d’ailleurs une caractéristique des touches type piano qui permettent un accès direct à la navigation ou au divertissement ou encore aux réglages. Cette alternative à la molette est finalement plus simple, et supplée un accès possible mais moins rapide par l’écran central tactile placé au-dessus. Cette disposition permet de garder une planche de bord épurée.

Celle-ci mérite de s’y arrêter. Son habillage ainsi que les panneaux de portes et la façade centrale en véritable bois (du chêne) qui équipait ma voiture donnent du cachet à l’ensemble, malheureusement c’est une option (550 €). La 508 adopte bien entendu l’architecture du combiné placé en hauteur associée à un petit volant à double méplat. Le bloc I-Cockpit (Amplify sur ma finition) est intégralement digital, configurable selon votre envie d’informations : double compteurs, navigation, minimaliste etc… L’option (encore une, 1.400 €) Night Vision est inédite. Elle améliore, comme sa désignation anglaise le laisse entendre, nettement la vue de nuit et surtout signale, environ 200 mètres à l’avance, tout piéton qui voudrait traverser (utile aussi si ledit piéton est un sanglier). Plus conventionnelle, la commutation automatique en feux de route fait partie de la dotation. La grande console centrale, très haute en fait, accueille un grand rangement, et accessoirement le sélecteur très design de vitesses. Les places arrière ne déméritent pas, bien sûr souffrant un peu de l’architecture fuyante de l’arrière. D’ailleurs, la caméra de recul est toujours bienvenue, la vision arrière n’étant pas des plus aisées. Le toit ouvrant apporte de la lumière à l’habitacle mais lui aussi est à ajouter à la liste des options (1.300 €).

8 rapports

A l’heure du Diesel maudit, PEUGEOT ne propose véritablement qu’un moteur essence, un 180 chevaux, évidemment celui de ma voiture d’essai. En fait, il existe une seconde offre plus puissante de 225 chevaux mais exclusivement réservée au haut de gamme GT. Notre GT Line (le niveau juste au-dessous) se contente aisément de ce PureTech de 1,6 litre. La première sensation repose sur le silence qui règne dans l’habitacle, mais ce silence cache du répondant en cas de besoin. La très bonne boîte automatique EAT8 peut égrener ses huit rapports en toute quiétude. En cas de besoin, des palettes fixes, s’il vous plait, sont présentes derrière le volant. Le mode de conduite est variable selon son choix. On peut sélectionner des classiques modes ECO (à n’utiliser que sur autoroute), Confort, Normal, Personnalisable et bien sûr Sport. Ce dernier gomme naturellement les deux derniers rapports. Bonne surprise, sans pour autant "attaquer", la consommation moyenne ne s’est pas envolée. Ces réglages agissent également sur le contrôle de l’amortissement, la finition GT Line étant équipé de la suspension pilotée. PEUGEOT, fidèle à sa réputation, a soigné les liaisons au sol, et notamment l’adoption d’un train arrière multibras dans notre cas, avec l’amortissement des suspensions piloté.

GT Line est le niveau le plus haut avant la plus sportive GT. Cette position lui permet de bénéficier d’équipements de série à la hauteur. On a cité la suspension pilotée ou l’I-Cockpit Amplify. Le prix d’accès est de 40.000 €. Malheureusement, l’attrait du premium et de ses nombreuses options que l’on qualifiera de possibilités de personnalisation pour positiver, fait vite monter la note. Ma belle 508 a vu sa note grimper de 10.000 € environ en additionnant la sellerie cuir, la peinture nacrée, le bois sur la planche de bord, le toit ouvrant, le "Night Vision" ou encore le multimédia FOCAL. D’autres aides plus ou moins indispensables telles l’assistance au parking, la recharge sans fil de son smartphone (dans un discret logement judicieusement placé en arrière de console centrale) ou l’ouverture mains libres du hayon font partie du surcoût…

PEUGEOT fort de ses récents succès en SUV, fait fort également avec cette nouvelle 508. Terriblement belle, innovante, elle offre confort et performances. Le moteur essence de 180 chevaux est plutôt sobre, bien épaulée par la boîte automatique EAT8. La PEUGEOT est une grande routière, certes plus orientée vers l’élégance par sa carrosserie que par la fonctionnalité ; pour cette dernière, le plus classique SW fera bientôt l’affaire. La beauté et l’exclusivité ont un prix, surtout si on veut améliorer son ordinaire, c’est un peu le prix à payer pour un premium en se disant que la revente sera aussi à la hauteur…

Philippe NIOLLET

2018-10-26