AUDI Q3 35 TDI 150 quattro

ESPACE SUV
  • Style affirmé
  • Qualité de fabrication
  • Habitabilité et modularité
  • Intérêt du Quattro avec cette motorisation
  • Version pauvre en équipement en entrée de gamme
  • Catalogue d’options et tarifs

Prix : 38 400 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16 soupapes - Diesel Turbo injection directe - Intégrale - BVM6
Cylindrée 1968 cm³
Puissance maxi 150 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 34.70 mkg à 1750.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.48 m
Largeur 1.85 m
Hauteur 1.62 m

Poids

Total 1700 kg

Capacités

Coffre de 530 à 1525 dm³
Réservoir 60 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 211 km/h
0 à 100 km/h 9.30 s

Environnement

Emission CO2 154 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.90
Urbaine 6.50
Mixte 5.50
Essai 6.50

(R)EVOLUTION

Complètement renouvelée en 2019 pour sa deuxième génération, la nouvelle AUDI Q3 reste fidèle à son segment de SUV familial premium. Sans révolutionner le genre ni se démarquer significativement de la génération précédente, sa philosophie consiste plutôt à faire progresser l’ensemble de la proposition produit en corrigeant les défauts et actualisant les atouts de la première version. Bref, la même en mieux ?

Q comme "Qu’elle a grandi !"

Cette deuxième mouture de l'AUDI Q3 affiche un style nettement plus affirmé que son prédécesseur. Reconnaissable au premier coup d'œil, la calandre octogonale du dessin actuel s'affirme jusqu'à devenir proéminente. C’est le style maison "SingleFrame". Qu’on aime ou pas, c’est imposant et facilement reconnaissable : c’est sûr, c’est une AUDI.

Moins rondes, un peu plus carrées, les lignes sont plus tendues, ce qui contribue à donner une impression de robustesse et de dynamisme à l’ensemble, et à asseoir plus l’arrière en particulier sur les liaisons au sol. A l’œil, indéniablement le véhicule a grandi (quasiment dix centimètres de plus en longueur) et semble même plus grand que ce qu’il est réellement.

Le travail de différenciation sur la signature lumineuse à travers le traitement des optiques est remarquable. Comme sur les autres modèles de la marque, cela devient désormais un des éléments clés du caractère du véhicule. Globalement, ce renouvellement aligne le design dans les canons de la marque et inscrit le nouveau Q3 dans un dessin somme toute bien plus moderne.

Q comme Qualité de finition

Sans réellement de surprise, l'assemblage et la qualité des matériaux du modèle ne prêtent pas la critique, même dans cette version d’entrée de gamme. L’habitacle est extrêmement bien fini. Les détails sont soignés, avec une mention spéciale sur le rendu sonore des claquements de porte. Le dessin de la planche de bord est dans la lignée de la marque et organise la console centrale autour d’une interface tactile centrale. C’est sérieux mais sans fioriture.

Côté technologie embarquée : l’interface véhicule se fait à travers l’écran central qui donne accès à la plupart des fonctions du véhicule. Derrière le volant, le bloc compteurs "AUDI Virtual Cockpit" (option !) est configurable pour gérer toutes les fonctions d'info-divertissement (audio, navigation, ordinateur de bord etc.) même si sur cette version d’entrée de gamme on peut noter quelques impasses : pas de GPS ou encore pas de caméra de recul. En complément, quelques touches à accès direct pour les fonctions principales et en particulier un sélecteur qui permet de basculer entre les différents modes de conduite – confort, sport, auto etc (Audi Drive Select - en option). Les paramètres impactés dans cette version sont la cartographie moteur et le ressenti de la direction, sur les versions S Tronic le comportement de la boîte de vitesses variera aussi.

Comme d’habitude chez AUDI, pour profiter pleinement du contenu technologique de cette nouvelle génération de Q3, il faut monter en gamme et/ou piocher dans la longue liste des options du catalogue. Ce qui fait monter immanquablement le tarif à des niveaux qui peuvent devenir vite salés.

L’ergonomie de l’ensemble est bien pensée, l’éclairage intérieur à LED configurable – pack éclairage d’ambiance en option – contribue à l’impression de qualité perçue, avec des notes de couleur du plus bel effet. Sur cette version Quattro, on note le rétroéclairage rouge du logo sur la planche de bord… définitivement premium. Un petit détail agaçant : l’assistance au maintien dans la voie se réenclenche systématiquement au démarrage et le bouton de désactivation sur un commodo derrière le volant n’est pas des plus intuitifs.

En ce qui concerne la vie à bord, l'AUDI Q3 comme tout vrai SUV accueille ses passagers avec un seuil haut, comme le ferait un monospace. L’accès aux places arrière en profite et les manœuvres avec des sièges bébés se font sans se casser le dos. La position de conduite est confortable et plutôt typée berline. Le maintien des sièges avant est bien dosé.

Le coffre – commandé par un hayon motorisé (en option) – est suffisant pour envisager les vacances en famille avec les bagages associés. On retrouve ici en partie le bénéfice des dix centimètres de longueur supplémentaires. Le volume du coffre de 530 litres est fractionné par un séparateur qui permet d’avoir un plancher plat banquette arrière rabattue, et dégage un volume de rangement additionnel en l’absence de roue de secours. Un clin d’œil aux amoureux des monospaces : la banquette arrière offre une belle modularité avec un fractionnement 40/20/40, une inclinaison sur sept positions et la possibilité de coulisser. Vocation familiale affichée ici, donc, même si la banquette arrière n’accueillera confortablement que deux adultes. La troisième place est trop étriquée et surtout complètement pénalisée par le tunnel central nécessaire aux versions à transmission intégrale.

Q comme Quattro

La version essayée était justement équipée de la technologie Quattro. Cette transmission contribue indéniablement à la sensation de rigueur du châssis. Le Q3 est véritablement scotché au bitume, et il est bien difficile de mettre en défaut la motricité quelle que soit la situation de conduite, à tel point que couplée ici à un 2.0 TDI 150 en boîte manuelle à six rapports – seul ensemble moteur boîte disponible en transmission intégrale au lancement - on ressent bien que tout le potentiel du châssis n’est pas complètement exploité. En effet, ce moteur Diesel peine à rendre le Q3 réellement dynamique, malgré des performances affichées suffisantes avec 9,3 secondes pour atteindre 100 km/h.

Creux sous les 1.500 tours par minute, ce Diesel affiche ensuite un caractère assez volontaire, avec des montées en régime particulièrement linéaires. L’insonorisation est de très bon niveau, la filtration des bruits d’air remarquable, même si le moteur à tendance à générer des bourdonnements dans l’habitacle et à s’exprimer en phase d’accélération.

La boîte mécanique est bien étagée, avec les derniers rapports plutôt longs, et un bon guidage du levier mais une commande assez ferme. Le compromis recherché entre performance et consommation semble toutefois bridé par le poids de l’ensemble et de la transmission. Pour un usage urbain et péri-urbain, vu la qualité du châssis, la version deux roues motrices suffira.

Sur le parcours de l’essai qui a combiné ville, route et autoroute, la consommation en quasiment deux cents kilomètres s’est élevée à 6,5 litres aux cent kilomètres réels, à comparer aux données constructeurs de 5,5 en cycle mixte. Ceci reste tout à fait raisonnable au regard du gabarit et de la masse du Q3.

Avec ce nouveau Q3, AUDI bonifie le concept pour rester en ligne avec la concurrence premium, et repositionner son offre dans la gamme par rapport à un Q2 qui a fait son apparition il y a peu. Ce n’est pas une révolution, mais une évolution. Les fans de la marque retrouveront avec bonheur les codes des dernières productions d’Ingolstadt et… les tarifs premium associés.

Yann LISSARDY

2019-03-01