MERCEDES Classe A 200 AMG Line 7G-DCT

ESPACE Compacte
  • Ligne réussie
  • Design intérieur hallucinant
  • Niveau technologique
  • Couple moteur/boîte
  • Tarif
  • Nombreuses options chères
  • Léger manque de sportivité

Prix : 37 750 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16 soupapes - Turbo essence injection directe - Traction - BVA 7G-DCT robotisée double embrayage
Cylindrée 1332 cm³
Puissance maxi 163 ch à 5500 tr/min
Couple maxi 25.50 mkg à 1620.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.42 m
Largeur 1.91 m
Hauteur 1.42 m

Poids

Total 1375 kg

Capacités

Coffre de 370 à 1210 dm³
Réservoir 43 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 225 km/h
0 à 100 km/h 8.00 s

Environnement

Emission CO2 119 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.30
Urbaine 6.70
Mixte 5.20
Essai 7.50

VOYAGE DANS LE FUTUR

Quelques semaines seulement après sa sortie officielle, nous avons pu essayer la toute dernière compacte de MERCEDES, la Classe A, dans sa version haut de gamme essence 163 chevaux, la A200 AMG Line. Les concurrentes "vieillissantes" que sont les BMW Série 1 ou Audi A3 n’ont qu’à bien se tenir, ou bien n’ont qu’à se… renouveler, tout simplement, parce que la nouvelle venue de la marque à l’étoile frappe fort, très fort. En route !

Une élégance rare

Aussi bien en version AMG Line que dans ses autres déclinaisons, cette nouvelle génération de Classe A MERCEDES est une véritable réussite stylistique. On peut clairement dire qu'elle donne un coup de vieux à la génération précédente qui fut d’ailleurs un énorme succès commercial en Europe, succès dû en grande partie à sa ligne réussie. Classe, finesse, légèreté, raffinement, même si le design est une affaire de goût, la nouvelle venue fait quasiment l'unanimité, surtout dans cette version AMG line. Spoiler et bas de caisse spécifiques, touches de noir laqué un peu partout, jantes de dix-neuf pouces noires, on se rapproche de l'allure sportive d'une Classe A AMG et c'est superbe. La recette qui avait tant séduit les clients ces dernières années est donc revisitée subtilement, dans la continuité pour ne pas dépayser les clients actuels, mais efficacement.

 

Un moteur qui fait sagement le job

Commençons par le moteur. Ce quatre cylindre d’origine RENAULT, cube un peu plus de 1,3 litre, et développe 163 chevaux pour un couple respectable de 250 Nm. Il est le fruit des derniers développements de l’alliance RENAULT-NISSAN-MITSUBISHI et la MERCEDES fait partie des premiers modèles du marché à en profiter. Pour elle, il est produit en Allemagne. Très discret et plutôt linéaire, il convient bien à la Classe A avec son poids raisonnable de 1.375 kg. Il se marie parfaitement avec la boîte 7G-DCT, boîte robotisée à double embrayage dernier cri, à la fois réactive et douce en toute circonstance. Cette boîte de vitesses est l’équivalent de l’EDC chez RENAULT ou de la POWERSHIFT de FORD. Les performances sont aux rendez-vous mais n’attendez pas de miracles non plus. Le 0 à 100 km/h est expédié en huit secondes tout rond. De toute façon, pour les plus exigeants, MERCEDES propose des motorisations bien plus musclées allant jusqu’à 306 chevaux, via la démoniaque A35AMG. Au niveau consommation, pas de miracle non plus, l’A200 a réclamé environ 7,5 l/100 km sur un parcours parfaitement mixte, ville/route/autoroute, dans la moyenne de la catégorie.

 

Un agrément de conduite au top

Côté dynamisme, la nouvelle venue trouve le bon compromis entre confort et dynamisme. Son comportement est très sain, très sécurisant en toutes circonstances. Comme beaucoup, elle propose ici plusieurs modes de conduite jouant sur la fermeté des suspensions, la raideur de la direction et le temps de réponse du couple moteur/boîte lorsque l’on accélère. La tenue de cap est impeccable, sur autoroute comme dans les enchainements de virages, et la direction toujours précise quel que soit le mode de conduite choisi. Lorsque le mode "sport" est enclenché, la Classe A fait plus corps avec le conducteur, vous incite à augmenter légèrement le rythme mais reste toujours confortable. La version AMG Line dispose d’un amortissement plus ferme, ce qui réduit le roulis. Cette finition m'a d'ailleurs beaucoup plu, le compromis confort/dynamisme étant, selon moi, meilleur en comparaison avec les versions sportives de ses concurrentes directes qui se révèlent souvent trop fermes au quotidien. MERCEDES a parfaitement placé le curseur. Au final, l’auto est très homogène et ne souffre d’aucun défaut.

 

A l’intérieur c’est la Techno-Parade

L’intérieur de cette nouvelle Classe A est ce qui m’a le plus séduit lors de cet essai, et c’est aussi ce qui m’a fait dire qu’elle mettait un sacré coup de vieux à la concurrence. Tout le modernisme dont on peut rêver se retrouve dans cet intérieur. Commençons tout d’abord par le niveau d’équipement. Certes tout n’est pas de série, loin de là même, mais soulignons qu’au-delà des dispositifs derniers cri tels que le régulateur adaptatif ou l’avertisseur d’angle mort, cette Classe A propose des équipements inédits dans la catégorie. C’est le cas de l’affichage tête haute qui diffuse une image virtuelle directement sur le pare-brise quand la concurrence propose au mieux une petite lame de plexiglas qui se déplie sur le haut de la planche de bord. C’est également le cas de la réalité augmentée du GPS qui peut, sur demande, projeter sur l’un des deux écrans, une vidéo de la route sur laquelle viennent s’incruster des flèches virtuelles pour vous aider à ne plus jamais vous tromper de sortie sur les ronds-points par exemple. Enfin, pour encore plus de luxe, les sièges électriques de la petite MERCEDES vous offrent la possibilité de modifier légèrement, et à intervalles de temps réglables en fonction de la durée de votre trajet, leur position de façon très subtile. Très agréable, pratique pour éviter les maux de dos ou encore pour épater les copains.

 

Ensuite c’est le design de cet intérieur qui fait mouche. Ce qui marque d’emblée lorsque vous vous installez à bord, ce sont les deux larges écrans de 10,25 pouces chacun, qui viennent remplacer à la fois les compteurs classiques, et l’écran central de contrôle. Puis les superbes buses de ventilation façon turbines en aluminium qui sont ici aux nombres de cinq, trois au centre et une à chaque extrémité du tableau de bord. La finition est exemplaire, les possibilités de personnalisation nombreuses et on a rapidement la certitude d’être installé dans un véritable véhicule premium même de catégorie bien supérieure à celle des compactes. J’ai eu l’occasion il y a peu de temps de rouler en Classe E et à vrai dire tout me paraissait plus fade. Enfin, un gros effort a été fait également par MERCEDES au niveau de l’éclairage d’ambiance. Tout est configurable, les couleurs, les intensités, les zones à éclairer. Mais ce qui m’a vraiment séduit, c’est le soin apporté aux éclairages dans les buses d’aération qui contiennent une LED intégrée pour un effet "waouh" immédiat lorsque la nuit tombe. C’est simplement magnifique.

Comme vous l’avez sans doute compris, j’ai été complètement séduit par cette nouveauté MERCEDES qui, pour moi, représente le must actuellement dans la catégorie des compactes premium. Mais comme souvent chez MERCEDES et chez les constructeurs allemands premium en général, il faut franchement mettre la main au portefeuille pour pouvoir s'offrir des véhicules de ce standing, surtout si vous voulez du style et un niveau d'équipements dernier cri. MERCEDES n'enfreint pas cette règle avec cette nouvelle Classe A qui s'avère être définitivement une réussite hors de prix. Alors oui son design est magnifique, aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur, et c'est globalement difficile de lui trouver des défauts. Reste que notre modèle d’essai avoisinait les 51.000 € soit le prix de deux PEUGEOT 308 de milieu de gamme par exemple. Les tarifs de la Classe A ne sont donc pas à la portée de toutes les bourses mais son succès prouvera, j’en suis sûr, que ce n’est pas un frein pour tout le monde.

Richard STROESLER

2018-11-01