PEUGEOT 208 GT Line PureTech 130 EAT8

ESPACE Citadine
  • Agrément de conduite
  • Moteur / boîte
  • Ligne
  • Volant empiétant sur les compteurs
  • Habitabilité arrière
  • Tarif

Prix : 26 300 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 3 cylindres - 12 soupapes - Essence injection directe turbo - Traction – BVA EAT8
Cylindrée 1199 cm³
Puissance maxi 130 ch à 5500 tr/min
Couple maxi 23.50 mkg à 1750.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.06 m
Largeur 1.75 m
Hauteur 1.43 m

Poids

Total 1158 kg

Capacités

Coffre de 265 à 406 dm³
Réservoir 44 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 208 km/h
0 à 100 km/h 8.70 s

Environnement

Emission CO2 101 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.00
Urbaine 5.40
Mixte 4.50
Essai 6.20

CARTES ET KART

Elle est la nouveauté de PEUGEOT en 2019, et nul besoin de rappeler combien la série 200 est importante pour le constructeur. En réalité, je ne peux plus parler de série puisque, pour simplifier, l’unité a été fixée au 8, ce qui fait que la 208 succède à la 208. Ainsi, la 208 II, à l’image de la Golf ou de sa concurrente directe Clio, garde la même désignation alors qu’elle est entièrement nouvelle. Justement, sa rivale de RENAULT est passée à la cinquième génération un peu avant elle : c’est pourquoi la deuxième 208 arrive avec le plus d’arguments possibles pour viser la première place des ventes en France, et un tout aussi bon rang en Europe.

Carte robe

On le sait bien, le style joue un rôle important dans une vente. PEUGEOT a joué la carte d’une nouvelle robe ayant peu de lien avec la première génération : aucune confusion possible entre les deux 208. En effet, la nouvelle accapare tous les codes de style de ses grandes sœurs 508, 3008 et 5008. Ce dessin plaît et identifie parfaitement les lionnes. La face arbore les fameux crocs quasi verticaux, qui descendent des phares, ils sont faits de LEDs, bénéfice de ma finition haut de gamme qui habille aussi les optiques de trois LEDs. Ce symbole est repris à l’arrière sous la forme de trois griffes avec effet "3D" sur ma GT-Line, enserrées dans un large bandeau noir qui court sur tout le hayon. La plaque d’immatriculation est revenue dans le bouclier (comme à l’époque de la vénérable 205).

La face est également marquée par la calandre verticale diamantée au centre de laquelle domine le lion, et le nombre 208 revenu sur le capot, tradition reprise par bonheur avec la 508 II. La carrosserie est particulièrement sculptée : capot incurvé, larges passages de roues (rehaussé de noir sur ma version) et hayon débordant sur les ailes (il est habillé d’un béquet de toit) et double sortie d’échappement. Dommage finalement qu’une version trois portes ne soit pas prévue, elle aurait trouvé son public, amateur de sportives et de GTI. La ligne de cette 208 II est particulièrement réussie à mes yeux, la rupture avec la génération précédente au profit de l’appartenance à la famille lui va parfaitement.

La 208 II garde, à peu de choses près, les mêmes mensurations que sa devancière avec quatre mètres de long. Elle est moins haute en revanche (c’est un avantage), et perd quelques litres de contenance de coffre (c’est un inconvénient). Pour plus de SUV, le 2008 II est en train d’arriver.

Carte 3D

L’extérieur a évolué, l’intérieur aussi, à la différence que l’architecture de la planche de bord ultra caractéristique de PEUGEOT est bien entendu reconduite. Et comme dans la première 208, on dispose d’un petit volant (à double méplat dans ma GT Line) et du bloc compteurs reculé au plus près du parebrise. Quand je dis bloc compteurs, je devrais plutôt citer le i-Cockpit® 3D dont dispose ma finition. La modernité est entrée dans la 208 inaugurant ce nouveau système qui ajoute la troisième dimension dans son affichage ! Pour dissiper tout doute, le i-Cockpit est entièrement digital, configurable et, c’est la nouveauté la plus visible : les informations sont projetées à la manière d’un hologramme rendant ce net effet 3D. Le côté configurable, facilité par la technique digitale, est assuré par cinq choix possibles dont un personnalisable, permettant de privilégier les compteurs, ou la navigation, ou un affichage minimal etc…

Un écran central couleur, et tactile de dix pouces désormais pour le haut de gamme (sinon ce sont cinq et sept pouces pour les autres), trône en sommet de console centrale qui, là aussi, est devenue caractéristique de PEUGEOT avec ses contacteurs chromés de type aviation. Des touches tactiles sont également présentes sous l’écran. En gros, la planche se veut épurée selon la mode du moment, avec accès direct et simple aux commandes essentielles. Il en reste quelques dernières sur le volant, sur le satellite régulateur/limiteur de vitesse et sur le commodo de clignotant pour l’accès à l’ordinateur de bord. Qu’on se rassure, tout est intuitif et facile d’accès.

Kart

Le haut du petit volant a beau avoir un méplat, il arrive à gêner la vision des compteurs, et pourtant je conduis avec le dossier du siège très vertical. Je n’avais pas subi ce désagrément, souvent apparenté avec cette configuration, dans la 208 précédente ou la 508 II. Heureusement, ma finition haute me permet de bénéficier de sièges à réglages électriques, chauffants et, bonheur, massant. Bien calé dans son semi baquet, on ne peut s’empêcher de profiter des qualités dynamiques de la voiture.

Et pour cela, le PureTech dans sa puissance de 130 chevaux est bienvenu. Il n’est pas nouveau puisque déjà pas mal présent sous les capots du groupe. Rappelons qu’il s’agit d’un modeste trois cylindres à injection directe essence de 1,2 litre seulement aidé par un turbo pour en extraire autant de puissance. Le moteur a le bon goût de ne pas étaler "au grand bruit" son nombre réduit de cylindres, et au contraire montre son entrain. Associé à la boîte automatique EAT8 à huit rapports, il est généreux, réactif et rarement en peine. Dans ce dernier cas, la touche "magique" sur la console centrale permet de choisir le mode Sport. Les palettes fixes derrière le volant peuvent également venir en aide si on veut donner un mode manuel aux changements de rapports. Clairement, la 208 (compacte et basse) se mue en quasi kart quand on arbore quelques petites routes un peu sinueuses. Cela donne une intéressante perspective à la future GTi…

Le mode ECO n’est à utiliser que par souci d’économie, quand la voiture est "bien lancée". Finalement, en conduite mixte, l’ordinateur de bord a donné une consommation moyenne de 6,2 l/100 km, ce qui n’est finalement pas si mal. Cette version bien motorisée est la preuve évidente que l’utilisation de cette 208 n’est pas à réduire à la ville. Et si on manque de puissance, il existe une PureTech de 150 chevaux.

Cartes mains libres

La finition GT Line est le niveau le plus haut avant la plus sportive GT. Son positionnement haut de gamme se paie (on dépasse 26.000 €), mais lui permet de bénéficier d’équipements de série d’un segment supérieur. En plus de ceux que j’ai déjà cités, les équipements de vision comme la commutation automatique code/phare, et une aide très pratique à mes yeux : la vision en vue de dessus de manœuvre en marche arrière en complément de la caméra de recul. La carte mains libres (démarrage et verrouillage/ déverrouillage) fait également partie de la dotation de série. L’habitacle est agrémenté d’une belle sellerie avec des surpiqûres vertes, des LEDs d’ambiance et du volant recouvert de cuir. Les jantes de dix-sept pouces sont spécifiques, en alliage bien sûr, et, c’est utile de le signaler, d’une roue de secours (galette).

PEUGEOT a réussi sa 208, parée pour gagner les sommets de vente. La ligne typée est réussie, pleinement dans la famille, sans trop dépayser les possesseurs de l’ancienne 208. Les dimensions sont relativement conservées, et c’est l’agrément de conduite qui est amélioré. La modernité du i-Cockpit® 3D fait son apparition dans les hauts de gamme. Motorisée avec un bon PureTech, la 208 peut ne pas se cantonner aux villes.

Philippe NIOLLET

2019-12-15