SKODA Scala 1.6 TDI 116 BVM6 Ambition

ESPACE Compacte
  • Prix / équipements
  • Moteur sobre et performant
  • Habitabilité et coffre
  • Pas de GPS intégré

Prix : 25 620 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16 soupapes - Turbo Diesel injection directe rampe commune - Traction – BVM6
Cylindrée 1598 cm³
Puissance maxi 116 ch à 3250 tr/min
Couple maxi 25.50 mkg à 1500.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.36 m
Largeur 1.79 m
Hauteur 1.47 m

Poids

Total 1324 kg

Capacités

Coffre de 467 à 1410 dm³
Réservoir 50 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 201 km/h
0 à 100 km/h 10.10 s

Environnement

Emission CO2 104 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 3.60
Urbaine 5.10
Mixte 4.20
Essai 4.70

GRANDE BOUCLE

ŠKODA a soigné son positionnement dans les SUV, et ce n’est pas le prochain compact Kamiq qui va me démentir. Ses grandes berlines Octavia et Superb ont assis leur bonne réputation, et sa petite Fabia vient d’être renouvelée (à mi-vie selon l’expression). Il manquait un maillon important dans la chaîne : celui du segment des compactes, le segment des RENAULT Mégane, PEUGEOT 308 et VOLKSWAGEN Golf. On l’avait découverte sous forme d’un concept très mature lors du dernier Mondial de Paris, et confirmée au printemps : la Scala arrive pour positionner si possible en bonne place, ŠKODA dans un segment encore très disputé. Comme on dit, la boucle est bouclée, et ce n’est pas ŠKODA, partenaire du Tour de France depuis seize ans qui devrait me contredire sur cette expression…

Tempo

La Scala est une ŠKODA, là-dessus aucun doute en examinant la calandre bien caractéristique par sa forme intégrant une échancrure pour mettre en relief le logo en bout de capot, et par ses barrettes verticales. C’est d’ailleurs la forme de la calandre allant jusqu’aux optiques effilées qui donne le tempo tchèque. La Scala est une cinq portes, ce qui ne surprendra personne, plutôt placée dans le haut du segment si on prend la mesure. Avec 4,36 mètres, la grande ŠKODA fait jeu égal avec une Mégane, et connaissant les gênes de la marque, cela nous promet de la place dans l’habitacle. L’arrière est très moderne, très réussi à mon goût. Le détail et c’est le signe des nouvelles ŠKODA, est le remplacement du logo par un marquage en toutes lettres. Malheureusement, les cinq lettres ne s’éclairent à la manière de feux diurnes comme sur le concept car. Les feux horizontaux sont très effilés en partie basse de la lunette arrière. Celle-ci s’habille d’un laqué noir sur le niveau haut (un héritage de la Rapid Spaceback). Signe de haut de gamme, les clignotants sont à défilement, associés aux feux "full LED".

L’habitacle est tout aussi agréable, moderne et plutôt bien dessiné. Cette bonne impression commence par la planche de bord qui accueille un écran "flottant" tactile allant jusqu’à 9,2 pouces (huit pour ma finition d’essai). Les panneaux gris clair renforcent l’attractivité de cet intérieur bien dessiné. Et côté place, on est dans une ŠKODA, on est donc à l’aise. L’empattement de 2,65 mètres profite aussi aux passagers arrière. Et le volume du coffre n’est pas en reste (réputation à défendre là aussi) avec plus de 400 litres selon la taille et la présence de la roue de secours.

Techno

La voiture fait la part belle à la technologie ; c’est obligatoire pour un nouveau modèle. Le bloc compteurs de ma voiture est classique avec quatre cadrans à aiguilles, mais si j’avais choisi le niveau supérieur, le "Digital Cockpit" aurait fait partie de la dotation de série. Comme son nom l’indique, l’affichage est 100% digital et personnalisable selon cinq configurations au choix. La Scala peut disposer du "ŠKODA Connect" pour rester en ligne avec des applications téléchargeables. Mon modèle d’essai n’avait pas de GPS, et pour l’obtenir, obligeait à se connecter ou plus simplement de relayer son smartphone. Une eSIM LTE est intégrée dans le système. Grâce à ces fonctions, on peut surveiller ses données de conduite ou l’état de son véhicule. Et bien entendu, les applications d’info divertissement sont accessibles. Le chargeur par induction de son smartphone préféré est positionné sur la console centrale.

La sécurité n’est pas en reste, la Scala accède aux dispositifs du groupe. Le Front Assist agit en prévenant des collisions et dans le même esprit, plus dynamique cette fois-ci, le freinage anti multi-collisions active les freins pour atténuer un effet de collisions en chaîne. L’éclairage est actif dans les coins (utile en virage) et au-delà de 60 km/h, le système détecte la circulation et gère automatiquement le passage feux de route / feux de croisement. Signalons enfin le "Lane Assist" qui surveille le franchissement de ligne, très efficace même sur des routes très secondaires. Ce système est en série comme le Front Assist.

Tertio

Ma Scala d’essai est à ranger dans la rubrique bonne routière grâce à son moteur Diesel. Il s’agit du TDI de 116 chevaux, seule offre au gazole du moment, associé au choix à une boîte mécanique à six rapports (ma version) ou une DSG (sept rapports). Très efficace, ce moteur a du répondant tout en restant silencieux. Nul doute que cette compacte peut se muer en routière, et ce n’est pas la déclinaison Business qui me contredira. Ce moteur est une très bonne offre pour qui a besoin de rouler, d’autant qu’il est super économique (4,7 l/100 km affiché par l’ordinateur pour une conduite orientée écologique). Pour 1.500 € supplémentaires, le bénéfice de passer en boîte DSG assure le repos du conducteur. L’offre en essence est évidemment plus fournie avec un TSI de 116 chevaux également (trois cylindres), idéal en milieu de gamme. Pour plus de puissance, le TSI 150 chevaux avec désactivation de cylindres, une vieille connaissance, assure le haut de gamme. En entrée, une autre connaissance (1,0 litre – trois cylindres), tout autant efficace, assure de ses 95 chevaux. Tous ces moteurs satisfont la norme d’émission Euro 6d-TEMP, les versions essence comme le Diesel sont équipés d’un filtre à particules.

La gamme est assez simple avec trois niveaux (et un Business). Ma voiture d’essai "Ambition" (niveau deux) désigne la finition probablement la plus vendue, pour un prix plutôt compétitif. La dotation de série est intéressante avec notamment à l’extérieur des jantes en alliage de seize pouces et des antibrouillards avant. L’intérieur s’enrichit d’une climatisation automatique bi zone, du détecteur de pluie et d’un volant multifonctions. Moyennant 990 € à ajouter à cette finition, on peut s’offrir le pack "Launch +" qui vaut le coup et le coût ! Au programme, il dote la Scala du Digital Cockpit, système de navigation avec écran poussé à 9,2 pouces, rétroviseurs rabattables électriquement, radars avant et caméra de recul, jantes en alliage spécifiques (seize pouces). Le niveau haut "Style" (+ 3.110 €) garde les équipements du pack cité avant, et ajoute une taille de plus pour les roues ou le démarrage sans clé.

Et la Scala, comme toutes les ŠKODA, est bourrée d’astuces et de petites choses qui rendent service. Cela va du parapluie (sous le siège avant passager) au gratte-givre avec mesure de l’usure des pneus (placé dans la trappe à essence) en passant par l’entonnoir intégré dans le couvercle du réservoir.

Avoir envie ou besoin d’une compacte plutôt grande, bien équipée, bien motorisée et pas trop chère est probablement dans toutes les listes d’exigences des acheteurs. Les constructeurs ont intérêt à satisfaire la majorité de ces desiderata, surtout quand ils sont en construction de renommée. Et dieu sait qu’elle est longue à construire. La nouvelle ŠKODA Scala rassemble joliment un maximum d’atouts pour partir à la conquête du segment des compactes à vocation routière. Il y a longtemps que "passer à l’Est" quand il s’agit d’une ŠKODA, est un pas qui mérite d’être fait…

Philippe NIOLLET

2019-07-01