RENAULT Twingo III 0.9 TCe 95 Le Coq Sportif

ESPACE Citadine
  • Tce 95 réactif
  • Habitabilité
  • Maniabilité
  • Direction "flottante"
  • Prix
  • Petit coffre

Prix : 16 500 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 3 cylindres - 12 soupapes - Turbo essence injection indirecte - Propulsion (moteur arrière) - BVM5
Cylindrée 898 cm³
Puissance maxi 93 ch à 5500 tr/min
Couple maxi 13.80 mkg à 2500.00 tr/min

Dimensions

Longueur 3.61 m
Largeur 1.65 m
Hauteur 1.54 m

Poids

Total 957 kg

Capacités

Coffre de 188 à 980 dm³
Réservoir 35 L
Nb de places 4

Performances

Vitesse maxi 165 km/h
0 à 100 km/h 0.00 s

Environnement

Emission CO2 108 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.00
Urbaine 6.00
Mixte 4.70
Essai 5.70

COCORIC-"HAUT"

Nul doute que la Clio V emportait les suffrages de la nouveauté au Salon de Genève en mars dernier. Il n’empêche que RENAULT y présentait également le remodelage de mi vie de sa petite Twingo. Eh oui, le numéro III de chez Twingo a déjà cinq années au compteur. Pour garder sa suprématie sur notre marché face à une concurrence bien en peine, FIAT 500 exceptée, RENAULT ne perd pas d’énergie pour donner un petit coup de "boost" à sa citadine. Alors pourquoi ne pas habiller la voiture en tenue de sport chic ? Le haut de gamme est ainsi associé au Coq Sportif, de quoi renforcer sa fibre tricolore…

Signature

La recette du remodelage à prix serré mêle l’exercice consistant à donner un coup de nouveauté tout en gardant l’esprit d’origine. La solution la plus utilisée du moment est de redessiner les boucliers et si possible les phares en ajoutant à bon escient quelques LEDs pour illustrer l’appartenance visuelle à la famille. La Twingo III remodelée applique à la lettre ces principes. La différence la plus visible est la suppression des deux mini feux diurnes, remplacés par une signature en C, selon le code maison, directement implantée dans les optiques. C’est tout bénéfice. Le bouclier a été redessiné plus bas et donne une impression que la voiture s’est élargie. C’est bienvenu pour une voiture qui reste bien plus haute que ses concurrentes. La calandre est plus luxueuse grâce à ses inserts horizontaux chromés. Le bouclier arrière a lui aussi été dessiné dans le même esprit de renforcement de la stature de la voiture. Les feux prennent une forme plus en C, et le bouton d’ouverture de la vitre hayon est plus accessible, à la manière d’une PORSCHE me dit-on.

RENAULT essaie, selon la finition, d’égayer sa voiture et masquer sa haute ceinture de caisse en appliquant une décoration latérale plutôt sympa qui relie les phares en passant juste au-dessous des vitres. D’ailleurs le profil gauche de la voiture gagne une écope placée au-dessus du passage de la roue arrière pour mieux refroidir le moteur.

Stature

Rappelons que le moteur en question est placé à l’arrière : la Twingo III est une propulsion. C’est d’ailleurs ce qui explique sa haute stature. Mon haut de gamme est motorisé par le TCe 95 de 93 chevaux, le seul à pouvoir échanger son association avec la boîte mécanique à cinq rapports par une automatique (EDC6). Le TCe est terriblement nerveux et réactif, et finalement, le rendement avec la boîte mécanique est excellent. On pourrait juste trouver le guidage un peu dépassé du train avant, forcément allégé du fait de l’architecture de la voiture. Bien camouflé à l’arrière, le trois cylindres garde la discrétion sonore qu’on attend de lui. Côté consommations, l’ordinateur de bord a tendu vers 5,3 l/100 km, pas si mal en ayant mêlé ville et autoroute. Cette dernière ne fait pas peur à notre Twingo III. Mais si la ville est votre terrain de prédilection, le même trois cylindres, sans turbo, se transforme en un SCe de 65 chevaux et un tout récent intermédiaire de 75 chevaux, le bon compromis ?

La haute stature donne l’avantage de dominer ses concitoyens à la manière d’un SUV mais paie son architecture en sensibilité latérale, mais pas trop en roulis. De la même façon, le tout à l’arrière permet un rayon de braquage étonnant de facilité : toute manœuvre devient une formalité. La contrepartie est cette impression de légèreté dans la direction dans certaines conditions, c’est peut-être pourquoi la petite RENAULT doit mieux se sentir en ville. Cette troisième génération est une exclusive cinq portes. L’habitacle est coloré, moderne ; sur ce point, RE NAULT n’a rien changé lors de ce remodelage. Mais le choix de la personnalisation de l’intérieur n’est accessible qu’à partir du niveau 2, et bien sûr, tout cela fait la part belle aux packs qui augmenteront forcément la note.

Sculpture

La série limitée faisant office de haut de gamme "Le Coq Sportif" (niveau 3) est en association avec l’équipementier sportif accentuant le côté cocorico de la Twingo. Bref, plus tricolore, pas possible surtout en ayant choisi le blanc pour la carrosserie (un gris et un noir sont également au catalogue). La bande supérieure de la calandre est bleue et les coques de rétroviseur rouges. Les logos du "Coq" sont distribués un peu partout sur la carrosserie qui peut se parer de strippings tricolores supplémentaires. A l’intérieur, la couleur rouge habille la planche de bord, le volant, les surpiqures des sièges et la console centrale alors que les contre-portes sont blanches ; RENAULT a maintenu le gris et blanc pour la sellerie au détriment du bleu qui aurait complété la panoplie tricolore. Une plaque en aluminium brossé "Twingo par le Coq Sportif" (non numérotée) est apposée sur la console centrale. L’habitacle est bien pensé, orienté sur l’économie : panneaux en plastique intégral (matériau ultra dominant), appuie-tête intégré dans le siège avant. Les changements de remodelage sont là aussi très discrets, et se concentrent sur la console centrale qui intègre un séparateur ajustable, pour faire office de porte-gobelet ou ranger un smartphone à la verticale et qui gagne au passage deux prises USB et une prise jack.

Cette Twingo est la mieux équipée avec une climatisation automatique, une caméra de recul ou encore des capteurs de pluie et de luminosité. Le ticket d’entrée à 16.500 €, sans les options de personnalisation, place la barre du prix assez haut, certes moins chère qu’une FIAT 500. Ce tarif assez élevé peut faire hésiter le chaland entre la petite RENAULT et une entrée de gamme Clio V, plus grande, entièrement nouvelle mais forcément moins bien équipée et motorisée.

D’ailleurs, notre Twingo n’est pas en reste quand il s’agit de connectivité, surtout pour une voiture qui peut être destinée aux jeunes, avec son système multimédia "Renault EASY LINK 7’’". Comme son nom l’indique, il se présente sous la forme d’une tablette tactile de sept pouces intégrant "Apple CarPlay" et "Android Auto" et permet de dupliquer son smartphone sur l’écran central. Le but est de profiter des applications en vogue pour la navigation (Waze par exemple) et pour le divertissement (Spotify pour un autre exemple). "EASY LINK" fait partie, avec "R&GO" qui désigne l’application déportée de son smartphone, du système Renault EASY CONNECT qui va se généraliser dans les modèles du constructeur.

La Twingo III est la plus vendue des petites citadines en France, bénéficiant de son capital sympathie et de ses cinq portes. L’indispensable remodelage de mi vie reste très discret, et c’est plus dans la connectivité qu’il faut se pencher. Désormais voiture devient de plus en plus synonyme de véhicule ultra connecté avec une tablette bien posée sur la planche de bord. Cette version "Le Coq Sportif" donne une teinte sportive et tricolore.

Philippe NIOLLET

2019-06-15