FIAT 500X Gamme 2019

ESPACE SUV
  • Motorisations FireFly performantes
  • Ligne plaisante
  • Insonorisation
  • Prix/équipement
  • Consommation urbaine des FireFly
  • Suspensions fermes
  • Coffre moyen
  • Start/stop à perfectionner

Prix : de 18 990 € à 34 090 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 3 cylindres -12 soupapes-Turbo essence injection directe - Traction avant - BVM6
Cylindrée 999 cm³
Puissance maxi 120 ch à 5750 tr/min
Couple maxi 19.40 mkg à 1750.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.26 m
Largeur 1.80 m
Hauteur 1.59 m

Poids

Total 1320 kg

Capacités

Coffre de 350 à 1000 dm³
Réservoir 48 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 188 km/h
0 à 100 km/h 10.90 s

Environnement

Emission CO2 133 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 5.10
Urbaine 7.00
Mixte 5.80
Essai 8.80

NOUVEAU VISAGE, NOUVELLES MOTORISATIONS, NOUVELLES TECHNOLOGIES

Avec plus de 77.000 ventes en 2018 et un bon premier trimestre 2019, FIAT est en forme en France. La famille 500 en tête, bien sûr, et particulièrement le crossover 500X, mais aussi la Tipo qui rencontre le succès et la Panda qui se maintient. Pour continuer dans cette voie ascendante FIAT a offert un léger lifting et de nouvelles motorisations à essence à son "best seller". Voici nos impressions après une prise en mains en Ile de France.

Regard perçant

Qu'elle soit urbaine ou plus baroudeuse, la 500X reçoit une nouvelle signature lumineuse. A l'avant les feux de jour à LED, scindés en deux, encerclent les projecteurs et à l'arrière, les feux forment un anneau entourant un insert couleur carrosserie. Les boucliers avant et arrière ont été un peu modifiés, notamment sur la version Urban. Les nouveaux phares full LED, en option ou de série suivant la finition, offrent un éclairage plus puissant, 20 % plus lumineux que la technologie Xénon du modèle précédent tout en consommant cinq fois moins d'énergie. La visibilité nocturne est grandement améliorée grâce à un éclairage semblable à celui de la lumière du jour et à une zone de vision plus large permettant de détecter les obstacles plus tôt.

Pas moins de quatorze teintes sont proposées, dont deux mates. Hormis une, toutes sont en option de 650 € à 1.350 €. J'ai trouvé le bleu Italia particulièrement seyant et bien en accord avec l'aspect dynamique de cette voiture.  

 

Intérieur lumineux

Si la ligne est sympathique, l'intérieur n'est pas en reste. L'habitacle est généreux, avec une belle largeur et une garde au toit importante, et bien présenté avec de beaux sièges agréablement dessinés. Le tableau de bord, paré d'un bandeau laqué reprenant la couleur de la carrosserie, sauf sur la version S-Design où le bandeau est gris mat, éclaire l'habitacle, plus encore avec le toit ouvrant panoramique (série sur Club, 1.100 € pour les autres finitions). Au centre du tableau de bord trône l'écran tactile de sept pouces du système multimédia U-Connect des finitions hautes, surplombant les aérateurs centraux et les commandes de la climatisation. Cet écran tactile limite le nombre de boutons sur la console, mais le volant est assez chargé avec les commandes du régulateur de vitesse d'un côté et celles de l'ordinateur de bord et du téléphone de l'autre, plus, en dessous du volant, les commodos pour les phares, les clignotants, les essuie-glaces. Il faut un peu d'habitude pour appréhender tout cela… Le bloc d'instruments ne m'a pas vraiment plu. Il est composé de trois compteurs, le plus grand, central, affichant les données de l'ordinateur de bord et les alertes. Les latéraux, plus petits, indiquent à droite le compte-tours et à gauche la vitesse. J'ai trouvé l'indicateur de vitesse trop petit, gênant sa lisibilité, son décalage à gauche n'arrangeant rien. Les rangements sont nombreux, mais la boîte à gants est vraiment petite et son couvercle semble bien fragile. Quant au coffre, ses 350 litres sont quand même un peu justes pour une utilisation familiale et la fonctionnalité se limite à des dossiers arrière rabattables 2/3-1/3. On peut toutefois charger des objets de grande longueur grâce au dossier du siège passager avant rabattable à plat.

 

Nombreuses versions

Pas moins de cinq moteurs, dont deux nouveaux moteurs à essence baptisés FireFly, clin d'œil au fameux moteur Fire, trois transmissions et cinq finitions sont disponibles en France. On note que les motorisations d'entrée de gamme 1.0 FireFly 120 ch et 1.3 MultiJet 95 ch ne sont disponibles qu'avec une boîte manuelle, que le 1.3 FireFly 150 ch n'est proposé qu'avec une boîte à double embrayage DCT et que seul le 2.0 MultiJet 140 ch reçoit une transmission 4x4 et une boîte automatique AT9.

 

 

Urban

City Cross

Cross

S-Design

Club

Malus 2019

ESSENCE 4x2

 

 

 

 

 

 

1.0 FireFly 120 ch

18.990 €

20.990 €

22.990 €

24.990 €

26.990 €

253 €

1.3 FireFly 150 ch DCT

-

23.990 €

25.990 €

27.990 €

29.990 €

690 €

DIESEL 4x2

 

 

 

 

 

 

1.3 MultiJet 95 ch

20.490 €

22.490 €

24.490 €

26.490 €

28.490 €

0 €

1.6 MultiJet 120 ch

21.790 €

23.790 €

25.790 €

27.790 €

29.790 €

70 €

1.6 MultiJet 120 ch DCT

-

25.290 €

27.290 €

29.290 €

31.290 €

60 €

DIESEL 4x4

 

 

 

 

 

 

2.0 MultiJet 140 ch 4x4 AT9

-

-

30.090 €

32.090 €

34.090 €

3.756 €

 

L'entrée de gamme, Urban, est déjà bien équipée : elle dispose de la climatisation manuelle, de l’aide au démarrage en côte, du frein de stationnement automatique, de quatre vitres électriques, de la condamnation centralisée à distance, de la radio Uconnect (USB, Bluetooth®) et de nouveaux systèmes d’aide à la conduite - Traffic Sign Recognition (reconnaissance des panneaux de signalisation), Speed Advisor (limiteur de vitesse intelligent qui se cale sur la vitesse lue d’un simple clic), Lane Assist (alerte de franchissement de lignes) - et régulateur de vitesse de série.

Le deuxième niveau City Cross (+ 2.000 €), propose en plus les jantes alliage dix-sept pouces, les rétroviseurs couleur carrosserie, les boucliers avant et arrière spécifiques look "Cross", le radar de recul, les capteurs de pluie et de luminosité, le système Uconnect sept pouces (radio Bluetooth®, USB, compatibilité Apple CarPlay et Android AutoTM).

Cross (+ 2.000 €) donne accès aux barres de toit longitudinales, à la caméra de recul, à l'accoudoir central avant, à la climatisation automatique bi-zone, au système UconnectTM sept pouces (avec navigation, radio Bluetooth®, USB, compatibilité Apple CarPlay et Android AutoTM),

La finition S-Design (+ 2.000 €) est très complète avec vitres et lunette arrière surteintées, projecteurs avant Full LED (feux de route et feux de croisement), ouverture et démarrage sans clé, rétroviseurs extérieurs rabattables électriquement, rétroviseur intérieur photochromatique, tapis de sol avant/arrière

En haut de gamme, le niveau Club (+ 2.000 €) reçoit en plus des jantes alliage de dix-huit pouces, un régulateur de vitesse adaptatif, une sellerie cuir, un toit ouvrant panoramique électrique, le pack Sécurité active avec détecteur d'angle mort et freinage autonome d'urgence, le contour des vitres latérales chromé.

Au niveau des tarifs, le prix d'appel inférieur à 19.000 € (1.0 FireFly 120 ch Urban : 18.990 €), avec un équipement intéressant, est attractif, et le supplément de 1.500 € pour le premier Diesel (1.3 MultiJet 95 ch), ramené à 1.247 € en tenant compte du malus de la version essence (253 €), est également raisonnable, mais en piochant dans la longue liste d'options et de packs, l'addition monte vite… Par contre, les amateurs de 4x4, uniquement avec le Diesel 140 chevaux et boîte automatique AT9, paieront leur 500X au prix fort, 30.000 € minimum, majoré par un malus pénalisant de 3.756 €. Les prix des autres versions sont concurrentiels, notamment en tenant compte du bon niveau d'équipement, dans cette catégorie des SUV urbains (RENAULT Captur, PEUGEOT 2008…).

 

Au volant de la 500X 1.0 T3 FireFly 120 ch Urban

En s'installant dans la 500X, on apprécie immédiatement la position de conduite surélevée, propre aux SUV, assurant une bonne visibilité. Après avoir ajusté siège et volant à son gabarit, on démarre le moteur, à peine audible au ralenti et sans les vibrations auxquelles les moteurs trois cylindres sont parfois sujets. A froid, la boîte de vitesses m'a semblé un peu rêche à manipuler, mais cela s'est rapidement estompé. En ville, la direction est légère, le moteur est souple et silencieux et, au feu rouge, le "Start/Stop" coupe le peu de décibels qu'il émet. Malheureusement, il faut parfois appuyer plusieurs fois sur la pédale d'embrayage pour que le moteur redémarre. FIAT devra améliorer ce système. Dans les choses qui fâchent également, j'ai trouvé la suspension bien raide, heureusement compensée par des sièges confortables, mais surtout la consommation dans un Paris très encombré a dépassé allègrement les 12 l/100 km avec les émissions de CO2 qui vont avec. Le Diesel en ville n'est pas "top", l'essence non plus… Les constructeurs ont d'ailleurs du souci à se faire à ce sujet, car avec l'engouement pour les SUV, plus lourds et moins aérodynamiques que les berlines correspondantes, et la désaffection pour les Diesel, plus sobres, le taux de CO2 moyen par véhicule est en hausse depuis 2017 alors que l'Union Européenne exigera des baisses drastiques dans les toutes prochaines années. Une FIAT 500X hybride rechargeable est en préparation… 

Après s'être désenglué de Paris, nous avons pris l'A6 direction Milly-la-Forêt pour visiter le Cyclop de Jean Tinguely, une énorme tête de géant (plus de vingt mètres de haut) en béton et métal recouverte partiellement de miroirs : étrange et surprenant. L'autoroute pour sortir de la ville a permis d'apprécier le répondant de la mécanique, le silence à vitesse stabilisée et a contribué à ramener la consommation à des valeurs plus raisonnables. L'ordinateur affichait quand même presque 9 l/100 km à l'arrivée.

 

Et de la 500X 1.3 T4 FireFly 150 ch DCT Club 

Pour le retour vers Paris, l'itinéraire passait par des petites routes de la vallée de Chevreuse qui ont mis en évidence la fermeté de la suspension. Dès que le revêtement n'est pas parfaitement lisse, les suspensions sautillent sur les petits défauts de la chaussée et percutent sur les plus grosses déformations. On est quand même sérieusement chahuté. La 500X étant assez haute, un amortissement plus souple aurait généré du roulis et altéré la vivacité du comportement, mais le compromis de suspension choisi affecte quand même un peu trop le confort à mon goût. On apprécie en revanche le moteur, très allègre sur une large plage d'utilisation, sans pour autant trop pénaliser la consommation routière avant que la situation ne se dégrade en retombant dans les embouteillages parisiens. La boîte robotisée à double embrayage est bien adaptée à cette motorisation, ce qui ne fait pas trop regretter l'absence de mode sport et de palettes au volant.

Avec ses nouveaux moteurs à essence FireFly, la FIAT 500X devrait confirmer son succès. Son style sympathique de grande 500 plait beaucoup et les qualités routières ainsi que l'ambiance intérieure, sans oublier un bon niveau d'équipement, quelle que soit la version, à des tarifs étudiés, devraient confirmer le choix. Les quelques réticences dues aux suspensions raides, au coffre manquant un peu de volume mais surtout à la consommation en ville seront vite oubliées face à son charme néo-rétro.

Daniel DECHÊNE

2019-04-11