FIAT 500X Sport 1.3 FireFly Turbo T4 150 ch DCT

ESPACE SUV
  • Conduite agréable
  • Tenue de route, freinage
  • Ligne plaisante
  • Habitabilité
  • Consommation en conduite dynamique
  • Boîte de vitesses imparfaite
  • Suspensions fermes
  • Beaucoup d'options

Prix : 28 990 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres -16 soupapes -Turbo essence injection directe - Traction avant - BVA DCT6
Cylindrée 1332 cm³
Puissance maxi 150 ch à 5500 tr/min
Couple maxi 27.50 mkg à 1850.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.27 m
Largeur 1.80 m
Hauteur 1.59 m

Poids

Total 1320 kg

Capacités

Coffre de 350 à 1000 dm³
Réservoir 48 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 200 km/h
0 à 100 km/h 9.10 s

Environnement

Emission CO2 128 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 5.40
Urbaine 7.40
Mixte 6.10
Essai 8.50

AGREABLE ET DYNAMIQUE

Diffusée en France à plus de 70.000 exemplaires depuis octobre 2014, dont 13.869 depuis janvier 2019, la FIAT 500X, numéro cinq des ventes du segment B-SUV dans l'Hexagone, voit sa gamme remaniée pour 2020 avec notamment l'apparition d'une nouvelle version Sport, dont FIAT espère 10 % du mix de la gamme 500X. Nous l'avons prise en mains sur la route Napoléon, au départ de Nice.

Quelques touches "Sport"

Restylée début 2019, la 500X reçoit cette nouvelle finition lui donnant un aspect plus "sportif" afin d'attirer une clientèle "jeune et dynamique" selon FIAT. Arches de roues, bas de caisse couleur carrosserie, bouclier avant, coques de rétroviseurs, poignées de porte, lame de calandre et de coffre, diffuseur arrière en finition gris satiné, double sortie d'échappement, jantes alliage dix-huit pouces ou dix-neuf pouces en option (400 €) spécifiques permettent de la distinguer du reste de la gamme. Alors que quatorze teintes sont proposées sur les finitions "classiques", seules cinq couleurs sont disponibles pour la Sport, dont un rouge métallisé "Sport" exclusif (option à 700 €).

L'intérieur a droit, lui aussi, à quelques spécificités : tableau de bord finition Gris Titane, ciel de toit foncé, ordinateur de bord 3,5" TFT couleur. Pour une ambiance encore plus typée, il faut recourir à l'option Pack Sport Plus (habillage de l'instrumentation en Alcantara, pédalier en aluminium, volant sport à méplat en cuir et Alcantara) à 600 €. Au centre du tableau de bord trône l'écran tactile de sept pouces, un peu petit, du système multimédia U-Connect des finitions hautes avec intégration Apple CarPlay et compatibilité Android Auto. On retrouve, bien entendu, l'habitacle avec une belle largeur, une garde au toit importante, bien présenté avec de beaux sièges agréablement dessinés. Les rangements sont nombreux, mais la boîte à gants est vraiment petite et son couvercle semble bien fragile. Quant au coffre, ses 350 litres sont quand même un peu justes pour une utilisation familiale et la fonctionnalité se limite à des dossiers arrière rabattables 60/40. On peut toutefois charger des objets de grande longueur grâce au dossier du siège passager avant rabattable à plat.

Gamme remaniée

Quelques aménagements ont été apportés à la dernière gamme 500X présentée au printemps 2019. L'entrée de gamme Urban, peu demandée, a été supprimée, tout comme la version Diesel 2.0 MultiJet 140 ch 4x4 AT9, pénalisée par un fort malus, la finition S-Design est remplacée par Lounge et la nouvelle finition Sport, plutôt haut de gamme, apparaît.

 

City Cross

Cross

Lounge

Sport

Club

ESSENCE 4x2

 

 

 

 

 

1.0 FireFly 120 ch

21.690 €

23.490 €

24.290 €

25.990 €

27.990 €

1.3 FireFly 150 ch DCT

24.690 €

26.490 €

27.290 €

28.990 €

30.990 €

DIESEL 4x2

 

 

 

 

 

1.3 MultiJet 95 ch

21.690 €

23.490 €

24.290 €

25.990 €

27.990 €

1.6 MultiJet 120 ch

23.190 €

24.990 €

25.790 €

27.490 €

29.490 €

1.6 MultiJet 120 ch DCT

24.690 €

26.490 €

27.290 €

28.990 €

30.990 €

 

La 500X Sport est bien équipée avec la plupart des équipements actuels de confort (climatisation automatique bi-zone, ouverture et démarrage sans clé, système multimédia, Start/Stop, frein à main électrique, capteurs de pluie et de luminosité…), mais certains (détecteur d'angle mort, freinage autonome d'urgence, radar de parking avant, caméra de recul, régulateur de vitesse adaptatif, palettes de changement de vitesses au volant…), plus ceux déjà cités, nécessitent d'avoir recours aux options.

La version Sport est déclinée sur toutes les motorisations, y compris sur le Diesel Multijet 95, pas vraiment sportif, mais seule la version Sport 1.3 FireFly 150 ch DCT bénéficie des nouveaux réglages du châssis. A propos du Diesel, on note que ces motorisations sont au même prix que les versions essence à finition et motorisation comparables (les versions essence sont plus puissantes, mais les Diesel compensent par plus de couple).

Spéciale de rallye

Pour nous mettre dans l'ambiance sportive de cette présentation, l'équipe FIAT Presse avait organisé un baptême de spéciale de rallye sur une portion de route du col de Bleine, fermée à la circulation avec, au volant d'une ABARTH 124 Rally du Milano Racing, Nicolas Ciamin, jeune pilote (21 ans) talentueux. L'ABARTH 124 Rally dispose d'un moteur de 1.750 cm3 turbo à injection directe développant 310 chevaux pour 1.050 kilogrammes avec une transmission séquentielle à six rapports, un différentiel autobloquant et des liaisons au sol réglables trois voies.

Il faut se contorsionner pour s'installer dans le baquet du copilote, c'est encore plus difficile de s'en extraire, et casqué et sanglé me voici prêt pour le grand frisson. Le pilote engage la première et dans un bruit d'enfer, c'est parti. Comme on dit couramment, "ça envoie ! ". L'accélération vous colle au siège, les courbes passées sans ralentir vous tordent le cou et le coup de pied du pilote sur la pédale de freins pour négocier l'épingle vous fait saluer le tableau de bord et vous incruste les sangles du harnais dans les épaules. La "ligne d'arrivée" franchie, pas besoin de manœuvrer pour faire demi-tour. Un petit coup de volant sec et un magistral tête-à-queue met la voiture dans le sens de la descente. Et c'est reparti de plus belle. Nous voici très vite de retour au point de départ, un peu étourdi, la "spéciale" ne faisait pourtant qu'à peine trois kilomètres... J'imagine bien maintenant quelles doivent être la tension et la fatigue, aussi bien celles du pilote que du copilote devant lire ses notes sans se tromper dans un tel environnement, lorsqu'il faut enchaîner plusieurs chronos dans la journée, sur plusieurs dizaines de kilomètres d'une seule traite, et parfois de nuit ! 

Au volant de la 500X 1.3 T4 FireFly 150 ch DCT6 Sport

Remis de mes émotions, me voici au volant de la 500X Sport. Aussi dynamique et agréable à conduire vivement soit-elle, l'appellation Sport est quand même surévaluée. "Dynamic" ou "GT" auraient été des dénominations plus adaptées. En effet les modifications techniques ne concernent qu'un recalibrage de la direction, un raffermissement de la suspension et un abaissement de la garde au sol de treize millimètres. Le moteur et la boîte automatique à double embrayage sont identiques aux autres versions 150 chevaux de la 500X. Ceci dit, sur les routes sinueuses et accidentées de l'arrière-pays niçois, la conduite à rythme soutenu s'est avérée plaisante et sécurisante. La direction, encore un peu trop légère, guide précisément la voiture, la suspension assure une bonne tenue de route et limite les mouvements de caisse, le freinage est puissant et endurant et le moteur monte allègrement dans les tours. Toutefois, on regrette quand même le manque de couple à bas régime, l'absence d'un mode sport à la boîte de vitesses qui tarde à rétrograder, obligeant à utiliser le mode manuel à l'aide du levier de vitesses si l'on a omis de prendre l'option palettes au volant, trop petites par ailleurs. Et si la suspension est efficace, elle secoue quand même sèchement les passagers, heureusement les sièges sont confortables bien qu'ils manquent d'un peu de maintien latéral. Sur ces routes exigeantes, on a même eu droit à de la neige, la consommation a dépassé allègrement les 10 l/100 km…

Le retour vers Nice, par des routes moins difficiles et avec un bon bout d'autoroute, a permis d'apprécier la bonne tenue de cap malgré la pluie et le vent, la bonne insonorisation autorisant l'écoute de la radio dans de bonnes conditions, et de ramener la consommation à des valeurs plus acceptables, 8,5 l/100 km quand même.

Les modifications apportées aux suspensions et à la direction de la version Sport 150 chevaux améliorent les qualités routières mais dégradent le confort déjà assez ferme sur les autres 500X. La mécanique n'a pas évolué, ni le moteur, quelques chevaux de plus auraient distingué la Sport, ni la boîte automatique, peu réactive. Mais l'essentiel est préservé, la principale motivation d'achat de la FIAT 500X étant le "look", cette nouvelle version Sport, avec ses attributs spécifiques, devrait séduire une large clientèle, généralement plus jeune que celle de cette catégorie de petits SUV urbains.

Daniel DECHÊNE

2019-11-14