ALPINE A110 1.8 turbo Première Edition

ESPACE SPORTIVE
  • ADN ALPINE bien présent
  • Agilité, performances et plaisir de conduite
  • Confort au quotidien
  • Look néo retro franchement réussi
  • Manque de rangements intérieurs

Prix : 58 500 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16 soupapes – Turbo injection essence - Propulsion moteur central AR - BVA7 double embrayage
Cylindrée 1798 cm³
Puissance maxi 252 ch à 6000 tr/min
Couple maxi 32.63 mkg à 2000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.18 m
Largeur 1.80 m
Hauteur 1.25 m

Poids

Total 1103 kg

Capacités

Coffre de 96 à 196 dm³
Réservoir 45 L
Nb de places 2

Performances

Vitesse maxi 250 km/h
0 à 100 km/h 4.50 s

Environnement

Emission CO2 141 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 5.00
Urbaine 8.20
Mixte 6.20
Essai 7.60

RESURRECTION D’UNE ICONE, MAIS FERA T'ELLE VRAIMENT OUBLIER SON AINEE ?

Après l’annonce par RENAULT de la renaissance d’ALPINE en 2012, suivi du show car "Alpine vision" de 2016, nous avions hâte de voir les premiers exemplaires circuler sur nos routes. Depuis décembre 2017, c’est chose faite. La nouvelle ALPINE est assemblée dans l’usine de Dieppe sur une toute nouvelle ligne de production. RENAULT a doté cette nouvelle structure de ses propres équipes de design et d’ingénierie. En Europe, elle bénéficie d’un réseau de cinquante-sept concessionnaires lui étant spécifiquement dédié.

Un peu d’histoire

Jean Rédélé débute dans les années 50, en tant que concessionnaire RENAULT, à Dieppe. Il crée alors sa propre marque de voitures de sport en 1955. C’est en hommage au Critérium des Alpes, où il remporte certains de ses succès en tant que pilote, qu’il choisit le nom ALPINE. Sa première production est l’A106, conçue sur la base d’un châssis de 4CV, suivie par l’A108 qui bénéficie dorénavant de son propre châssis, puis en 1962 de celle qui nous intéresse aujourd’hui la Berlinette A110. Elle est  alors motorisée sur la base de moteurs de R8 mais aussi de R16. A son volant, des pilotes comme Jean-Claude Andruet, Jean Luc Thérier, Bernard Darniche et  bien d’autres, brillent tant en compétitions nationales qu’internationales.

Ses cibles

Si vous cherchez un coupé sportif deux places, issu de petites séries, vous pouvez maintenant vous diriger vers l’ALPINE A110 ou l’une de ses concurrentes directes, comme l’ALFA ROMEO 4C,  la PORSCHE Cayman ou la LOTUS Elise. Attention, si vous optez pour l’ALPINE, il vous faudra être patient pour voir votre garage accueillir la belle, mais le plaisir n’en sera que décuplé.

Côté extérieur

Dès le premier regard, le lien de filiation avec son ainée est évident. Dans cette très belle teinte "bleu Alpine", certes en option, l’ensemble est magnifiquement modernisé. La face avant est unique avec ses deux petits feux additionnels ronds aux bossages parfaitement intégrés au bouclier. Le lettrage chromé "ALPINE", ainsi que les trois nervures du capot, continuent à nous faire basculer entre deux époques, c’est magique. Côté aérodynamique, les deux écopes latérales du bouclier avant, le fond plat et le diffuseur arrière permettent à l’ensemble de se passer d’un aileron, ce qui participe à la fluidité et l’harmonie générale de l’ensemble. La part d’ADN, héritée de son ainée, continue avec les magnifiques flancs creusés et la lunette arrière très cintrée. Les superbes jantes bitons Fuchs forgées de dix-huit pouces, elles aussi en option, font parfaitement ressortir le galbe prononcé des ailes. L’arrière est tout aussi harmonieux avec sa grosse sortie d’échappement centrale. Une multitude de détails agrémente l’ensemble comme le logo d’aile et de trappe à essence, le petit cigle bleu blanc rouge apposé sur les custodes arrière, les étriers de freins, couleur bleu, marqués "ALPINE". Pour finir sur ce sujet, la signature lumineuse est elle aussi très recherchée avec à l’avant les quatre anneaux des feux et à l’arrière de magnifiques X, c’est superbe.

Vie à bord

Dès que vous ouvrez la porte, le ton est donné : vous êtes accueillis dans un univers de cuir noir surpiqué en bleu, de carbone mat et d’aluminium. L’ensemble, résolument moderne et sportif, est du plus bel effet. Le petit rappel bleu blanc rouge sur le panneau de porte donne du baume au cœur. Je me glisse dans le magnifique siège baquet à l’assise et au dossier orné du logo et des inserts en aluminium. Assis assez bas, mon 1,78 mètre trouve parfaitement sa place grâce au volant réglable en hauteur et en profondeur. Ambiance sportive, avec le pédalier, les reposes pieds, les commandes à gâchette type aviation et quelques inserts, le tout en aluminium ou en carbone, avec la magnifique console centrale, la casquette du bloc d’instrumentations et les contours des aérateurs. Le volant multifonction ainsi que les ouïes de ventilation arborent fièrement en leur centre le logo de la marque.

L’ergonomie est bonne et l’équipement de série complet. Cependant, côté rangements intérieurs, ce n’est pas la joie. Pas de boîte à gants, ni de rangement dans les portes, seul le téléphone trouve sa place sous la console centrale et vous pourrez glisser quelques accessoires derrière les sièges. Prise 12 V et prise USB sont bien présentes ainsi que les connectivités en Bluetooth. En fonction de votre humeur, vous pouvez choisir de modifier le mode d’affichage du tableau de bord à affichage numérique. ALPINE a su mixer avec justesse les commandes par boutons et celles prises en charge par l’écran tactile.

Côté coffre arrière, l’ouverture n’est pas très grande et si sa contenance de 96 litres peut permettre d’y loger ses affaires en tous genres, il faut quand même faire attention à la température de celui-ci qui peut, du fait de sa proximité avec le moteur, avoisiner les 50°C. Par contre, si vous avez opté pour l’option bac de coffre avant, d’une contenance de 100 litres, vous pourrez alors y loger facilement, côte à côte, deux valises cabine. Vous l’aurez compris, tout dans cet habitacle est fait pour susciter en vous l’envie de prendre la route.

Les équipements et options

Comme pour cet exemplaire plutôt très bien équipé, chacun peut customiser son modèle à sa guise. En effet, elle est habillée de base par le blanc glacier, mais il est vrai que ce "bleu Alpine", certes facturé 1.800 €, lui va à ravir. Pour contenter tout le monde, vous pouvez aussi choisir un noir profond, un gris tonnerre, un blanc irisé ou un bleu abysse. En série, montée sur des jantes de dix-sept pouces, votre attention peut se porter, moyennant 204 €, sur les belles jantes de dix-huit pouces Sérac, ou comme sur ce modèle, sur les très belles jantes bitons Otto Fuchs, forgées pour 1.008 €. Elles apportent un gain de masse significatif de 15 % par rapport aux jantes coulées. Si vous êtes sensibles à la sonorité du petit 1,8 litre, l’option échappement actif, pour 1.500 €, sublime en mode sport cette  mélodie dont on ne se lasse pas. Quant au freinage, le pack Brembo, constitué de quatre pistons à l’avant et de disques de 320 millimètres, procure pour 1.008 €, un freinage très performant, digne de la belle. Côté sonorisation, pour 600 €, l’excellent pack "Focal Premium" permet à la demande de donner le ton en fonction du rythme de votre voyage. A la volée, vous pouvez aussi piocher dans une multitude d’accessoires comme "l’Alpine télémétrics" à 204 €, le pack de rangement à 504 €, les rétroviseurs rabattables et chauffants pour 504 €, l’aide au stationnement de 405 à 1.200 €, les logos sur les ailes pour 120 € et bien d’autres.   .

Dynamique

Passé l’enthousiasme suscité par sa plastique et parfaitement installé à son volant, voici maintenant venu le moment tant attendu de prendre la route. Une pression sur le bouton START et là, la magie opère de nouveau. Le petit quatre cylindres 1,8 litre 16S turbo s’ébranle dans un son rauque stimulant encore plus mes sens. Dès les premiers tours de roues, la prise en main est aisée, se faufiler dans la circulation se fait avec douceur, bien aidée par le capital sympathie qu’elle diffuse autour d’elle. Seule la prise en compte dans le champ de vision des montants de pare-brise peut nécessiter un petit temps d’adaptation, sinon, tout tombe parfaitement sous la main. La boîte automatique à sept vitesses et à double embrayage est d’une douceur déconcertante, et même le passage à vitesse modérée sur une portion de route pavée ne se transforme pas en calvaire pour ma colonne vertébrale. Sortir de Paris n’est donc qu’une formalité tant mes appréhensions sur le confort ou la visibilité sont reléguées à de lointains souvenirs.

Destination, les petites routes creusoises. Mais pour cela, nous voilà partis pour 300 kilomètres d’autoroute, limiteur calé sur la vitesse réglementaire, la sonorité du moteur sait se faire discrète et feutrée, nous permettant de communiquer sans avoir à hausser le ton, et de profiter pleinement du système audio "Focal Premium" installé en option. Chaque redémarrage au péage ou changement de file, nécessitant une relance un peu ferme, devient alors un petit moment de plaisir, tant l’ensemble moteur boîte répond présent à chaque sollicitation de la pédale de droite. C’est de nuit que nous abordons les petites routes sinueuses où nous finissons notre parcours sur un train de sénateur.

 

C’est par beau temps et route sèche que nous profitons pleinement de cette belle région creusoise, un vrai régal. Que ce soit sur le mode balade bucolique ou lorsque vous prend l’envie d’augmenter le rythme, le faible poids, 1.103 kg, obtenu notamment par l’utilisation d’aluminium pour la caisse et autres éléments, rend l’ensemble très facile et performant. En mode sport, le 0 à 100 km/h est abattu en 4,5 secondes. Les 252 chevaux remplissent bien leur rôle et n’ont pas à rougir de modèles parfois plus musclés. Pour ce qui est du freinage, il est puissant et endurant avec un excellent rendu à la pédale. Il est assuré sur cet exemplaire par un système Brembo, en option, à quatre pistons et disque de 320 millimètres à l’avant. La direction est précise et retransmet fidèlement l’état de la route, bien aidée par l’ensemble châssis suspensions. Le centre de gravité, situé au niveau des assises, rend l’ensemble particulièrement homogène et pardonne bien des erreurs. Cette nouvelle A110 procure en toutes circonstances énormément de plaisir à son conducteur.

Avec sa plastique néo-rétro franchement réussie, une sonorité envoutante, un groupe moteur boîte rageur, un châssis qui pardonne beaucoup et un freinage adapté à l’ensemble, cette nouvelle ALPINE A110 distille, à son conducteur, de réelles sensations. Il est difficile de lui trouver des défauts tant l’enthousiasme qu’elle procure en toutes situations est addictif. Alors, si cette nouvelle A110 n’a pas encore le palmarès de son ainée, nous pouvons nous réjouir de voir que RENAULT a enfin donner à ALPINE les moyens de venir réellement concurrencer les références de ce segment.

Eric OGUEY

2018-01-01