VOLKSWAGEN T6.1 Gamme

ESPACE VUL
  • Accès à toutes les technologies
  • Moteurs
  • Présentation
  • Prix boîte DSG (2.200 €)
  • Pas de versions essence ou hybride

Prix : Non communiqué

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16 soupapes - turbo Diesel injection directe rampe commune - filtre à particules - Traction - BVM6
Cylindrée 1968 cm³
Puissance maxi 150 ch à 3250 tr/min
Couple maxi 34.70 mkg à 1500.00 tr/min

Dimensions

Longueur 5.01 m
Largeur 1.90 m
Hauteur 1.99 m

Poids

Total 0 kg

Capacités

Coffre de 5800 à 5800 dm³
Réservoir 70 L
Nb de places 0

Performances

Vitesse maxi 183 km/h
0 à 100 km/h 0.00 s

Environnement

Emission CO2 242 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 0.00
Urbaine 0.00
Mixte 9.30
Essai 0.00

CANAL HISTORIQUE

La gamme T est en gros aux utilitaires VW ce que la Coccinelle est aux véhicules particuliers : une dynastie, même si celle-ci a malheureusement quitté le catalogue. En effet, le T aura soixante-dix ans l’année prochaine, une longue carrière égrenée au fil de six générations, seulement six quand on sait que le T1 a eu une exceptionnelle carrière de dix-sept ans et que la durée de vie d’un utilitaire est plus longue que celle d’une voiture classique. Mais on dirait bien que le fameux renouvellement de mi vie s’applique de plus en plus aux "véhicules commerciaux" et même de plus en plus tôt, la preuve en est cette remise à hauteur du T6 au bout de presque cinq ans, laissant probablement la même durée avant que le T7 n’apparaisse en 2025.

Points de détail

Pour coller à une actualité de plus en plus technologique, et on verra que le T n’en manque pas, VW a codifié son évolution en T6.1 (prononcer six point un). Mais derrière ce code un peu générique, on retrouve la famille du célèbre Combi VW et des patronymes plus connus comme Multivan, Transporter, Caravelle ou California. Et comme une berline ou un SUV,  ce remodelage de mi vie qui transforme le T6 en T6.1 passe par quelques retouches disséminées sur le style extérieur. On peut être utilitaire et soigner sa mise ! La principale distinction porte sur la calandre agrandie, reprenant un faux air de celle de l’Artéon. Les barrettes se couvrent plus ou moins de chrome selon la finition. Les optiques sont redessinées, accueillant une signature LED en continuité avec une plaque chromée placée sur l’aile et rappelant le nom de son T6.1. Le détail devient subtil… Le bouclier est passé lui aussi à la moulinette des designers pour lui donner un dessin plus proche des dernières productions VW. L’arrière se contente de modifier l’éclairage des feux, ceux-ci pouvant troquer leurs ampoules pour des LEDs. Les versions plus civiles comme la Caravelle ou le Transporter vitré se parent de nouvelles couleurs. Les carrosseries bicolores remises au goût du jour avec le T6 sont reconduites avec un bronze associé au blanc, de très bel effet.

A l’intérieur, on réalise que le T6.1 a été traité là aussi comme une voiture particulière en arborant une planche de bord entièrement revue. Le premier signe distinctif est le nouveau volant avec ses commandes, et son méplat en partie inférieure à l’image d’une sportive. L’autre nouveauté est la possibilité pour les hauts de gamme civils, d’avoir "l’Active Info Display" à savoir le combiné d’instruments 100% digital et configurable. Après s’être généralisé sur les gammes particulières, cet équipement arrive, encore timidement, dans les gammes plus utilitaires. Un second écran central complète l’affichage des données, il est tactile, de plus grande taille (9,2 pouces contre 6,3 auparavant) selon la finition, et légèrement orienté vers le conducteur (le souci de l’efficacité). La planche de bord peut récupérer quelques couleurs, et améliore la ventilation et les rangements. Un double plateau placé sur la partie supérieure face au conducteur permet de placer des papiers, utiles pour un professionnel. Le bac au niveau de la console centrale aménage, selon la finition, le rechargement de son smartphone par induction (c’est une option). Le levier de vitesses reste placé en hauteur aussi bien en boîte mécanique qu’en boîte DSG.

Point de différences avec la gamme particulière

Sous le capot aussi, il y a quelques nouveautés. Le cœur de gamme reste basé sur le 2,0 litres TDI de 150 chevaux en boîte mécanique 6 ou DSG7. C’est d’ailleurs cette motorisation qui animait mon "premier" T6.1 d’essai en l’occurrence un Multivan. Cette version vitrée pour un usage plutôt familial, n’a rien à envier à un monospace si ce n’est sa forme, pas étonnant finalement que les familles nombreuses choisissent ce type de véhicules. La voiture est silencieuse, et somme toute confortable. Pour épauler le TDI 150, donc un excellent cœur de gamme, les puissances d’entrée ont été revues. Un "petit" 90 chevaux remplace l’ancien 102, exclusivement associé à une boîte cinq. Ce même quatre cylindres de deux litre est également décliné en 110 chevaux, soit quatre chevaux de moins que sur le T6. Mes deux utilitaires (en plateau double cabine ou plus simplement tôlé) étaient équipé du TDI le moins puissant. Dans les deux cas, les deux T6.1 n’ont pas souffert, ni en tenue de route, ni en reprise. Evidemment, l’essai a été réalisé à vide, et on peut aisément imaginer qu’avec un plateau garni, il faudra "jouer du levier de vitesses"  pour relancer son T6.1 préféré. Tous ces moteurs respectent évidemment la norme Euro 6d temp. Une quatrième offre, toujours avec la même cylindrée mais aidée par un double turbo, vise la haute puissance, voire la sportivité, avec 198 chevaux. La transmission intégrale "4Motion" est accessible avec les 150 et 198 chevaux. Pour le moment, il n'y a pas de versions proposées avec des motorisations essence ou hybride.

La technologie, devenue quasiment classique dans les voitures particulières, est de plus en plus présente dans la gamme commerciale. Cela commence à l’intérieur avec le système "d’infodivertissement". Selon la finition, le "Discover Pro MIB3 system" représente le nec plus ultra dans ce domaine. Il est associé à l’écran le plus grand, et permet notamment l’utilisation d’"App Connect" pour bénéficier des applications de son smartphone. Les aides telles "We Connect" apparaissent aussi dans le T6.1. La technologie s’applique aussi dans les aides à la conduite et à la sécurité. Et là aussi, les possibilités sont vastes à l’image d’une VW particulière. On y retrouve le "Lane Assist" (maintien dans la file), le "Park Assist" mais aussi l’aide au remorquage (stabilité de la remorque et aide en marche arrière). Une des nouveautés se nomme "Cross Wind Assist", et comme son nom l’indique, le système veille au-delà de 80 km/h grâce à l’ESC, à la stabilité du véhicule en cas de coup de vent. La caméra de recul, utile vu le gabarit du véhicule, est accessible au même titre que la lecture des panneaux ou encore le passage automatique en feux de route. C’est clairement une ribambelle d’aides qui se généralisent à tous les véhicules quel que soit leur usage.

Point de trous dans la gamme

La gamme T6.1 est vaste quand on combine toutes les possibilités de carrosseries, de moteurs, de configurations d’aménagement et de finitions. Elle s’architecture autour de quatre modèles : le Transporter, le Multivan, la Caravelle et le California. Le premier est à coup sûr le plus utilisé alors que le dernier désigne historiquement la déclinaison camping-car. Le Multivan est l’appellation civile alors que la Caravelle représente le minibus à neuf places avec possibilité à sept ou huit selon le confort recherché. En faisant un focus sur le plus utilitaire des T6.1, donc le Transporter, les possibilités sont longues. Justement, elles commencent par la longueur du véhicule avec deux empattements proposés. Les versions courte de cinq mètres et longue (+ 40 centimètres) donnent respectivement un volume utile de 5,8 et 6,7 m3. La longueur de chargement peut être augmentée sur le T6.1, cette nouvelle option permet de gagner trente-cinq centimètres (jusqu’à 3,20 mètres) grâce à une petite trappe aménagée sous le siège passager. Pour rester dans la famille Transporter, VW a prévu trois niveaux : Base, Business Line et Business Line Plus. Sans entrer dans le détail de la longue liste des configurations possibles, la dotation de série offre, dès le premier niveau, un régulateur-limiteur de vitesse, le système de récupération d’énergie (avec start/stop) et pour la sécurité : le détecteur de fatigue ou le système de freinage automatique post-collision, le niveau 2 ajoute la climatisation. Côté prix (ceux-ci sont donnés hors taxe), le Transporter Van court avec TDI 150 est affiché 29.700 € (et 2.200 € de plus pour la DSG). La différence de prix est plus élevée que dans la gamme particulière. Il faut compter un peu moins de 2.000 € pour passer à la version longue. Au sommet de la gamme, le Transporter court motorisé par le TDI bi turbo de 198 chevaux (avec DGS7) en simple traction, s’échange contre 38.000 €.

La gamme utilitaire VW se préoccupe en cette rentrée, de la famille T qui se place entre celles des Caddy et des Crafter. A l’image d’une classique voiture particulière, le (nouveau) T6.1 récupère pas mal d’innovations aussi bien dans le style intérieur et extérieur, mais aussi dans le registre plus technologique. Les utilitaires ne sont plus traités de façon indigente, ce qui est bien sûr bienvenu pour les professionnels qui vont forcément travailler dans de meilleures conditions. N’oublions pas les versions civiles et même de loisir (camping-car) qui bénéficient des mêmes améliorations…

Philippe NIOLLET

2019-08-27