VOLKSWAGEN T-Cross TSI 115

ESPACE SUV
  • Look
  • TSI 115
  • Espace intérieur/habitabilité
  • Pas de poignées de maintien
  • Poignée de hayon peu pratique

Prix : de 19 820 € à 27 220 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 3 cylindres - 12 soupapes - Turbo essence injection directe - Traction - DSG7
Cylindrée 999 cm³
Puissance maxi 115 ch à 5500 tr/min
Couple maxi 20.40 mkg à 2000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.11 m
Largeur 1.76 m
Hauteur 1.58 m

Poids

Total 1195 kg

Capacités

Coffre de 385 à 1281 dm³
Réservoir 40 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 193 km/h
0 à 100 km/h 10.20 s

Environnement

Emission CO2 106 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.50
Urbaine 5.60
Mixte 4.90
Essai 0.00

TOUT EST BON !

Comme dans le cochon, j’ai l’impression que tout est bon dans ce nouveau T-Cross. Le dernier né de la famille SUV VW a la mission de conquérir le segment urbain, ô combien disputé ! Rappelons que les SUV chez VW ont un patronyme commençant par un T. Après le Touareg au sommet, le "petit" T-Cross (prononcer Ticross à l’anglaise) se place à l’autre bout de la gamme qui comprend un T-Roc et deux Tiguan. Avec cinq membres harmonieusement répartis (je parle de leur longueur), VW peut se targuer de proposer une offre sacrément complète.

Citadelle

Mais aujourd’hui c’est le T-Cross qui nous intéresse. Il se place dans le segment des SUV urbains, d’environ quatre mètres de long. Soyons précis, le T-Cross mesure 4,11 mètres, pile dans la cible de nos trois stars françaises (PEUGEOT 2008, RENAULT Captur et CITROËN C3 Aircross). On peut reprocher au VW d’arriver un peu tard sur le marché, mais si on se souvient du premier Touran qui avait plus que percer dans le segment des monospaces compacts malgré sa présentation très tardive, on peut rester confiant sur l’avenir du T-Cross pour conquérir cette citadelle. D’ailleurs VW table sur 25 à 30.000 ventes annuelles en France qui positionneraient le petit dernier juste derrière les deux best sellers Polo et Golf. Justement, le T-Cross reprend la base de la Polo et quelques autres éléments ; de là à penser qu’il va tailler des croupières à sa sœur berline, il n’y a pas un pas que VW ne franchit pas. Bizarrement, le T-Cross pourrait plaire aux plus âgés quand la Polo vise plus les jeunes.

Et pourtant, ce T-Cross ne manque pas d’attraits avec ses couleurs vives, y compris à l’intérieur, ce qui intéressent plus volontiers les jeunes. Mais sa modularité et ses astuces, atouts de celui qui arrive après les autres et qui transforme cela en avantages en utilisant le retour d’expérience de ses concurrents, vont plaire aux plus anciens c’est sûr.

Ce T-Cross tranche plus avec ses frères par sa poupe que par sa face. Pas doté d’une ligne fastback, réservée au T-Roc, le hayon contient un bandeau réfléchissant qui relie les deux feux assez carrés. La calandre et le découpage des optiques sont en revanche plus proches de ceux du T-Roc. Le profil est élégamment renforcé par une ligne de caisse qu’on a déjà vue sur la Polo. Le côté baroudeur est marqué par les passages de roue habillés d’un entourage noir mat, de barres de toit (elles aussi noir mat, à partir du niveau deux) et surtout par la position haute de la voiture ; c’est un des premiers critères d’achat.

Parts belles

A l’intérieur, la planche de bord est très proche de celle de la Polo qui avait inauguré dans ce segment le principe des écrans quasi continus entre compteurs et écran central. Cela suppose qu’on a le niveau supérieur qui dote la voiture de l’Active Info Display (il s’agit du nom des compteurs digitaux et configurables) ou de le prendre en option sur une finition inférieure. L’écran central de huit pouces est tactile. Comme dans la Polo, on a la possibilité d’égayer l’habitacle moyennant l’investissement dans un des packs Design (400 ou 800 € selon le niveau). Cette personnalisation, quasi indispensable pour un SUV, permet de disposer de sièges assortis à la couleur de la planche, de la console et des contreportes. Mais ce n’est pas tout, les jantes en alliage prennent elles aussi de la couleur. Le pack "Design Orange" d’une de mes voitures d’essai en est une illustration pimpante !

Comme la Polo, la voiture est confortable avec l’avantage d’être assis plus haut. Le volant multifonctions aide à afficher toutes les informations voulues, mais il reste néanmoins quelques touches comme celles du chauffage accessibles sur la console centrale. Et comme la Polo, le T-Cross se passe des poignées de maintien, sûrement pour faciliter le rapprochement des corps… Pour rester sur le thème des poignées, celle intérieure de fermeture du hayon est parfaitement inefficace. Restons à l’arrière, le VW a gardé une des astuces des monospaces à savoir la banquette coulissante (sur quatorze centimètres). Et pour rester dans la modularité, le dossier du siège avant passager peut se rabattre (à partir du niveau deux). Le volume de coffre varie de 385 à 455 litres selon la position de la banquette et allant jusqu’à 1.281 litres quand tout est replié.

Gamme parallèle

Le récent trois cylindres essence, avec filtre à particules, découvert au volant de la Polo se retrouve naturellement sous le capot du T-Cross. Ce TSI est décliné en deux puissances : 95 chevaux et boîte cinq manuelle et 115 chevaux avec, au choix, six rapports dans la boîte mécanique ou sept dans la DSG (boîte automatique à double embrayage). Nul doute que le second moteur est plus versatile pour allier ville et campagne. Il est tout aussi discret et plutôt sobre, mais le meilleur est sa disponibilité et son allant. Pour peu que vous ayez ajouté les 1.650 € pour la DSG, l’association est la plus efficace du moment. Dans quelques temps, un Diesel de 95 chevaux complètera l’offre. Et un peu plus tard, ce sera au tour du TSI EVO de 150 chevaux de renforcer la famille essence.

La gamme est architecturée comme celle de la Polo, pas surprenant finalement, avec quatre niveaux. Et comme la berline citadine, la finition de base offre une belle dotation de série dont une climatisation manuelle, le régulateur de vitesse adaptatif et des équipements de sécurité dont on va reparler. Le niveau deux "Lounge" se place idéalement au cœur de la gamme avec quelques agréments supplémentaires comme le détecteur de pluie ou les jantes en alliage. Au niveau haut, la gamme part en Y avec une branche orientée luxe ("Carat") et une autre voie parallèle sportive ("R-Line"), les deux au même prix ; la première dispose de l’Active Info Display quand l’autre privilégie le look extérieur. Le cœur de gamme (TSI 115 BM6 Lounge) se situe autour de 22.000 €, comptez environ 1.900 € de plus qu’une Polo.

Coccinelle

VW poursuit sa politique en dotant ses voitures d’équipements de sécurité dès le premier niveau. Le T-Cross ne déroge pas à la règle, en récupérant le détecteur d’obstacle ou de piéton avec freinage d’urgence ("Front Assist"), un régulateur de vitesse adaptatif et le maintien dynamique dans la file ("Lane Assist"). L’avertisseur d’angle mort fait également partie du cadeau au même titre que le détecteur de fatigue. Dans la même logique, le T-Cross est capable de préparer les passagers en cas de collision imminente pour en réduire les effets. Le système de stationnement de troisième génération ou la gestion code/phares en fonction du trafic, restent en option.

Quelle que soit sa clientèle jeune ou moins jeune, le VW embarque un système d’info divertissement à la hauteur. L’application "Car Net" regroupe les fonctions "App-Connect", "Media Control" et "Guide & Inform", et l’application Volkswagen Connect® se mute en assistant pour gérer les informations sur l’état de la voiture et sur la conduite du conducteur.

La boucle SUV est bouclée avec l’arrivée du petit dernier. Les derniers seront-ils les premiers ? VW y croit, et a tout prévu pour séduire. Les couleurs, le look, la modularité et la position de conduite accompagnent les personnalisations possibles pour être sûr de trouver son T-Cross préféré. Le moteur est efficace et finalement le prix reste compétitif au regard de la dotation. Quand je vous dis que tout est bon…

Philippe NIOLLET

2019-04-25