ALFA ROMEO Giulia 2.2 Diesel 190 ch AT8 Sport Edition

ESPACE Berline
  • Conduite très agréable
  • Performances et sobriété
  • Confort et tenue de route
  • Design extérieur et intérieur
  • Diesel sonore à l'accélération
  • Peu de choix de moteurs à essence
  • Pas d'écran tactile

Prix : 48 000 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16 soupapes – turbo Diesel injection directe - Propulsion - BVA8
Cylindrée 2143 cm³
Puissance maxi 190 ch à 3750 tr/min
Couple maxi 45.90 mkg à 1750.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.64 m
Largeur 1.86 m
Hauteur 1.44 m

Poids

Total 1445 kg

Capacités

Coffre de 480 à 480 dm³
Réservoir 52 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 230 km/h
0 à 100 km/h 7.10 s

Environnement

Emission CO2 128 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.30
Urbaine 6.20
Mixte 5.00
Essai 6.30

LE CHARME ITALIEN

A l'occasion de la présentation des modèles 2019 de FCA (FIAT CHRYSLER Automobiles), ALFA ROMEO proposait l'essai de la Giulia, motorisée par le 2.2 Diesel dans sa définition 190 chevaux, associé à une boîte de vitesses automatique à huit rapports. Depuis 2016, la Giulia incarne le retour d'ALFA ROMEO sur le créneau des berlines "sport chic" sur lequel les allemandes AUDI, BMW et MERCEDES monopolisent le marché. Quels sont ses atouts face à ces "pointures" et aussi face à la PEUGEOT 508, nouvelle venue sur ce segment ? 

Le style

ALFA ROMEO a repris le nom de la célèbre Giulia des années 60 pour remplacer la 159. Comme son aïeule, la Giulia est une berline classique trois volumes à roues arrière motrices ; c'est le grand retour de la propulsion, synonyme de comportement dynamique. Le style est typique de la Marque avec la plaque d'immatriculation décalée à gauche afin de laisser la place centrale à la traditionnelle calandre triangulaire. On note également le retour des phares à des formes horizontales et effilées, plus élégantes, à mes yeux, que les optiques globuleuses de la MiTo et de la Giuletta. La position longitudinale du moteur due à la propulsion, impose un capot long, le profil rappelant alors celui de la BMW Série 3. L'arrière assez court reçoit de grands feux à LED, deux sorties d'échappement et un extracteur d'air renforçant l'aspect sportif de la ligne de cette berline. Le nuancier ne propose pas moins de quatorze teintes dont trois rouges et deux bleues, couleurs soutenues bien accordées au style de la Giulia.  

La gamme étendue

Pas moins de onze configurations mécaniques, huit Diesel et trois essence, boîtes manuelles ou automatiques, deux ou quatre roues motrices, et dix finitions sont proposées à des prix variant de 31.400 € à 61.000 € avec le 2.2 Diesel (136, 160, 190, 210 chevaux), de 37.500 € à 63.800 € avec le 2.0 essence (200 et 280 chevaux) et de 83.300 € à 124.000 € pour la phénoménale 2.9 V6 de 510 chevaux. Les versions les plus puissantes et les mieux équipées sont évidemment tentantes mais, pour un budget encore raisonnable, environ 35.000 €, on peut s'offrir la belle italienne, bien équipée dès le premier niveau - notamment avec les aides électroniques de sécurité ayant permis, entre autres, d'obtenir cinq étoiles aux tests EuroNcap - et déjà bien motorisée par le 2.2 Diesel 136 chevaux, suffisamment performant (210 km/h, 0 à 100 km/h en 9,7 secondes).  

L'intérieur chaleureux

La porte s'ouvre sur un habitacle chaleureux, le cuir fauve surpiqué des sièges, sur le tableau de bord et les contre-portes, contraste avec le noir et l'alu des autres éléments et apporte une touche très élégante à cet intérieur. Deux grands cadrans ronds, compte-tours et vitesse, sous leur casquette encadrent l'écran de l'ordinateur de bord. Le système multimédia avec connexions Android auto, Apple CarPlay, Bluetooth, navigation affiche ses informations sur un écran couleur de 8,8 pouces, bizarrement pas tactile, mais commandé par une molette sur la console centrale. Sur cette version à boîte automatique, le conducteur dispose de grandes palettes fixes idéalement positionnées derrière le volant. Les sièges à réglages électriques reculent à l'ouverture des portes et se repositionnent à la position mémorisée à la fermeture. Quatre passagers sont bien installés dans la Giulia, mais l'éventuel cinquième devra composer avec une assise surélevée et un gros tunnel à ses pieds. Le coffre offre un volume correct de 480 litres et le dossier de la banquette est rabattable en 40/20/40, ce qui permet d'emporter quelques objets supplémentaires lorsqu'il n'y a personne à l'arrière. Il est temps de prendre la route.

L'agrément de conduite

Le démarrage se fait à partir d'un bouton sur le volant et…  le moteur se fait entendre un peu trop. Dès le premier niveau de finition, la Giulia bénéficie du système "DNA" proposant trois modes de conduite : Dynamic, orienté performance rend la direction plus incisive, le freinage plus réactif, raffermit la suspension active (Pack Performance AT 2.200 €) et recule les limites d'intervention des aides électroniques, Normal, mode par défaut au démarrage, est adapté à la conduite urbaine ou autoroutière et Advanced Efficiency pour une conduite économique. Le temps de sortir de l'agglomération permet au moteur de chauffer et au conducteur d'apprécier la douceur de la boîte automatique AT8, le confort des sièges et de la suspension active et le son de la radio Harman et Kardon (option 1.200 €). Dès que la route se libère, mode "D" sélectionné, un bouton laisse la possibilité de garder la suspension en mode confort, la Giulia se révèle pleinement. La boîte auto monte et descend les rapports aux bons moments, mais on peut quand même préférer utiliser les palettes du mode séquentiel, et le moteur entraine vigoureusement la voiture, malheureusement également au niveau des décibels qui s'atténuent à vitesse stabilisée. Dès le premier virage, on est surpris par le mordant des freins et la vivacité de la direction très directe, inscrivant la Giulia avec aisance dans la courbe, quel que soit son rayon. La voiture d'essai disposait du différentiel autobloquant Q2, optimisant la motricité mais, sur route humide, comme ce jour-là, il convient quand même de se rappeler que les 450 Nm du couple peuvent rapidement venir à bout de l'adhérence du train arrière. Il est préférable de ne pas accélérer trop tôt ni trop vivement dans ces conditions. Pour ceux qui circulent fréquemment sur des routes difficiles, la transmission intégrale de la Giulia Q4 sécurise les déplacements sur routes glissantes mais uniquement pour les motorisations les plus puissantes et les plus chères (à partir de 45.800 €). Au terme du trajet, l'ordinateur indiquait une consommation de seulement 6,3 l/100 km. Remarquable, compte tenu du parcours tourmenté et de ma conduite, peu portée vers l'économie.

Alors que les SUV se répandent chaque jour un peu plus, quelques constructeurs, dont ALFA ROMEO proposent de magnifiques berlines, telle la Giulia. Beauté des formes, confort de l'habitacle, vigueur de la mécanique, rigueur du châssis, tout concoure à rendre cette Giulia attachante et passionnante à conduire. Dommage que le bruit du moteur Diesel soit si présent et qu'il n'y ait pas plus de choix de motorisations essence plus accessibles financièrement. 

Daniel DECHÊNE

2019-06-13